
FORUM DE LA V1 DU JEU FERMÉ |
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Invité Invité

 | Sujet: Zone ennemi (Pv Aïsha) 06.01.12 15:52 | |
| Un vieil immeuble résidentiel toujours habité par des personnes ayant plus ou moins les moyens de vivre. Un appartement pour le moins assez miteux pour rester poli, abrite un homme célibataire dans la fin trentaine souvent mal rasé et empestant la nicotine par tous les pores de sa peau. Il n’est pas très important de s’y attarder trop longtemps, l’essentiel est de savoir que l’homme –ou la chose- vivant dans ce logement s’apprêtait à sortir pour une petite excursion en plein air sur un territoire assez dangereux. Consultant une grande carte redessiner à ses soins avec les limites des Fédérer et des Unis. De nombreux fils rouge comme on en voit dans les films ou les séries policières traversaient la petite pièce qui normalement servirait de chambre secondaire. Il y avait de nombreuses photographies, articles de journaux, revues politiques et même des fiches tout droits sortit du net.
Ceci étant dit, l’homme à la cigarette prépara un bon sac à dos avec un nécessaire pour à peine trois jours. Un de ses contacts l’avait interpellé sur le réseau et souhaitait le voir le plus rapidement possible. Le seul ennui, c’est le territoire dis « Ennemis » et il ne comprenait que très peu le mandarin… Autant que possible il se devait d’éviter les autres. Dire « merci, pardon » et quelques petites choses il en était capable, mais de là à partir une conversation… carrément impossible.
Même en plein février il fait incroyablement chaud en Arabie Saoudite. Loin d’être sur le point d’oublier sa géographie malgré les nombreux changements de noms, il ne se dupait pas en appelant cet endroit « Shiyu » comme certain le faisait. Tout comme ce n’est pas parce que les États-Unis d’Amérique ne s’appellent plus ainsi qu’il n’est pas d’origine américaine ! Enfin bref, le journaliste se vêtit en conséquence. Le plus gros du trajet se fit donc sans le moindre problème, jusqu’au moment où il dû passer la frontière. De faux papier, il se présentait comme un journaliste officiel venu de très loin afin de suivre la guerre de près. Il s’en fallu de peu, si jamais on lui tombait dessus à nouveau ça ne passerait pas.
Enfin bref… Après quelques petits moyens de transport plus ou moins douteux. Le trentenaire pu enfin souffler. Arriver à la plus grande ville de Shiyu… La pollution y était si différente, qu’il du éteindre sa cigarette et cacher son visage sous un foulard. Il trouva donc un motel crasseux et douteux où seul l’argent comptait. La journée était fini, demain il ira voir son contact, là c’est juste crevant de supporter cet air. Le jour, l’atmosphère n’est pas mieux, donc il se couvre donc de nouveau avec le même vieux foulard brun. Afin de ne pas avoir complètement l’air d’un Unis, il s’était muni des vêtements locaux. Où était-ce déjà ? Le lieu du rendez-vous ?... Sur le bout de papier qu’il tenait entre ses doigts une adresse y était inscrit, seulement, un chiffre avait été barbouillé à la hâte et rendait sa relecture quasi impossible. Demander son chemin n’était peut-être pas une très bonne idée, quels étaient les chances d’être compris sans se faire tuer ? Aussi bien demander à une femme, les risques étaient moins grands et si ça se trouve, ça leurs plait pas tant que ça d’être sous le régime des Fédérés. Être si près de la frontière.
- Excusez-moi, je cherche… cet endroit.
Et là, il leva le bout de papier vers la jeune femme à la peau foncé. Espérant que cette dernière ne soit pas du genre Fédérer jusque dans les os et qu’elle hurle à l’anglais qui ne parle pas trop fort afin de ne pas se faire tuer dans un coin sombre. Bien sûr qu’il manque un numéro sur l’adresse mais déjà s’il pouvait seulement savoir de quelle rue il s’agissait !
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 | Sujet: Re: Zone ennemi (Pv Aïsha) 07.01.12 10:21 | |
| La maison était vide. En ruine. Et pourtant, cela ne changeait pas le fait que la jeune femme avait décidé d’y retourner afin de trouver quelques informations intéressantes. Cela faisait de nombreuses années qu’elle n’y était plus retournée et que ce lieu n’avait plus aucune importance pour elle. De toute façon, elle avait été enlevée par sa sœur, sans même s’en rendre compte puisqu’elle dormait. Elle n’avait fait que se réveiller le lendemain matin dans un endroit qui lui avait été inconnu jusque-là, à savoir le petit appartement de quelques mètres carrés seulement, dans lequel vivait Leïla à l’époque. Comparé à cette luxueuse demeure plutôt grande avec un magnifique jardin lorsqu’elle y habitait étant jeune, il fallait avouer que cela avait été un changement assez radical. Mais cela n’avait en rien dérangé Aïsha, qui avait préféré être heureuse et libre avec sa sœur plutôt que de n’être qu’un pantin aux mains de son père adoptif. En tout cas, elle n’avait pas mis un pied dans l’ancienne Syrie depuis fort longtemps, et encore moins dans cette grande ville. Quelques bâtiments résistaient encore après la guerre. Quelques pauvres familles ne pouvaient pas se déplacer et restaient simplement là où elles avaient toujours vécues. La vie continuait dans cette partie de la planète. Ce n’était certes pas la même vie qu’autrefois, mais il n’y avait pas le choix. Pourtant, cette ville faisait désormais partie des plus actives en termes de commerce dans toute la Fédération d’Asie. C’était plutôt étonnant. Elle n’arrivait pas encore à comprendre la raison qui poussait tout le monde à marchander dans un tel lieu. Avant, personne ne s’aventurait à négocier avec les syriens, qui étaient autonomes et se devaient d’être autarciques pour survivre. La misère y avait toujours eu sa place.
Mais ce n’était pas le plus important. En réalité, Aïsha se trouvait dans la maison dans laquelle elle avait passé une grande partie de son enfance. Elle s’y était rendu toute seule, encore une fois, suite à ce qu’elle avait lu dans les papiers volés quelques jours plus tôt en la région de Valask. Après leur lecture, elle était sûre et certaine de trouver quelque chose d’intéressant ici, mais elle n’avait aucune idée de l’endroit où cela pouvait bien être. De toute manière, la maison n’avait pas été habitée depuis des lustres, cela était fort visible. Tout avait été mis sens dessus sens dessous. Elle s’était même demandée s’il n’y avait pas quelques personnes pauvres qui avaient squattés quelques temps la maison, ou si, tout simplement, elle n’avait pas été fouillée pour quelque raison que ce fût. Cela devait être le cas. Elle n’était certainement pas la première à venir sur les lieux afin de retrouver des informations. Elle ne l’avait jamais su jusqu’au moment où elle rencontrât à nouveau sa sœur, Leïla. Cette dernière lui avait expliqué tout ce qu’elle connaissait sur la famille adoptive d’Aïsha. Bien évidemment, la mère n’avait pas grand-chose à faire dans tout cela car c’était une coupable plutôt passive. Elle ne participait en rien aux affaires de son mari, car elle ne le pouvait pas. Elle devait néanmoins en être au courant. Bien au contraire, le père avait mené des affaires plus ou moins douteuses les unes que les autres, et était un homme corrompu. Certains prétendaient même qu’il avait un pacte avec les unis, pour renverser les fédérés et faire de la Syrie, un endroit nationaliste. En y réfléchissant, si elle avait pris sa place au gouvernement, elle aurait du elle aussi, respecter ce pacte. Rien qu’à cette idée, elle frissonna.
Mais Aïsha n’arrivait pas à trouver ce qu’elle cherchait. Quelques papiers restaient éparpillés par ci et par là, mais ce n’étaient pas du tout ceux dont elle avait besoin. Elle commençait donc à perdre patience et à déchirer toutes les feuilles qu’elle avait entre les mains et qui ne l’intéressaient pas du tout. Elle devenait presqu’un peu folle. De toute façon, après tout ce qu’elle avait lu sur ces papiers, il y avait de quoi. Parce qu’elle ne pouvait pas rester sans rien faire, comme si de rien n’était. Elle devait se protéger tout comme elle devait protéger son plan. Il lui fallait d’autres informations et surtout, d’autres papiers. Elle n’avait pas le choix, il fallait qu’elle trouvât le tout pour pouvoir tout brûler. Ou pas en fait. Elle aurait également besoin de tous les papiers car une autre mission l’attendait par la suite. Cela la mettait tout simplement en rogne puisque cela venait se mettre en travers de son plan, qu’elle n’avait le choix de laisser de côté pendant quelques temps. Elle ne se préoccupait que de ces vilaines feuilles pour l’instant. Elle se rendit toutefois à l’évidence qu’elle ne pourrait rien trouver en ces lieux. Cela ne servait donc pas à grand-chose de continuer les recherches dans de telles ruines qui étaient totalement inutiles. Elle soupira longuement en fermant les yeux. Elle avait besoin de calmer la colère qui était montée en elle. Avant de partir, elle se laissa tout de même un petit moment de nostalgie en se rendant à l’endroit où se trouvait autrefois sa chambre. La pièce ne ressemblait plus à grand-chose. Le lit était cassé de toute part, tout comme le bureau. Les morceaux de la bibliothèque jonchaient sur le sol. C’était là qu’elle avait été enfermée maintes fois.
Elle sortit enfin de la maison. Elle marchait, tête baissée en fixant le sol et en se perdant dans ses pensées. Autrefois, cette zone faisait partie de la plus riche de toute la ville. Aujourd’hui, ce n’était plus qu’un quartier désolé et abandonné, en ruine. Il n’y avait plus personne dans le coin et elle se doutait que personne ne s’aventurait jusqu’ici désormais. Il ne restait plus grand-chose et donc ce n’était pas intéressant du tout de se promener dans de tels lieux. Elle rejoignit donc un peu plus le centre de la ville. Elle hésita quelques instants à se rendre sur le lieu de sa première demeure, mais en réalité, elle n’aurait pas su s’y retrouver. Elle ne se souvenait plus très bien de l’endroit alors elle savait qu’elle risquait de se perdre. Sinon, elle avait aussi la possibilité de revenir là où elle avait longtemps vécu avec Leïla. Elle avait tout de même peur que cela ravivât trop de souvenirs plus ou moins douloureux en elle. Or ce n’était pas du tout ce qu’elle souhaitait. Elle avait laissé entrevoir ses faiblesses la dernière fois à cet homme qui s’appelait visiblement Elio. Elle n’avait pas envie de les montrer une deuxième fois. Parce que malgré ses grands airs de femmes dures et meurtrières, son cœur restait encore calme et souffrant surtout. Le deuil avait été difficile à faire et parfois encore, elle avait du mal à contenir sa tristesse quand elle pensait à sa sœur. Mais seulement dans ces moments-là. Perdre la seule personne qui lui était chère, laissait tout de même des traces, même si depuis, Aïsha était devenue bien plus froide et cruelle.
Tout d’un coup, elle leva la tête pour remarquer qu’elle était arrivée dans la partie de la ville qui était habitée. Une seconde plus tard, elle fut tirée par ses pensées par un homme qui semblait l’appeler. Elle tourna donc la tête en sa direction. Ce dernier parlait en anglais. Aïsha avait entendu des rumeurs comme quoi certains nationalistes luttaient encore dans cette région-là. Comme autrefois son père adoptif. Ils voulaient certainement récupérer quelques terres afin de réduire celles que possédait la Fédération d’Asie. Encore ces foutus unis ! Elle ne les supportait vraiment pas du tout. Partout où ils allaient, ils menaçaient, ils tuaient, ils étaient cruels et vils. Ils méritaient la mort tout simplement. Aïsha ne bougea même pas les yeux afin de lire l’adresse sur le papier qui lui était tendu. L’homme voulait s’y rendre. Mais malheureusement pour lui, il était tombé sur la mauvaise personne et il ne pourrait pas y parvenir. La jeune terroriste se ferait un malin plaisir à le tuer. D’habitude, elle laissait un peu de temps à l’uni pour vivre mais cette fois-ci, elle était trop en colère. Elle n’arriverait pas à utiliser la séduction pour l’attraper dans ses filets. Alors elle passa à l’attaque dès le début. Elle regarda donc autour de soi, comme si elle réfléchissait, mais c’était simplement pour voir s’il y avait des personnes autour d’eux. Personne. Elle sortit enfin sa dague et poussa l’homme vers l’un des murs d’un des bâtiments. C’était plutôt facile puisqu’il était assez maigre. Elle lui plaça la dague sous la gorge et le menaça tout simplement.
- Qui es-tu ?!? Sale nationaliste, va ! Pourquoi t’es là ?!? Tu fais parti du réseaux de ceux qui veulent la nationalisation de Shiyu ?!? Salopard !
Aïsha était vraiment en colère. Cela se voyait. Non seulement à cause des feuilles non trouvées, mais aussi parce que c’était un uni, qu’elle haïssait forcément, même sans le connaître. » |
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 | Sujet: Re: Zone ennemi (Pv Aïsha) 07.01.12 16:16 | |
| D’accord, la jeune femme n’avait peut-être pas compris ce que le trentenaire lui avait demandé. Ce n’était pas bien grave quelqu’un d’autre pourrait bien l’aider à sa place ? Mais soudainement, elle sembla chercher une direction, peut-être une lueur d’espoir que malgré la langue ils se soient compris ? Et pourtant, la demoiselle n’avait pas daigné regarder le papier… Étrange très étrange. Un petit quelque chose au fond de son maigre estomac lui criait de fuir, il lui disait que ce n’était pas bon signe. Son petit doigt, lui, n’avait rien dis ! Seule sa crainte cherchait à le prévenir du danger. Malheureusement, ce fut trop tard, il sentit son corps se faire pousser contre une paroi dure ainsi qu’une lame froide se glisser sous sa pomme d’Adam. Punaise. Jake était un homme beaucoup plus vieux, plus grand et pourtant il ne pouvait s’empêcher de se mordre les lèvres à l’idée d’être dans une si pitoyable impasse. Habituellement, il avait la chance des dieux et comptait beaucoup sur cette dernière lorsqu’il se mettait dans le pétrin. Elle répondra sans doute à sa détresse. Oh ! En passant, il n’est pas croyant, c’est juste quelqu’un de sa connaissance et sachant toutes les emmerdes qu’il a eu qui un jour lui a dit que la chance veillait sur lui. Là, maintenant, il n’en était plus si certain.
L’homme plongea ses yeux dans ceux de son attaquant. Elle était sans doute trop en colère pour se rendre compte qu’il ne représentait aucune menace à son encontre.
- L’Arabie ne m’intéresse pas du tout.
Soyons bref et parfaitement clair, il détestait les Unis sans doute autant qu’elle. C’est par la force qu’il devait porter cette étiquette et non à son bon plaisir.
- Je suis Américain, je devais retrouver un ami.
Hors de question d’utiliser les noms de substitutions. La fierté d’un homme dans toute sa splendeur… surtout si on élimine le fait que son estomac se nouait profondément dans ses entrailles au point de faire une grosse connerie, comme insulter la jeune femme ? Au final, il fronça les sourcils à son tour, il ne faisait pas le poids contre elle mais s’il s’expliquait clairement peut-être serait-elle clémente ? Visiblement en colère contre les Unis, elle l’avait surement pris en grippe dès la première syllabe. Le journaliste avait instinctivement levé les mains afin de montrer qu’il n’y avait rien là que le papier, de la chair et des os. Aucune arme.
- Calme-toi.
Bah oui, il osait lui ordonner de se calmer les nerfs. Peut-être pourra-t-elle réaliser qu’elle n’avait rien à craindre. Du moins, c’était l’objectif du moment. Vous savez, lorsqu’on lui avait dit que la chance veillait sur lui, Jake avait répondu ceci : « La chance n’existe pas, il faut juste pousser les choses dans la bonne direction. » L’américain osa même remonter ses lunettes pour mieux voir la jeune femme. Rapidement, il la détailla du regard. Plus jeune que lui, peau foncé surement très douce… Des yeux d’un vert assez intense… une très belle femme, il fut étrangement heureux de constater que cette dernière n’avait pas une immense poitrine. Trop gros, c’est pas le top. Mais oui, il se permettait de la regarder mais sans toutefois paraitre indécent, c’est plus pour voir à qui il avait affaire maintenant que la dague de cette dernière menaçait son existence. Un homme a bien le droit de jeter un œil avant de peut-être mourir, non ?
- Je suis inoffensif.
Ça, ce n’était pas totalement vrai… en combat, Jake se ferrai ramasser par n’importe qui mais au niveau information il pouvait frapper fort. Il court vite et esquive pas trop mal, il encaisse assez bien mais les combats ce n’est pas fait pour lui. |
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 | Sujet: Re: Zone ennemi (Pv Aïsha) 09.01.12 6:22 | |
| Américain ou pas, il restait un uni. Peu importait s’il ne s’intéressait pas du tout à l’Arabie comme il le disait – quoique ce n’était plus du tout l’Arabie maintenant et que de toute façon, il était sur les terres anciennement syriennes – et qu’il devait rejoindre un ami. Malheureusement pour lui, c’était son jour de malchance. La jeune femme n’était pas du tout de bonne humeur et ce n’était vraiment pas quelques petites paroles vaines qui la changeront d’avis. Elle ne le croirait pas. Les hommes mentaient si facilement de temps en temps. Elle s’était accoutumée et, même si elle avait encore du mal à déceler la vérité du mensonge, elle mettait beaucoup de temps à croire une personne. Se calmer. Non, elle ne se calmerait pas. Inoffensif. Non, il ne l’était pas. Il mentait sur ce point-là. Il était un uni et pour Aïsha, aucun uni n’était inoffensif. Elle devait toujours rester sur ses gardes et se méfier de ces pourritures. A moins d’un miracle, cet homme n’échapperait certainement pas à la dague de la jeune terroriste. De plus, elle remarqua que ce dernier se permettait de la dévisager et surtout, baisser ses yeux vers la poitrine. Elle soupira longuement intérieurement. Elle était habituée depuis longtemps à être regardée et cela ne la dérangeait plus. D’ailleurs, elle en jouait en règle générale. Cela lui permettait justement d’attirer ses victimes. Néanmoins, à cet instant, cela l’exaspéra davantage. A cette distance, leurs deux corps rapprochés, elle le voyait plus comme une impolitesse que si c’était de plus loin. Elle montra donc sa colère en grimaçant et elle appuya encore plus le corps de l’homme sur le mur derrière lui.
- Non mais pour qui tu te prends pour me dévisager comme ça ! cria-t-elle avant de montrer ses dents et tout le dédain qu’elle ressentait pour lui.
Elle le fixait dans les yeux. Bientôt il allait mourir. Qu’était-il en train de penser ? Que se passait-il dans sa tête ? Elle n’en avait aucune idée. Et, pour avouer la vérité, elle ne s’en préoccupait pas du tout. En tout cas, elle, elle se souvint tout d’un coup. Sa sœur, Leïla, plaquée contre un mur de la ville par plusieurs unis. Sa sœur, tuée sous ses yeux par ces unis en question. La situation s’inversait cette fois-ci. C’était cet uni qui mourrait de la main d’une fédérée. Une nouvelle victime pour venger la mort de Leïla. Bien sûr, ce ne serait pas suffisant pour arrêter les meurtres. Cet homme n’était pas le premier et ne serait certainement pas le dernier. L’attentat ultime était le but qu’elle se devait atteindre. Une vie contre des milliers. La vie de Leïla contre ceux de milliers d’unis. Que ce fût suite à l’attentat ou les meurtres d’unis qu’elle perpétrait depuis bien longtemps maintenant. Elle avait promis de venger sa sœur et elle tiendrait sa promesse coûte que coûte. Par n’importe quel moyen. Aïsha ne cessa pas de regarder sa prochaine victime dans les yeux avec attention. Tout ce qui pouvait se lire dans ses yeux, c’était la haine et le mépris envers les unis. Rien d’autre. Aucune trace du fait qu’elle se perdait dans le souvenir le plus difficile à vivre pour elle. De son côté, elle ne percevait même pas les réactions de l’homme.
- Vous me dégoûtez, tous les unis. Aucun d’entre vous n’est inoffensif.
Elle sentit alors qu’elle était prête à enfoncer davantage sa dague dans la gorge de celui qu’elle tenait. Mais elle ne fit rien. Ses mains ne bougèrent pas du tout. Elle continuait simplement à l’observer, sans jamais détourner le regard. Elle était en colère contre tout le monde. Les unis, son père adoptif et bien d’autres personnes. S’il n’était pas là pour les affaires nationalistes, alors pourquoi cet homme était venu dans cette partie du monde ? Peu de monde s’aventurait en ces terres sauf si c’était justement pour des plans plus ou moins légaux. Etait-il un commerçant qui venait faire des affaires avec les entreprises fédérée ? Elle en doutait. S’il était uni, cela ne servait à rien. La paix entre les deux nations était impossible. Et si elle osait naître quelque part dans ce monde, Aïsha se ferait un malin plaisir de la détruire. Les fédérés devaient rester de leur côté et continuer la lutte contre les unis. La jeune femme ne pardonnerait jamais les unis pour toutes les horreurs qu’ils avaient faites pendant la guerre – et même après – et donc, estimait qu’ils ne méritaient pas d’être pris en considération par les fédérés. Ce n’était pas possible. Elle se permettrait donc de ruiner tous les efforts qui seraient faits pour une entente cordiale entre les deux nations.
- Alors qu’est ce que tu fous ici ? Avec ton ami, tu veux faire quoi ?
De toute façon, quoiqu’il dît, elle ne pourrait pas le croire. Mais il fallait tout de même qu’elle assouvisse sa curiosité. Elle devait connaître un minimum de choses avant de tuer l’homme. Après, elle pouvait prendre le papier et trouver l’adresse qui y était inscrite. Alors, elle découvrirait une nouvelle proie potentielle. Elle en était sûre et certaine. |
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 | Sujet: Re: Zone ennemi (Pv Aïsha) 11.01.12 0:06 | |
| Et pourtant, il ne l’avait tellement pas regardé de cette manière-là, il s’était simplement contenter de regarder à qui il avait affaire sans même s’attarder sur la poitrine de cette dernière. Décidément, elle devait être particulièrement paranoïaque pour attaquer la moindre personne demandant son chemin ! Et le fait qu’elle ne veule même pas se montrer un poil compréhensive était des plus frustrant. Cette femme est une beauté et elle le sait, c’est donc pour ça qu’elle se sentait choquée d’avoir été regardée pensant sans doute que le petit journaliste tout maigrichon n’avait rien de plus intéressant à faire que de regarder sa poitrine… L’homme voyait très bien à quelle point elle était choquée, ce qui le frustra un brin que l’on se pense si belle si facilement.
- J’ai pas le droit de voir à qui j’ai affaire ?
Oups ! Un brin de sarcasme venait de sortir d’entre ses lèvres. Pas la peine de simplement les pincés et de froncé légèrement les sourcils. Qui hausse le ton ne doit pas s’étonner s’il est embarqué dans une dispute. Encore cette chanson d’Unis. Elle était sourde ? N’avait-elle pas compris la haine qu’il ressentait envers eux ? Elle n’était pas la seule à souffrir de la guerre et pourtant, cette petite fille égocentrique pensait sans doute qu’elle était la seule à avoir perdu quelque chose. Fallait-il rappeler que les États-Unis d’Amérique s’était fait assouvir ? Et qu’ils avaient été obligés de capituler afin de cesser tous ces morts ? Cette femme était frustrante. Une nouvelle question, puisque évidemment, Jake préféra ne pas argumenter, bien trop occupé par cette foutu dague sous sa gorge et cet air de détraquée qu’avait cette femme fatale. Ce qu’il faisait ici ? Avec son ami ? Franchement ! Un pique-nique évidemment ! Ouf ! Cette fois, la pression était intolérable. La pollution, la chaleur et surtout la peur qui faisait battre son cœur comme un moteur à essence.
- Je suis journaliste et pour tout te dire, l’effondrement des Unis m’intéresse surement autant que toi.
Toutefois, il s’efforça encore de tout résoudre par la diplomatie. Convaincu que cette étrangère ne devait pas être si stupide que ça et qu’elle pourra se servir de sa cervelle. Ah qui plus est, le trentenaire avait évité de parler de cet « ami » en question. Il ne devait pas être mêlé à tout ça, surtout que ce serait surement pris pour de la trahison. Vous savez, avant la guerre, les gens voyageait aisément entre chaque territoire et faisaient même parfois des rencontres ! Alors il n’y aurait absolument rien d’étrange à ce que Jake puisse connaitre un résident de la Fédération d’Asie. Pour un homme ayant plus de trente ans de vie, il n’y a pas que la guerre mais aussi un passé bien conserver dans sa mémoire, tout ne s’efface pas si facilement et les lavages de cerveau ça a jamais été son truc.
Cette fois, son regard restant ancré dans les yeux vert de son homologue. D’une part pour démontrer sa volonté et sa sincérité et d’un autre pour savoir si elle allait passer sa menace à exécution. Espérant y lire quelque chose de plus positif.
- Je sais pas si tu t’en souviens mais avant la guerre, il y avait une vie.
Hey monsieur le journaliste, inspire et trouve les bons mots.
- L’Armée Britannique a aussi fait de gros ravage par chez moi et je peux te dire que c’est pas beau à voir, veux-tu bien me dire pour quelle raison est-ce que je leurs lècherais les bottes !?
Ouf ! Cette fois, il parle d’expérience et ça se ressent. Il ne porte pas une haine sans faille aux Unis mais toutefois ils ne règne certainement pas dans son cœur. Que peux faire un simple journaliste ? Se servir des informations et démanteler cette organisation criminelle, rien de plus. Prendre les armes et se soulever contre eux ? Impossible ! Seulement, si on ne fait que penser au passé, avancer deviens une chose des plus difficile. Le trentenaire tentait de toute ses forces de survivre à tout ça, espérant faire couler les Unis ou bien provoquer la paix… chose quasi impossible si l’on rencontre des têtes brulé comme cette femme à la peau sombre.
- Je suis pas ton ennemi et j’te jure que je m’enfuirais pas si t’enlève ce truc de sous ma gorge, je parle mieux sans.
Ah quoi ? C’est quand même gênant et indisposant que d’avoir une lame sous le menton. De plus, un jeune couple venait à passer tout près d’eux dans à peine quelques secondes.
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|  | | Invité Invité

 | Sujet: Re: Zone ennemi (Pv Aïsha) 11.01.12 9:56 | |
| Elle l’écoutait, sans vraiment lui faire confiance. Elle ne pouvait pas croire qu’un uni pourrait avoir envie de lutter contre sa propre nation. La rancune qu’il semblait porter et dont il lui parlait, elle n’y croyait pas un mot. Elle avait vraiment du mal à voir au-delà de ses propres pensées et préjugés. Il était un uni, c’était tout. S’il voulait leur effondrement, elle ne comprenait pas la raison qui le retenait encore prisonnier de cette nation. Même s’il aurait beaucoup de mal à rentrer chez les terroristes – pour peu qu’il essaye un de ces jours – il avait la possibilité quand même de comploter contre eux. Or si ce n’était pas le cas, cela voulait dire qu’en réalité, il était tout simplement en train de lui mentir. Suite à ce rapide raisonnement, Aïsha en déduisit qu’elle devait à tout prix se méfier des paroles de cet homme qui cherchait certainement à l’amadouer naïvement, dans le seul but qu’elle relâchât sa garde. Sa seule envie était très probablement que la jeune terroriste lui enlevât la dague de sous sa gorge. Il était donc prêt à tout lui raconter, vraiment tout et n’importe quoi, pour qu’elle le fît. Mais elle ne se laissait pas faire aussi facilement. Elle n’était pas dupe et personne ne l’avait trompée de cette façon-là. Ce n’était donc pas cet homme qui commencerait. D’ailleurs, il prétendait être un journaliste, ce qui voulait dire qu’il détenait quelques informations possibles. Néanmoins, cela ne changeait pas le fait qu’il pouvait très bien lui faire la morale par rapport à la guerre – celle-ci avait commencé en même temps qu’elle s’était enfuie de chez ses parents adoptifs avec Leïla – la jeune femme ne voulait pas le croire.
Elle était d’ailleurs sur le point d’enfoncer légèrement encore plus la dague plutôt que de l’enlever. Celle-ci blesserait l’homme un peu et le ferait saigner. En même temps, elle avait l’intention de lui crier ce qu’elle pensait de lui. Mais elle n’en eut pas le temps. Du coin de l’œil, elle aperçut un homme et une femme qui passait tout près. Comme elle n’avait pas envie qu’ils vissent ce qu’elle était en train de faire, elle enleva rapidement la dague de sous la gorge de l’homme et la cacha dans sa tunique. Elle sut parfaitement que cela ne changeait rien puisque le couple avait quand même tourné leurs têtes vers eux pour les regarder. Alors elle n’eut pas d’autres choix que de venir poser ses mains sur les côtés du soi-disant journaliste puis de mettre sa tête au niveau de son cou, comme si elle était en train de l’embrasser. De cette manière-là, elle était persuadée que le couple aurait davantage l’impression qu’ils étaient en train de se bécoter plutôt qu’Aïsha menaçait l’homme qu’elle avait l’intention de tuer. Elle ne pouvait pas se permettre de laisser s’enfuir sa proie. Si l’heure de sa mort était repoussée de quelques secondes ou minutes à cause des passants auxquels elle devait faire croire autre chose, cela ne la dérangeait en rien. Simplement, il fallait qu’elle le tuât, c’était tout. Cela pouvait paraître peut être un peu étrange que ce fût l’homme qui se trouvait contre le mur et la femme qui « dominait » en quelque sorte, certes. Mais elle ne s’en préoccupa pas sur le moment. Ensuite, elle finit par tourner la tête vers le couple qui avait été visiblement plutôt satisfait et qui se dirigeait vers le centre de la ville. Ils passèrent sans rien dire.
Une fois qu’ils n’étaient plus dans leur champ de vision, Aïsha ressortit sa dague, mais cette fois-ci, elle ne la posa pas sous la gorge de l’homme. Elle se contenta de la tendre vers lui, au niveau du sternum, toujours menaçante. S’il bougeait, elle le tuerait. Il était donc toujours coincé, malgré le fait qu’elle ne le tenait plus par la gorge. Elle était d’accord sur un point : cela lui permettait de mieux parler. Mais avait-elle vraiment envie qu’il parlât ? Elle se souvint alors des paroles qu’il avait énoncées quelques minutes auparavant pour se défendre. Celles avec lesquelles il pensait la faire céder si naïvement. Il était un journaliste. Si c’était la vérité, alors peut-être connaissait-il le père adoptif d’Aïsha. Karim Rhalmet. Cet homme qui, malgré le fait qu’il allait appartenir aux fédérés, avait décidé d’aider les unis afin qu’ils gagnassent les terres syriennes. Non seulement elle ne pouvait lui pardonner pour les pactes avec les ennemis qu’il avait entrepris, mais en plus de cela, elle était désormais en danger à cause de lui. Elle s’était longuement posé la question suivante : pourquoi les hommes dans le désert avaient-ils voulu l’emprisonner ? C’était maintenant évident. Ils avaient un lien avec Karim Rhalmet, un ministre du gouvernement syrien. Malheureusement, ils n’avaient pas pu mener à bien toutes leurs actions qu’ils avaient soigneusement préparées pour déjouer les fédérés. La sœur d’Aïsha avait tué Karim sans aucune pitié quelques temps plus tôt, juste avant que la guerre ne fut commencée. Toutefois, il restait encore des zones d’ombres et elle devait les éclaircir pour se sentir totalement en sécurité. Parce qu’elle était sûre et certaine que désormais, les survivants de ces hommes étaient déjà lancés à sa poursuite. Ils l’avaient trouvée, ils souhaitaient la retrouver une deuxième fois. Elle en était persuadée.
- Que sais-tu sur Karim Rhalmet, journaliste ?! cria-t-elle en lui donnant en même temps un ordre, celui de lui raconter toutes les informations qu’il avait sur cet homme.
Elle n’avait aucune idée si l’uni connaissait son père adoptif, mais elle l’espérait grandement. Si cela se trouvait, il n’en avait aucune. Auquel cas, Aïsha serait bien déçue et l’homme ne lui servait donc vraiment à rien. Encore une nouvelle raison pour le tuer. Ou alors, tout simplement, cela pouvait montrer qu’il mentait et donc, qu’il n’était pas du tout un journaliste. D’un côté, c’était aussi un moyen de le tester et de vérifier ses propos précédents. Elle le laissa donc répondre et l’écouta avec une grande attention. Elle souriait tout de même avec une certaine malice dans son sourire. La dague ne quittait toujours pas son endroit d’origine, braquée sur le sternum du journaliste. En tout cas, quand il termina enfin sa réponse, la jeune femme resta un instant dubitative. Elle réfléchissait à quelque chose.
- Et si nous passions un pacte ? demanda-t-elle. Je te laisse la vie sauve en échange de quelque chose.
Ce n’était vraiment pas du tout son genre de laisser des unis tranquilles. Pourtant, cela ne changeait pas le fait que s’il disait la vérité, il avait certainement de nombreuses informations à lui fournir, sur n’importe quel sujet. Il pouvait finalement lui être plutôt utile pour l’instant. Une idée simple lui était donc venue : celle de le laisser en vie en échange de quelques informations. Bien évidemment, si elle se rendait compte qu’il mentait ou qu’il ne lui obéissait pas, elle ne se gênerait pas pour le retrouver et le tuer sur le champ. Il avait de la chance, finalement. Elle lui laissait une seconde chance et elle espérait qu’il n’était pas assez idiot pour ne pas la prendre. C’était de toute façon, son seul moyen de rester en vie encore pendant quelques temps. Donc soit il acceptait les conditions et vivait, soit il refusait et mourrait. Il n’avait en réalité pas vraiment le choix, parce qu’Aïsha était prête à le tuer sur le champ s’il ne souhaitait pas faire affaire avec elle. |
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 | Sujet: Re: Zone ennemi (Pv Aïsha) 16.01.12 22:07 | |
| En y pensant, il était parfaitement normal qu’elle ne puisse ne pas en croire un mot. Cette jeune femme devait sans doute avoir été très sévèrement et durement traitée pendant la guerre. Le sort de la gente féminine est toujours plus cruel dans leurs cas. Les cicatrices de cette dernière devaient sans doute la privée de son sens du jugement. Les soldats de la deuxième guerre mondiale avaient gardé en eux d’innombrable séquelle, ce ne serait nullement étonnant s’il en était de même chez cette jeune demoiselle. Ne plus faire la différence entre les ennemis et les gens normaux.
Elle ne semblait pas croire en ses paroles… Oui, c’est sûr, c’est rare la vérité. Faut bien laisser le temps aux gens de digéré le fait que certaines personnes soient encore capable d’être sincère. Dans tout les cas, il tentait tant mal que bien de ne pas trop montrer la peur qui tenaillait son estomac. Elle avait donc remarqué le petit couple ? Alors qu’il l’aurait cru prête à glisser sa lame plus près encore dans sa chair il ne cacha pas sa surprise face au changement de comportement. Heureusement que Jake avait capté les intentions de la jeune femme très rapidement afin de jouer le jeu à son tour. Ainsi, sans crier à l’aide, il démontrait à nouveau qu’il n’était pas un ennemi et qu’il ne tenterait nullement de s’enfuir comme un lâche. Évidemment, sous les doigts de la jeune femme, cette dernière pouvait maintenant ressentir les os du journaliste, si près de la peau, si peu de chair entre et si peu de muscle. Un corps ayant subi d’importante malnutrition du à cette charmante guerre. Anderson préféra ne même pas penser au fait qu’elle le dominait complètement… Bien sûr que ça piquait son orgueil d’homme, mais ce n’était pas ça qui allait le sortir du mauvais pas.
Alors que le petit couple fut satisfait de la vision et passa leurs chemins, le journaliste n’eut même pas le temps d’être soulager qu’il sentit quelque chose de particulièrement désagréable bien plus bas que sa gorge. C’était déjà bien mieux comme ça et surement moins mortel ? Pas très réconfortant non plus… On lui posa alors une question. Loin d’être l’homme le plus contrôler de la tête, il haussa un sourcil comme pour lui dire « C’est pas parce que j’suis journaliste que j’connais tout le monde. ».
- Tu sais, ya tellement de personne sur cette terre que même si je travaille en tant que journaliste je ne peux pas tous les connaitre... surtout que c’est pas si simple d’avoir des informations lorsqu’il s’agit de fouiller chez les Fédérés.
Jake avait les mains bien visible et montra bien sa main droite à la jeune femme lorsqu’il porta cette dernière à la poche de sa chemise qu’il prit soin de découvrir sous les vêtements qu’il portait. Il en sorti une petite carte blanche qu’il tendit à son homologue. Dessus, son nom et son courriel y était inscrit avec le mot « Journaliste ». L’homme en gardait toujours une dizaine sur lui pour que l’on puisse aisément le contacter lorsqu’il questionne quelqu’un… et que cette dernière puisse aisément le contacter.
- Prend, comme ça tu peux me contacter facilement.
Elle avait parlé du pacte qui pourrait bien être sa porte de sortie, éventuellement, le journaliste resta méfiant quand à ce « contrat ».
- Je suppose que tu veux des informations ? Tu sais chérie que c’est pas si facile à moins que je les aie déjà, sinon je peux toujours faire des recherches et contacter des connaissances.
D’une part, l’angoisse de cette lame contre son corps l’empêchait de se souvenir de quoi que ce soit. Son cerveau fonctionnant bien autrement en cas de panique, de peur et de toutes ses mauvaises émotions perturbantes que pouvait provoquer la menace de sa vie.
- Tu veux savoir quelque chose en particulier ?
Si ce n’était pas de cette dague, il y aurait déjà une bonne dizaine de minute qu’il se serait allumé une clope mais là, ce n’était pas vraiment l’idéal dans quel cas où tous les gestes qu’il pouvait faire pouvait être mal interpréter.
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 | Sujet: Re: Zone ennemi (Pv Aïsha) 28.01.12 6:12 | |
| Elle suivit tous les mouvements de l’homme avec une très grande attention et une méfiance. Si elle faisait l’erreur de baisser sa garde, peut-être avait il la possibilité de sortir lui aussi une arme dont elle n’avait pas la connaissance. Elle n’avait aucune envie que la situation se retournât en la faveur de l’homme et surtout, qu’il la blessât. Elle n’avait donc pas d’autre choix que de surveiller tout ses moindres gestes. Ses yeux suivirent donc la main de ce dernier qui se dirigeait vers une de ses poches. Aïsha serra un peu plus fort les dents, sans montrer un quelconque signe d’angoisse, jusqu’au moment où la main sortit de la poche. Il tenait un papier. Cela ne changea pas le fait que la jeune terroriste relâcha sa garde puisqu’il pouvait très bien l’attaquer avec un papier : ça coupait ces choses-là. Il était en mesure de la surprendre et elle devait donc se tenir prête à réagir à tout. C’était certainement assez exagéré et très paranoïaque venant de sa part. Pourtant, elle était une terroriste et avec le temps, elle avait appris – et surtout elle avait pris l’habitude – de se préoccuper de tout avant d’être sûre qu’elle était en sécurité. Elle n’avait pas envie de perdre sa vie ou de se faire avoir, il fallait donc être tout le temps attentif.
Aïsha baissa les yeux alors qu’il tendait le petit papier vers elle. En réalité, c’était simplement une carte de visite avec le nom et prénom de l’homme, ainsi que son métier. Il était vraiment journaliste – à moins qu’il ne fît semblant. La jeune femme se concentra quelques secondes sur les écritures et écoutait ce qu’était en train de dire le prénommé Jake Anderson. Elle murmura même son prénom et nom. Il était vrai que de cette manière, ce serait beaucoup plus facile pour le contacter. Un petit silence s’installa pendant qu’elle analysait tout ce qui était écrit sur la carte de visite. Puis ce fut Jake qui rompit ce silence. La jeune terroriste fut tout de suite interpellée par un mot qu’il utilisa et réagit instantanément. Elle mit la carte dans sa tunique le plus vite possible et enfin, se rapprocha de lui en le menaçant encore une fois avec sa dague près de sa gorge. Il avait, heureusement pour lui, terminé de parler. Quant à Aïsha, la colère se lisait encore une fois dans ses yeux.
- Si tu m’appelles encore une fois « chérie », je te jure que le pacte va sauter ! s’écria-t-elle.
Elle le fixa quelques instants avec un regard froid puis finalement, enleva la dague de sous la gorge afin de la remettre au niveau du sternum. Bien évidemment qu’elle voulait des informations ! C’était tout de même évident.
- T’inquiète pas, je te contacterai pour avoir des informations. D’ailleurs, je te laisse la vie sauve mais attention, si quelque chose ne me plaît finalement pas, je te retrouverai !
C’était simplement une menace qui signifiait que si elle estimait les informations pas assez explicites, fausses ou qu’elle n’était pas satisfaite, elle le chercherait jusqu’à le retrouver et finir ce qu’elle n’avait pas eu le temps de faire ici-même, à cet endroit. A savoir, le tuer. Un journaliste pouvait s’avérer utile, certes, mais Aïsha ne pouvait pas non plus être sûre que ce dernier resterait honnête tout le temps. Il savait que c’était sa porte de sortie pour échapper aux griffes de la jeune femme alors il n’hésitait certainement pas à la prendre. En utilisant toutes les opportunités qui se présentaient à lui. Elle devait donc toujours et encore, ne pas baisser sa garde.
- Pour l’instant, je n’ai besoin de rien, mentit-elle, en colère. Donne moi ton papier, je t’amène chez ton ami.
Elle prit le papier et lut l’adresse qui s’y trouvait. Elle ne la reconnut pas tout de suite. La ville avait tellement changé depuis son départ. Mais elle essayait quand même de se souvenir un peu alors elle était certaine qu’elle pouvait arriver à trouver l’endroit. Elle rangea la dague même si celle-ci était à portée de main, et donc toujours dangereuse. Puis elle fit signe au journaliste de la suivre dans les rues de cette ville. | Spoiler: | | | Désolée, c'est pas super. Je me rattraperai la prochaine fois. |
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 | Sujet: Re: Zone ennemi (Pv Aïsha) 29.01.12 19:02 | |
| Bien entendu, aucune surprise de sa part lorsqu’il vit à quel point ses gestes étaient observer par la jeune femme. Dans un sens, il trouva cela triste qu’un tel être humain doive vivre avec la peur au ventre d’être assassin chaque jour. Il faut savoir se détendre et relaxer. Toujours craindre la mort et les ennuis n’apporte certainement rien de sain pour le corps. Enfin, c’était ce que croyais le journaliste lorsqu’il tendit sa carte de visite avec précaution. Le moindre faux pas et la lame allait s’enfoncer dans sa chair. Pour ce que ça valais, il espérait ainsi confirmer son identité aux yeux de la demoiselle… mais si ça se trouve, elle va imaginer une raison rocambolesque de ne toujours pas le croire malgré la vérité qu’il ne cessait de lui dire depuis le début. Le mensonge étant une horreur à ses yeux.
Elle le prit, le lu, et tout ça sans baisser sa garde ne serait-ce qu’un instant. Il expliqua certaine chose lorsque soudain, un mot sembla avoir piqué la terroriste. Parce que c’était bien ce qu’elle était, non ? Elle n’avait absolument rien d’une militaire. Elle ressemblait d’avantage à un animal blessée par la guerre et la maltraitance. Évidemment que Jake eu un sursaut et tenta physiquement de reculer par la peur que cette active vive venait de provoquer en lui, éventuellement, il ne put reculer puisque étant au pied du mur depuis le tout début. Alors le mot « Chérie » avait été une erreur ? Pourtant, aux yeux du journaliste ce mot n’avait rien de particulier ni d’insultant. Comme il ne savait pas son prénom, ce fut la seule manière qui lui était venu en tête pour la nommée. Dans le même sens que « Ma p’tite » ou bien « Chère », loin d’être dans le sens où l’amour pourrait naitre.
- Oups là ! C’est bon, j’ai compris, je t’appelle comment alors ?
C’est alors qu’elle le menaça à nouveau, verbalement cette fois. Jake se sentait comme un vendeur de drogue et son junkie qui avait peur de pas aimé la marchandise. Travailler pour elle afin d’avoir la vie sauve ne le gênait pas le moins du monde ! Toutes les informations qu’Anderson recueillait finissaient de toute manière à être exposer sur l’internet. Du coup, ce n’était un secret pour personne, sauf bien sûr pour les gros dossiers en cours qui manque encore de travail… là peut-être pourra-t-elle y trouver son compte.
- C’est bon, si tu veux, j’écris en ligne aussi, j’ai quelques articles sur le web.
Quel ne fut pas son soulagement lorsque cette foutu dague se rangea bien sagement loin de son corps ! Il ne sut s’empêcher de lâcher un petit soupir tout en tendant l’adresse a la jeune femme. Sur le coup, c’était un peu naïf de sa part, peut-être cherchait-elle à tuer autant de personne que possible et que ce n’était qu’une manière de procédé pour en avoir deux d’un seul coup ? Toutefois, Jake en doutait. Ils seraient deux face à une femme, ce qui ne l’avantagerait pas le moins du monde et donc, il n’y vit là qu’une simple aide, rien de plus.
- Hey… je m’allume une cigarette, je peux ?
Il n’ajouta pas le « Sans me faire tuer » puisque le sens de sa question lui sembla vraiment évident. Dans tous les cas, le journaliste n’en pouvait tout simplement plus. Il glissa sa main squelettique dans la poche arrière de son jean sale pour sortir le petit carton de cigarette et en prendre une qu’il glissa à ses lèvres et ainsi le ranger. Autre poche, le briquet et puis la jouissance de la nicotine à travers ses poumons. Décidément, ya rien de mieux dans la vie qu’une bonne dose de poison relaxant après autant de stresse et de mal à son estomac. En même temps, il redressa ses lunettes sur son nez, tique nerveux dirons-nous. Comme un vrai animal de compagnie, le journaliste suivit la jeune femme sans se poser trop de question. Et si jamais elle l’amenait dans une pièce avec plein de gros sadiques comme elle ? L’idée l’effleura si bien qu’il préféra ne même pas y penser. Concentrant son énergie dans la consommation de nicotine. C’est comme si l’air pouvait enfin se rendre à son cerveau…
En chemin, il regarda son interlocutrice, curieux de savoir à quoi elle pensait et quelles étaient ses objectifs. Évidemment, elle portait les Unis dans son cœur avec tant de haine… mais qu’est-ce qui peux bien pousser une si belle jeune femme à commettre ce genre d’extrémisme ?
- Je comprends pas, dit-il en expirant une bouffer de cigarette.
Il laissa une petite pause, question qu’elle le regarde un moment et pour être certain d’avoir attiré son attention.
- Pourquoi une belle femme dans ton genre fait ce genre de chose…
Le ton de sa voix n’avait absolument rien d’un reproche, simplement pensif, il exprimait ce qui lui passait par la tête en voyant son homologue.
- Oui, la guerre, je sais bien mais… c’est dommage.
Il se répondait tout seul… se perdant dans ses réflexions, comptant sur la demoiselle pour bien sûr le faire retomber sur terre comme elle semblait si bien savoir le faire –du moins, c’était ce qu’il croyait-.
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 | Sujet: Re: Zone ennemi (Pv Aïsha) 02.02.12 6:28 | |
| Elle avait envie de lui répondre, mais elle ne le fit pas. C’était la raison pour laquelle elle avait gardé le silence et l’avait tout simplement fixé, toujours avec des yeux menaçants. Ensuite elle avait retiré la dague. Lorsqu’ils commencèrent à marcher enfin, elle n’était pas vraiment très rassurée. Elle était tout simplement en train de baisser sa garde. Elle essayait toujours de faire en sorte que Jake fût à côté d’elle, ou devant. Mais il était impossible qu’il passât devant elle puisque ce n’était pas lui connaissait le chemin. Tout ce qu’elle ne souhaitait pas, c’était que ce dernier se retrouvât derrière elle. Dans ce cas, c’était plus dangereux pour elle de se concentrer sur la route puisqu’elle ne voyait pas ce qui se passait derrière son dos. Or, il pouvait très bien contre-attaquer. Elle se méfiait toujours et encore de lui malgré tout. Ce fut pour cette raison-là qu’elle ne marchait pas très vite et que surtout, elle paraissait presque perdue dans ce dédale de rues sans fins. Après tout, elle n’était pas revenue dans cette ville depuis quelques années, ou plutôt depuis la mort de sa sœur, et donc elle n’avait pas pu se rendre compte de l’ampleur de tous les changements qu’il y avait lieu. Alors qu’elle marchait, elle se demandait vraiment ce qui avait attiré les fédérés dans ce coin du monde et la raison pour laquelle le commerce s’était beaucoup développé ici et non dans un autre endroit. Elle avait vraiment l’impression d’être dans une ville qu’elle ne reconnaissait plus du tout. En gros, elle se sentait comme une étrangère ou plutôt, comme une touriste qui visitait pour la première fois cet endroit. Mais elle préférait ne rien dire à l’homme qui se tenait à ses côtés.
Elle tourna furtivement la tête lorsqu’il commença à lui parler. Elle n’avait pas prononcé de mots depuis qu’ils avaient commencé à marcher. Puis elle comprit ce qu’il souhaitait, c’était à dire, fumer. Elle détestait les fumeurs. Elle ne supportait pas la fumée de la cigarette car elle était non fumeuse. Tout d’un coup, elle se souvint de cette dernière rencontre avec Feng où elle avait volontairement pris sa cigarette pour l’éteindre. Elle avait ensuite jeté le briquet dans un endroit de la pièce et un peu plus tard, elle avait refusé de lui en allumer une deuxième. Elle était certainement une des seules qui contestait de temps à autre les ordres du chef de leur groupe. En fait, elle s’en sentait capable et surtout, elle savait que l’homme ne pouvait rien faire contre elle si elle lui désobéissait. Malgré tout, elle gardait une certaine emprise sur lui, certes infime, mais elle existait quand même un peu. Elle n’eut pas le temps de refuser alors la demande de Jake. C’était une question, pas une affirmation. Or ce dernier alluma sa cigarette comme si elle lui avait répondu positivement. Cela la dérangea énormément. Elle s’arrêta tout de suite alors que l’homme continua quelques pas encore avant de se rendre compte qu’elle n’avançait plus du tout. Elle le fixait avec des yeux pleins de colère. Aïsha ne savait plus vraiment comment réagir. Elle se tenait debout, sans bouger. Elle sentit enfin l’odeur de la première fumée de cette cigarette et elle grimaça, dégoutée.
- Quand on pose une question, on attend la réponse !! s’écria-t-elle, pleine de reproches.
Elle aperçut une petite rue dans laquelle elle disparut en un rien de temps, laissant le fumeur tout seul dans son coin. Elle courut le plus vite possible pour s’éloigner de lui. Elle portait avec elle le papier qui contenait l’adresse de son ami. L’homme n’avait donc pas le choix que de terminer sa cigarette seul ou alors de l’éteindre et revenir chercher la jeune terroriste. En tout cas, de son côté, elle se cacha le plus loin possible de la rue dans laquelle ils s’étaient trouvés tous les deux auparavant. Elle posa son dos contre le mur et se laissa glisser tout doucement jusqu’à ce que ses fesses touchassent le sol dur. Elle resta donc assise quelques temps comme cela, analysant toujours et encore l’adresse sur le papier. Quand enfin elle le vit la chercher et qu’il n’avait plus la cigarette dans la main, elle sortit de l’ombre et continua son chemin comme si de rien n’était. Elle ne dit plus rien, elle marchait avec la mine sérieuse et froide en même temps. De toute façon, elle n’avait rien à lui dire à cet homme. Mais visiblement, ce dernier recommença à parler. Qu’est ce qu’il ne comprenait pas ? Dans sa tête, Aïsha attendait la suite de la phrase. S’il avait réussi à attirer son attention et sa curiosité, elle n’en laissa rien paraître. Enfin, il termina sa phrase. Au début, elle crut savoir où il voulait en venir puis quand il essaya lui-même de trouver la réponse en proposant la guerre, Aïsha soupira intérieurement. Qu’est ce qu’il pouvait être idiot parfois, cet homme ! Sinon, elle ne fit même pas attention au compliment, ou plutôt à l’adjectif qu’il avait utilisé pour la qualifier. Elle était tellement habituée à l’entendre, que cela ne lui faisait plus du tout aucun effet.
- Ce ne sont pas tes affaires, journaliste ! répondit-elle sèchement.
Elle n’avait vraiment pas du tout envie de raconter sa vie à une personne qu’elle connaissait à peine et même, qu’elle avait souhaité tuer au début. S’il s’en sortait gracieusement, c’était tout simplement parce qu’il pouvait se rendre finalement plutôt utile de fait que c’était un journaliste. Cela ne lui donnait tout de même pas le droit de poser des questions sur la vie privée de la jeune terroriste. Peu de personnes avaient accès à ces informations et ce n’était certainement pas lui qui en aurait la possibilité. Aïsha était vraiment déterminée à ne rien dire. Elle n’aimait pas, qui plus était, partager sa vie sans aucune pudeur. Puis, elle s’arrêta encore une fois car une idée lui était venue en tête. Elle le reprit par le col comme si elle voulait le soulever un peu.
- Et toi, hein ? Qu’est ce que tu mijotes et complotes avec ton ami, là ?!? C’est pas tous les jours que des connards d’unis se faufilent en Fédération d’Asie pour rencontrer leurs « amis » !
Ces yeux et son visage se firent encore une fois très menaçants. Après tout, elle ne lui avait pas encore posé cette question-là et il était vrai qu’il ne lui avait pas vraiment donné d’explication quant à la visite de son ami. S’il disait qu’il ne complotait rien du tout, il pouvait être sûr et certain qu’elle ne le croirait pas. Pourtant, elle se doutait bien de sa réponse déjà. Soit parce qu’il ne mijotait vraiment rien du tout, soit parce qu’il n’allait tout de même pas révéler à cette femme s’il était en train de faire des affaires douteuses dans le coin. C’était assez logique en soi, quand même. |
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