Ulricke B. Müler
"La passion qui peut obscurcir l'esprit de l'Homme."Née à Göteborg, en Suède, Ulricke grandie bercée par l'art, le théâtre, l'opéra et les plus grands écrivains. D'une famille très catholique, elle croit en Dieu et aux anges - les vrais, et non ces créatures immondes que le gouvernement a eu l'idiotie de leur donner le même nom.
Elle possède un époustouflant vocabulaire, malgré le fait que l'anglais ne soit pas sa langue natale ; le fait d'avoir étudié les œuvres britanniques - tel Shakespeare - eu une influence notable sur son parlé.
Passionnée par le drame, la tragédie, la mort et la folie. Toutes les sombres facettes de l'esprit humain l'ensorcèlent. Elle vous ouvrirait la cervelle pour s'abreuver des sentiments qui pourraient lui donner plus d'inspiration pour ses pièces au tournant macabre. Elle aime enrober ses œuvres de folie, de paraboles et de questions obsédantes concernant l'humanité.
Les plus dégoûtés secrets de l'homme l'obsède au point qu'elle y rêve nuit et jour. Chaque poussé d'expression, chaque souffle, est voué à la recherche du plus sombre, du plus inavouable, du plus caché des mauvais côtés de l'Homme. De ce qu'il ne cesse sans arrêt d'oublier.
Le concept de la persona de Jung l'obsède depuis son plus jeune âge. Ce masque, cette image socialement préfabriquée qui finit par usurper le
moi. Qu'adviendrait donc un homme sa cette persona ? Qu'essait de cacher l'homme derrière ce masque ? Ses vices, ses désirs les plus répugnants, ses colères, ses jalousies meurtrières ?
Il lui est impossible de considérer un individu sans ces vices, ces désirs répugnants, ces colères et ces jalousies meurtrières. Elle considère tout individu comme affublé des pires sentiments, caché ou non à la face du monde. Elle prétend que les nier ou les cacher représente ce qu'un homme peut faire de plus mal à son âme ; car cela revient à nier son
moi, qui il est réellement.
Elle ne ressent donc aucune gêne vis-à-vis ses propres défauts, a priori.
Elle est passionnée par toutes les versions du conte de Faust (Marlowe, Lessing, Goethe).
Elle déteste les contes de fées et les histoires qui finissent bien. Une bonne fin doit finir mal. Il n'est donc pas étonnant que toutes ses pièces se terminent sur une tragique conclusion.
Informations Supplémentaires
Ses parents périrent durant un violent incendie à Göteborg. Elle est la dernière héritière de leur richesse.
Elle ne se présente jamais en publique sans être maquillée ; elle croit que le maquillage sert à montrer et définir le
moi qui est en elle, plus aisément que n'importe quel visage fade et innexpressif.
Elle adore l'opéra. Assistant, plus jeune, à plusieurs représentations de Die Zauberflöte, elle rêva d'y participer en interprêtant la Reine de la Nuit. Néanmoins, à sa plus grande peine, elle est incapable de chanter correctement. Elle n'a absolument aucun talent de chanteuse, étant incapable de tenir une note. Et ce n'est pas qu'elle n'a pas essayé, bien au contraire. Il s'agit-là d'un défaut qu'elle est, a contrario de son penchant pour une non-gêne quant aux défauts et vices de l'être humain, incapable d'avouer.
Elle trouvera tous les moyens possibles pour ne pas le dire ou le laisser croire.
Elle n'a pas vraiment de pudeur ; le corps humain est un instrument d'expression.
Lorsqu'elle compose le scénario d'une pièce de théâtre, elle y incruste toujours un rôle pour elle-même. Elle déteste créer une pièce sans y participer. Elle doit tout contrôler pour que cela concorde avec sa vision, celle qu'elle souhaite offrir à son publique, afin qu'ils comprennent, qu'ils voient ce qu'elle voit, ressentent ce qu'elle ressent. De ce fait, elle endosse souvent le rôle de metteur en scène - la plupart qui ont travaillés avec elle sont devenus fous à force d'être sans pouvoirs parce qu'elle avait toujours le dernier mot (à ne pas oublier que le financement des pièces vient de sa propre fortune).
Les rôles qu'elle crée pour elle-même sont toujours des antagonistes ; elle aime jouer le mauvais rôle qui, pour elle, définie une pleine acceptation de ces mauvais côtés de l'Homme.
Elle préfère porter un message quant aux vices et côtés sombres de l'humanité plutôt que faire de l'argent. L'argent, elle n'en manque pas. Elle est dramaturge et comédienne pour la passion, l'exaltation sur la scène, par pour vendre une petite pièce.
Elle veut offrir quelque chose ; ouvrir les yeux des gens pour leur montrer à quel point ils sont immondes à l'intérieur !