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 Seule parle l'ambition [Elio]

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MessageSujet: Seule parle l'ambition [Elio]   26.11.11 9:48

La visite de courtoisie aux confrères revenait à ce qu'étaient les roadshows aux financiers. En un mot : indispensable. La semaine ressemblait à 7 jours au rythme chargé. Le programme avait été réalisé par un des conseillers et ne laissait place à aucune fantaisie. Rencontre avec des industriels, déjeuner ou rencontre avec les gouverneurs, passages éclairs dans les pépinières d'entreprises ou encore conférences sur le développement et la pollution. Le nombre de cartes de visites échangé serait sûrement important, tout comme la quantité de dossiers qui allait atterrir dans les valises. Ces séjours devaient permettre de trouver de potentiels investisseurs et des talents dont il fallait inciter l'installation du siège social en Landvidi. Gladesheim cristallisait encore l'attention et exister auprès de ce voisin nécessitait un travail qui ne se limitait pas à leur continent. Ces passages étaient aussi l'occasion d'échanger des points de vue ou des informations avec les autres gouverneurs. Tous ne faisaient pas face aux mêmes problèmes et ne partageaient pas non plus la même manière de les régler. Ces différentes approches rendaient la donne intéressante. Même si certaines régions lui parlaient moins que d'autres.

Jan prit l'épais classeur déposé sur son bureau. Lorsqu'il avait dit d'être le plus complet possible, il n'avait jamais pensé que cela déboucherait sur ce rendu. Heureusement, les points nécessaires étaient condensés sur la première page. Quant à l'emploi du temps, il se résumait à :
Lundi : Helheim / Sagaland
Mardi / mercredi : Muspell
Jeudi / vendredi : Breidblick
Samedi / dimanche : Himinvir

Excellent choix. Surtout qu'il ne raffolait pas d'Helheim. Il y avait plus de glace que d'habitants et le Sagaland lui semblait être la parfaite image d'un endroit hostile. Mais il ne savait pas si cette impression était liée au à Daulac ou aux problèmes locaux. Le partage du temps entre les autres zones lui parut équitable et il se lança ses derniers préparatifs après avoir refermé le dossier. Le départ était dans deux jours et les prochaines allaient ressembler à une course contre la montre. Sans compter que, partant avec un conseiller, redoubler de discrétion concernant certaines affaires s'imposaient. Cependant son choix s'était porté sur l'une des personnes les plus anciennes au sein des conseillers et en qui sa confiance résidait un minimum. Le seul souci était que ce dernier avait tendance à le surveiller lorsqu'ils travaillaient ensemble. Jan se sentait chaperonné plus que de raison mais finissait toujours par agir comme bon lui semblait. Le chauffeur habituel faisant parfois office de garde du corps se trouvait aussi de la partie. Pour le reste, Anja passait la semaine chez son frère Falk et ne rentrerait que le mardi suivant à l'appartement. Martina veillerait à ce que rien de fâcheux ne se passe chez lui et ceci clôturait les questions d'ordre domestique. Pour les affaires plus délicates, les dispositions nécessaires furent prises la veille du départ.

Le voyage se déroula sans encombre mais l'arrivée au petit matin en Helheim rappela à Jan combien il détestait ce coin. Visite express chez son homologue et discussions avec des spécialistes énergétiques remplirent la demi-journée. Ils se rendirent en Sagaland et le quittèrent tard dans la soirée. Le blond et le conseiller dormaient profondément lorsqu'ils entrèrent dans le Muspell. Ils eurent juste le temps de prendre une douche et de manger avant d'entamer leur première journée. Recherches et développement de la région revinrent tout au long. L'homme se montra particulièrement intéressé par une jeune société automobile et une autre de construction. Le soir, des entreprises présentaient leurs innovations lors d'une soirée où se mêlaient les bourgeois et les dirigeants. Si la destruction offrait maintenant de multiples occasions de réinventer la ville et son environnement, les plus inventifs ne voulaient pas laisser passer cette chance. À l'entrée des maquettes et des prototypes servaient de mise en bouche, les plus curieux les observaient sous toutes les coutures. Les plus directs cherchaient à contacter les ingénieurs. Dans ces moments-là, les sujets fâcheux étaient écartés. Se poignarder se ferait à l'abris des oreilles indésirables. Parmi les coupes de champagne, des petits cartons blancs circulaient à la vitesse de l'éclair. Personne ne les refusait. Au contraire, ils étaient acceptés de bon cœur et finissaient au fond d'une poche.

Le lendemain commença sur une note identique pour ne trouver un rythme plus calme qu'en début de soirée. À 22h00, Jan entrevoyait enfin un soupçon de répit. Sa tête lui paraissait prête à exploser. Aussi s'accorda-t-il une vingtaine de minutes dans le silence le plus complet. Pas une voix, pas un bruit. Son esprit faisait le vide et lui permettait de se détendre. À 22h25, le blond se changeait sous le regard ennuyé de son conseiller. Il n'allait tout de même pas sortir à une heure aussi tardive ! L'homme acheva de boutonner son costume noir et tapota l'épaule de son subalterne. Promis il ne rentrerait pas trop tard mais l'autre s'enquit de sa destination. Pour couper court, le gouverneur prétexta un moment en charmante compagnie. La porte se referma sur sa silhouette et à la sortie de l'hôtel, Jan s'engouffra dans un taxi. À l'adresse, la conductrice se contenta de hocher la tête. La circulation se compliquait à certaines intersections l'obligeant à garder un œil constant sur sa montre. Toutefois la propriétaire du taxi sut choisir le chemin pour mener le véhicule dans la bonne rue le plus vite possible. Au moment de payer, le blond glissa un pourboire avec la prix de la course. Dehors l'animation de la rue réjouissait malgré la morosité née des conséquences de la guerre. Des groupes de jeunes adultes se préparaient à faire la fête alors que d'autres choisissaient un restaurant.

Se glissant parmi les passants, il marcha jusqu'à un immeuble. Il en poussa la porte et disparut dans un ascenseur. 8Ème. La cabine s'immobilisa. Les portes s'ouvrirent et Jan en sortit pour se diriger vers une porte noire. Une constellation réalisée à la peinture dorée l'ornait. À l'intérieur, la clientèle s'était déjà donné rendez-vous. Au comptoir, plusieurs couples murmuraient devant les barmen aussi muets que des morts. Ils voyaient tout mais ne disaient rien. Sa montre s'approchait lentement des 22h53. Jan s'avança dans l'endroit et s'installa sur un des tabourets en métal. Un homme apparut devant lui pour s'enquérir de sa commande. Le blond opta pour un brandy et se contenta d'attendre tranquillement.
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MessageSujet: Re: Seule parle l'ambition [Elio]   27.11.11 13:07

    Depuis que Elio avait tuer l'ancien Capo de la mafia-Uni, sa vie était passer de longues journées interminables à s'ennuyer à des voyages incessants autour du globe. Pour lui la guerre entre Fédéré et Uni ne signifiait rien. Il allait et venait, marchant sur les frontières, et s'installant pour quelques heures, quelques jours ou quelques semaines dans une régions. Ces voyages ne lui déplaisaient pas. Malgré le fait qu'il ne s'était pas attendu à cela en tuant son prédécesseur. Tout ce que le vieil homme n'avait pas fait ou avait commencer était à refaire. La première action d'Elio avait été chez les Fédérés. Et avec cette actions les autres grands groupes criminels avaient entendu parlé de lui et voulurent le rencontrer. Le jeune sicilien que personne ne prenait au sérieux à cause de son jeune âge s'avérait être d'une redoutable efficacité. En deux mois il avait créer des relations avec les Triades, les Terroristes, l'Etat Fédéré et il s’apprêtait maintenant à faire une nouvelle rencontre. Une rencontre qu'il se devait de faire. En effet l'homme qui l'avait contacter devait être quelqu'un de puissant. Puissant car il avait découvert qui était le Chef de la mafia-Uni, lui qui était resté anonyme depuis ses débuts. Le sicilien était d'ailleurs resté très anxieux depuis qu'il avait reçu se message. Un message codé lui donnant juste l'heure et le lieux du rendez-vous. Il ne connaissait pas le destinataire et ne savait rien de plus.

    Le Capo avait tout de suite pensé à un piège. Un piège grossier vu qu'il aurait très bien pu ne pas y aller. Mais rester terrer dans sa cachette n'était pas dans son habitude. Surtout qu'il exécrait la Old Box et que le fait que son invité mystère avait pu le trouver signifiait que sa cachette non plus n'était pas forcément très sûr. Plus que le fait de ne pas fuir Elio se devait surtout de savoir qui était cette homme, ce qu'il voulait et surtout d'être là pour le tuer si cela s'avérait être trop dangereux. Les pièges ne lui faisaient absolument pas peur, pour la simple et bonne raison que cette fois si il n'était pas venu seul. Et qu'il avait à l'heure qu'il est de bonnes relations qui lui permettraient peut être de se sortir des pires situations. Et oui être un hors là loi était un problème, mais c'était aussi un avantage certain dans pas mal de situations.

    Le Petit Roi Soleil avait reçu le message crypté le jour où il était rentré de ses péripéties en Valask. Autant dire que le fait de repartir pour une raison qui ne lui semblait pas très bonne l'énervait un peu. Mais le fait est que le Muspell était plus accueillant que Valask et les températures plus supportable. Enfin plus supportable pas vraiment. Il était passé de 30 degrés à – 5 degrés et cela ne lui plaisait pas beaucoup. Mais son beau manteau le protégeait de se petit désagrément.
    Le voyage s'était assez bien passé. Elio avait prit l'avion pour traverser l'atlantique en 12h. Il s'était arrêté directement dans la ville qui avait été inscrite sur les coordonnées. Cette ville s’appelait New York. La région du Muspell n'était pas différente des autres. Même si la guerre ne l'avait pas particulièrement frappé la tension y régnait. Même si se n'était pas une tension de type Nationaliste contre Fédéraliste cela ne changeait pas grand chose au résultat. Cependant Elio comprenait tout à fait les revendication du peuple muspellien, qui regrettait l'ancien temps tout autant que le Capo. Ses rêves de retour à l'indépendance de la Sicile était forte. Il ne pouvait le nier il n'était pas un Uni, il était Sicilien. Et il voyait tout les gens qui l'entouraient dans cette ville comme des américains. Il regarda la ville à travers les vitres de la mercedes qui l'attendait à la gare. Il se le jurait à lui même, mais il aiderait tout les pays cherchant leur indépendance. Et surtout si cela lui permettait de gagner des bénéfices. Elio, le Petit Roi Soleil, le seul monarque à viser l'indépendance des peuples et la suprématies de son organisation.

    Le convoi de mercedes avançait dans les rues de la villes. Les lumières de celles si filant sur les pare-brises noir des véhicules. Le Capo était dans la voiture du milieu, à l'arrière de la berline, les bras croisé, et fixant de ses yeux froid la route devant lui. Pour une fois il ne souriait pas. Il n'avait aucune raison de sourire. Ses mitraillettes resteraient à l’intérieur de la voiture et cela le dérangeait beaucoup. Il gardait cependant un revolver en dessous de son ceinturon. Le fait même de pensé qu'il quittait ses jouaient favori pour aller rejoindre un homme inconnu le rendait malade.
    Les voitures se stoppèrent à l'adresse indiqué sur le papier. Le Capo descendit escorté par deux hommes, le visage maussade du boss de la mafia et l'allure des deux hommes qui l'accompagnaient semblait tout droit sortit d'un film de gangsters. Et malgré le fait que les armes de chacun étaient cachés il pesait une drôle d'ambiance à l'entrée de l'immeuble. Un des deux hommes qui accompagnaient Elio alla demander les renseignements à l’accueil, puis la petite troupe partit vers l’ascenseur. Le Capo rentra seul dans la boîte métallique, ses subalternes s'étant posté de chaque côté de la porte de l’ascenseur dans le hall d'entré.
    Le Petit Roi Soleil, se remémora tout ce qu'il savait de ce rendez-vous pour le moment. L'homme qu'il allait rencontré avait signé FBF, et il avait écrit affaire importante. En effet Elio avait un bon nombre d'affaires importantes en cours, mais rien qui méritait un message codé et une lettre presque anonyme. Le Capo hésitait encore à tiré à vu sur la personne qui l'avait appelé ou à écouter ce qu'elle avait à dire. Osé lui donner un ordre de venir, sans plus d'explication et sans se présenter, c'était pour Elio une raison valable de donner la mort à l'idiot qui avait fait cela.
    La personne s'était peut être trompée après tout, car parler d'une manière pareil au chef du marché souterrain de la United-Nation était d'une stupidité sans égale.

    Ses réflexions cessèrent lorsque la sonnette d'arrivé à l'étage retentit. Les portes s'ouvrirent pour laisser place à une soirée mondaine. Des gens discutaient de partout. La première chose que remarqua Elio fut que ses habits souvent considérés comme décalés ne dénotait pas avec l'ambiance de la soirée. Le Capo était habillé en costard mauve, presque noir et d'une cravate rouge. Il portait au pied des chaussures italiennes avec de petites talonnettes et des bouts pointus. Il avait en plus sur son dos son manteau blanc rayé or avec de la fourrure sur le col. Et pour rester dans le ton des couleurs il avait mis à son oreille gauche sa petite croix en or. Son manteau allait parfaitement avec les ornements dorés de la pièce. Le jeune chef de la mafia s'avança dans la pièce de son allure toujours sur de lui pour aller directement à une table à l'écart. Elio n'eut pas à attendre longtemps avant qu'un maître d’hôtel arrive pour passer commande. Il demanda un simple whisky sans réellement précisé lequel et il précisa aussi qu'il était attendu sans réellement précisé par qui. Malgré le sourire que s'obligeait à faire l'homme, le sicilien comprit que le manque d'information qu'il avait donné embêtait le serveur. Mais celui si disparu sans plus de discussion. Le Petit Roi Soleil resta donc à sa table les bras croisés sur son torse, attendant sa boisson et le mystérieux interlocuteur qu'il devait rencontré.
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MessageSujet: Re: Seule parle l'ambition [Elio]   04.12.11 8:39

Viendra, viendra pas. La dernière possibilité existait cependant aucune trace d'inquiétude n'apparaissait sur son visage. Ses yeux se dirigeaient de temps à autre vers la porte jusqu'à ce qu'il interpelle l'un des barmen. L'homme se pencha et Jan lui murmura quelques mots. Ils se redressèrent tous deux et l'autre s'en alla. Le niveau du whisky bougeait à peine. Son majeur et son index couraient sur le verre pendant que son esprit partait vers la suite de son voyage. Revenir les mains vite ne lui disait rien. D'après quelques collectionneurs, on trouvait encore des pièces remarquables en Breidblik. Il s'agissait essentiellement d'objets liés aux rites mortuaires ou à des divinités oubliées. Devait-il partir à la recherche d'un crâne en cristal ou se contenter d'un masque d'un défunt ? Parmi les textiles subsistaient aussi des pièces sublimes mais l'entretien lui faisait peur. Un couteau d'obsidienne lui plaisait davantage cependant pourrait-il en trouver un et le ramener sans devoir faire face à des questions ? La seule idée d'expliquer à son conseiller que cela servait à extraire le cœur des sacrifiés le fit sourire. Une expression à mi-chemin entre le dégoût et l'horreur s'imprima dans ses pensées. Le masque poserait moins de problème. Au moment où sa résolution fut prise, le barman se tint devant lui. Le blond tourna la tête. Ses yeux errèrent un instant avant de s'arrêter sur une silhouette.

Il avait souvent entendu des histoires sur les goûts vestimentaires des mafieux, peu importe leur nationalité, et la réalité ne le décevait pas. Le seul mot lui venait en tête était : original. Etrangement, les hommes des milieux souterrains se montraient nettement plus extravagant. Une réflexion sur son physique le traversa. Les photographies le vieillissaient. Pensivement, Jan porta son verre à ses lèvres. Plus l'ambition apparaissait tôt, plus cela facilitait les affaires. En prenant de l'âge, garder sa place devenait parfois la seule chose importante. Remonter à lui n'avait pas été une tâche facile, maintenant il devait faire en sorte que ces efforts ne s'envolent pas en fumée. Son corps s'éloigna du comptoir. Sa main gauche dans sa poche et la droite tenant son verre, il marcha en direction du nouvel arrivant. Personne ne leur prêtait attention. Sur le comptoir, les verres glissaient en direction des clients et des yeux émerveillés fixaient les shakers. Le blond s'arrêta en face du jeune homme. N'avait-il vraiment que 20 ans ? Les mafieux devaient être nourris avec le goût du pouvoir très tôt. Ses lèvres se muèrent en un sourire ravi. Son intonation exprimait le même sentiment.

« - Monsieur Tucci ? Vous permettez ? » Sa main libre désigna la place libre en face de l'italien. Sans attendre très longtemps, il s'installa et posa son verre sur la table. « Veuillez pardonner la sécheresse de mon message, la concision était impérative. »

Un réel désarroi imprégnait sa dernière phrase. Une expression ennuyée anima son visage. Appréciant la politesse, Jan en usait mais parfois il fallait apprendre à l'oublier. Il aurait volontiers écrit un message davantage courtois toutefois minimiser les risques lui avait paru plus important qu'un échange de politesse. Mais n'était-ce pas étrange d'être seul face au chef de la mafia de la United-Nation ? Il s'attendait à le voir accompagner d'au moins un ou deux hommes. Les avait-il laissés avant d'entrer ? Si les évènements tournaient mal, le pire pouvait arriver. Sauf que... Pourquoi penser à cela ? Cela signifiait partir perdant d'avance. En envoyant son message, l'échec ne l'avait pas soucié. L'absence de solutions de secours illustrait davantage sa confiance. Peu importait la tournure des événements, rester en bons termes avec son interlocuteur serait une priorité. Personne ne savait ce que le futur réservait. Et tout en posant son bras sur l'accoudoir du fauteuil, le blond jeta un coup d'oeil furtif à sa montre. Son buste se pencha vers l'avant et sa main attrapa son verre.

« - J'espère que vous n'avez pas eu trop de mal à trouver cet endroit... » Ne sachant qui connaissait l'existence du mafieux et surtout sa place, un endroit discret avait été cherché. Les bureaucrates, les politiques, les bourgeois, il connaissait. Mais là, un pied avait été mis dans un monde inconnu. Avec cette entrée, des nouvelles précautions s'imposaient. La paranoïa le guettait-elle ? Pourvu que non. « Le temps étant précieux, je serais direct. Je souhaiterai votre participation à l'une des futures constructions en Landvidi. Vous occuperez bien sûr un poste clé lorsqu'elle sera achevée... » Sa voix traina un peu avant de murmurer. « Il s'agit d'un aéroport. »

Le verre fut porté à ses lèvres. Ses yeux se fermèrent en sentant le liquide glissé. Avec cette pause, il avait l'intention d'éveiller la curiosité d'Elio. Les informations paraissaient décousues mais l'essentiel était là. Ces quelques minutes posaient les bases de son projet. Un aéroport présentait des nombreux avantages, encore plus lorsqu'on en devenait le directeur. Ce n'était pas un pari sans danger et il n'avait pas l'intention de confier aveuglément les rênes de l'aéroport au jeune homme. Il s'agissait également d'un point important pour le développement du Landvidi. La circulation des hommes et des marchandises devaient devenir plus fluide que ce qu'elle était à l'heure actuelle. En cas de problème des Heimdallr S16, les usagers devaient avoir accès à davantage de solutions. Qui viendront avec leur lot de problèmes. Flottant dans le liquide ambré, les glaçons s'entrechoquaient. L'air sérieux, Jan les contemplait. Ses sourcils se froncèrent alors qu'un des blocs de glace s'apprêtait à disparaître.

« - A savoir qu'il possédera sa propre compagnie de fret. »

Il préférait l'ajouter maintenant. Les réglementations pouvaient être assouplies au niveau régional. Une version pudique pour dire que les yeux seraient fermés sur la circulation de certaines marchandises. Son visage se redressa. D'une main, il plaqua ses cheveux en arrière et observa quatre individus entrain d'échanger des cartes de visite. L'un tenait fermement un attaché-case comme si sa vie en dépendait. Probablement des locaux en plein marchandage. Sa main tenant le verre masqua sa bouche. Ses yeux se plantèrent dans ceux du jeune italien. Le blond gardait son expression avenante alors qu'il essayait de deviner les pensées de son vis-à-vis.
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MessageSujet: Re: Seule parle l'ambition [Elio]   07.12.11 16:22

    Sa boisson arriva avant son mystérieux commanditaire. Le Petit Roi Soleil regardait en face de lui, sans bouger d'un cil. Son visage montrait une certaine mauvaise humeur, une mauvaise humeur qui ne lui ressemblait pas vraiment. Mais tout cela s'expliquait surtout par le fait qu'il n'avait pas ses deux mitraillettes sous la main. Ses jouets préférés étaient resté dans les bras de ses hommes. Trop contraignantes elles n'auraient pas pu disparaître sous les vêtements d'Elio comme le faisait à merveille le revolver qu'il avait. Peu de chose changeait entre les mitraillettes et le revolver, le Petit Roi Soleil tirait à merveille avec les deux. Et même si il aimait criblé de balle les gens qui l'importunait il pouvait très bien le faire avec un revolver, cela prenait juste plus de temps.
    Après quelques minutes il cessa de fixer le mûr d'en face pour regarder son verre. Il ne savait vraiment pas pourquoi il avait commandé une boisson. Était-ce pour faire comme tout le monde et se fondre dans la masse ? Vu ça tenue il n'était pas sûr que cela suffise. Mais vu qu'une seule personne devait connaître son identité de criminel il ne s'inquiétait que très peu d'être vu.

    Après quelques minutes à regarder son vers un homme blond arriva vers lui. Et après que le Capo lui ai accordé le droit de s’asseoir en face de lui il commença à parler sans attendre plus longtemps. Il s'excusa d'abord de son message. Tout cela sans se présenter. Il continua à faisant semblant de s’inquiéter de la difficulté que le Petit Roi Soleil avait eu à trouver les lieux. A ce moment la la froideur naturelle des yeux d'Elio devait bien refléter son envie d'abréger la vie de l'homme qu'il avait en face de lui. Cet homme ne s'était toujours pas présenté. Heureusement pour le blond le Capo avait fait le rapprochement avec des émissions qu'il avait vu à la télé. Le jeune homme faisait soigné, blond avec une gueule d'ange. Il pouvait passé inaperçu aux yeux du mafieux, mais il connaissait cet homme. Après tout ce JBF n'était autre que Jan B. Feueradler le gouverneur de la région Landvidi.

    Elio connaissait cet homme car la Sicile faisait partit de la Landvidi. Et qu'en temps qu'indépendantiste il s'était déjà renseigné sur la personne à corrompre ou à abattre pour récupérer sa terre natale. Ce qui étonna le plus le Capo était tout de même qu'il s'était fait devancé. Que pouvait-il bien lui vouloir ? Avait-il lu tout les actes de naissance de sa région et s'était il rendu compte qu'Elio Tucci était un homme qui n'avait pas réellement d'existence juridique ? Cela était peu probable. Après tout le mafieux était partit vivre à Gladsheim et cela devait être marqué dans les données sur lui. Le message que le gouverneur avait envoyé était codé, signe qu'il ne souhaitait pas parlé au civil mais au criminel. Mais qu'est ce qu'un gouverneur pouvait bien vouloir faire avec un mafieux ? Telle était la question.

    « Le temps étant précieux, je serais direct. Je souhaiterai votre participation à l'une des futures constructions en Landvidi. Vous occuperez bien sûr un poste clé lorsqu'elle sera achevée... Il s'agit d'un aéroport. »

    Le visage toujours aussi maussade Elio répondit directement par une question. La politesse n'ayant pas l'air d'importé beaucoup au politicien ce soir là, lui non plus n'en userait pas beaucoup.

    « Mr le gouverneur, comment avez vous remontez jusqu'à moi. Et qu'est-ce que cache cette proposition ? On ne propose pas à quelqu'un que l'on sait peu fréquentable et n'ayant aucune compétence en gestion d'aéroport une affaire de ce type sans une raison précise... »

    L'intelligence du mafieux ce mit en marche très rapidement. Pendant qu'il fixait de ses yeux gris son interlocuteur il analysait chaque phrase qu'il avait dite. Cernant le personnage, réfléchissant à ce qu'il cachait avant même d'avoir une réponse et réfléchissant à ce que cela lui apporterait à lui, le parrain de la mafia-unie. Le Gouverneur avait laissé sous entendre dans sa dernière phrase qu'il gérerait entièrement l'aéroport et tout le fret. Une façon subtile de dire que lui fermerait les yeux sur ce qu'il enverrait avec ces avions, et peut être même qu'il l'aiderait à se cacher de l'armée. Elio pensa à beaucoup d'autre moyen d'utiliser ces avions. Cela lui donnait une identité plus que convenable dans le « monde réel ». Elio le chef d'entreprise, une couverture parfaite, l'identité qu'il recherchait à vrai dire. Mais Jan ne lui proposait sûrement pas cela gratuitement. Les politiciens n'étaient pas des enfants de cœur. Ils étaient même pire sur beaucoup de points aux criminels. La générosité ne le caractérisait pas forcément, et le Capo ne croyait pas en l'absolution de ses crimes, même si ceux si n'avaient encore jamais été raccroché à lui.

    D'après toute vraisemblances le Gouverneur ne cherchait pas à acquérir un réseau d'information. Après tout il avait retrouvé Elio ce qui signifiait bien qu'il était très bien informé. Le plus important pour le moment était de savoir tout ce qu'il savait sur lui. Ne pas dévoiler plus que l'homme ne savait. Connaissait-il l'étendu du réseau que c'était crée le Capo. Les différentes affaires qu'il avait en cours ? Ou était-il seulement venu avec l'identité du mafieux et la connaissance de son grade de Capo. Si ce n'était que cela le chantage ne marcherait pas. Mais peut être était-il vraiment venu avec cela, et la confiance dans son projet. Toute cette affaire fascinait Elio, qui malgré son air toujours maussade commençait à s'investir mentalement dans cette discussion. Après tout ce n'était pas tout les jours que l'on faisait un tête à tête avec un Gouverneur. Et l'homme qui lui avait semblé jusque là un ennemi se rapprochait volontairement de lui. C'était une opportunité d'agrandir son réseau d'influence, et d'avoir un atout puissant à ses côtés. Le gouverneur de Landvidi, l'homme qui d'une parole pourrait donné au Capo ce qu'il voulait. Sa Sicile natale...

    Un petit sourire s'esquissa à cette idée. Mais cela paraissait beaucoup trop beau, il n'était question que d'un aéroport pour le moment. Ce qui était déjà une très belle prise. Elio le roi du ciel, pouvant faire transité son algorakab partout sans fraie supplémentaire. Il toucherait enfin un revenu plus que convenable et totalement légal qui plus est. Et en plus il se faisait connaître de tous comme une personne respectable, lui qui n'avait pour le moment aucune identité reconnu. Il était Elio Tucci, personne anonyme dans la haute sphère, mais personne puissante dans les bas fonds...
    Les yeux du Capo scrutaient encore ceux du gouverneur, s'enfonçant dans les pupilles de celui pour faire ce qu'il faisait de mieux, lire dans les pensées. Enfin c'était l'impression que son regard donnait à tout le monde. Et le fait que Elio étudie le moindre mouvement, le moindre signe dans la voix ou dans les paroles faisaient qu'il arrivait souvent à comprendre des choses inavoués. Comme si ce démon lisait réellement les pensées des gens qui l'entourait. Cependant plus la personne était sûr d'elle et moins cela marchait. Ce qui se soir là laissa un peu Elio sur sa faim, attendant les réponses de l'homme. Il ne laissa cependant pas tomber son penchant naturel à analyser les situations. Plus il en saurait mieux il s'en porterait...
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MessageSujet: Re: Seule parle l'ambition [Elio]   11.12.11 9:33

Son verre se porta à ses lèvres. Le liquide disparut entre ne laissant que les glaçons. Ah les questions... Leur apparition avait rien d'étrange mais elles restaient problématiques. Jan ne souhaitait pas dévoiler ses véritables intentions. Ne laisser aucune faille dans son image de nationaliste avait été un travail minutieux. D'ailleurs ce projet ne faisait qu'appliquer une partie de leur devise. Il fallait que tout le monde pense cela, que tout le monde y croit et à cet instant-là, la magie de l'hypocrisie politique opérerait. La United-Nation, non le Monde, ressemblait à un énorme gâteau. Les plus ambitieux voulaient tout dévorer. Les plus raisonnables convoitaient soit la part avec les chocolats, soit celles avec les morceaux de fruits. Les plus indifférents considéraient que la taille de leur part leur importait peu. Les gourmands avaient l'intention de manger leur part puis piquer celle de leur voisin de table. Ceci allait de pair avec une insatisfaction latente. Sur tous les gouverneurs, combien se satisfaisaient de leur situation ? Le blond voulait une part précise mais pour l'avoir, il faudrait la découper soi-même. Au quotidien, ce genre de préoccupation n'était guère partagé et cela ne lui paraissait pas nécessaire de les aborder maintenant. Si leur entretien se concluait sur une note positive, d'autres occasions d'exposer ses réelles ambitions se présenteraient. Pour le moment, les interrogations méritaient des réponses subtiles tout en étant lourdes de sens. Reposant son verre vide sur la table, ayant fait la part des choses à dire et à ne pas dire, le Gouverneur répondit.

« - Le comment ne vaut pas vraiment la peine d'être mentionné mais si cela peut vous rassurer, cela a demandé beaucoup de temps et d'énergie. Quant au pourquoi... » Ses doigts s'entrelacèrent et ses coudes prirent appui sur les bras du fauteuil. « Certes placer un de mes pions aurait été beaucoup plus simple... Cependant un peu trop suspect et cela ne correspondait pas au projet actuel. C'est pourquoi j'ai décidé de partir en quête d'une personne ayant une certaine influence dans un milieu bien précis. »

Parlait-il réellement en tant que Gouverneur ou ce rôle masquait-il autre chose ? À son interlocuteur de le deviner. Sa voix avait gardé un ton rassurant dans ses premières paroles avant de se moduler vers quelque chose de plus sérieux. Pour être solide, une maison avait besoin de fondations. Qui plus est comme chacun savait, on ne faisait pas de la construction sans faire de la poussière ou se salir les mains, du moins, pas forcément directement. En somme, l'aéroport appartenait aux premières pierres de son édifice. Elle supporterait les autres tout comme lui demanderait quelque chose de différent au Capo avec le temps. Ils entreraient dans un plan évolutif mais qui, s'il fonctionnait jusqu'à la fin, déboucherait sur un événement grandiose. Le CSU ne l'apprécierait sûrement pas à sa juste valeur. C'était cela qui lui donnait un goût encore plus savoureux. Cette suite ne pouvait arriver sans quelqu'un occupant une place solide dans la mafia. Le blond n'aimait pas non plus changer trop souvent de partenaire d'affaires. Par conséquent, le premier essai devait être transformé impérativement. À chaque fois, cela demandait un investissement en temps et en énergie conséquent qui méritait d'être utilisé avec discernement. Quant aux personnalités peu fréquentables, elles se cachaient partout. Lui-même se voyait mal critiquer les autres. Même chez les hauts-gradés. Simplement ceux-là se trouvaient du bon côté du manche. Pour l'instant, Elio n'était pas de ce côté-là mais le blond pouvait l'aider. Sa tête se baissa légèrement.

Sa proposition avait rien du piège. Cependant Jan choisit de s'attarder sur des points, à ses yeux, nécessaires. Il s'agissait surtout de ressources humaines et de gestion mais ces éléments ne pouvaient pas être écartés.

« - Il vous faudra bien sur embaucher des gens du Landvidi sinon l'opinion public se plaindra mais l'organigramme restera votre choix. Vous pourrez ainsi placer vos hommes où vous le souhaitez. En ce qui concerne le comité de direction... Je vous proposerai deux candidats pour l'intégrer. L'un est plus porté sur les chiffres. L'autre préfère rendre légal ce qui est illégal. Les autres seront à votre convenance. »

Ses deux candidats étaient aussi nationalistes que lui. Lorsque l'on connaissait réellement les idées de l'allemand, cela ne prêtait qu'à sourire. Les hommes avaient sa totale confiance malgré leurs caractères peu agréables. Leurs louanges de la United-Nation aux airs de propagande endormaient leurs interlocuteurs malgré eux et leur travail restait impeccable. Ils s'étaient rencontrés grâce à l'élargissement du Cercle. Une rencontre sous le signe de la providence car ils n'avaient cessé de vouloir de mettre leurs capacités au service d'idéaux, à priori, contestables. Qu'y faire ? L'amoureux des chiffres était désespérément un nostalgique de la Nouvelle République Nordique. Sa haine pour la nation victorieuse avait rejoint celle de d'autres individus. Mais aucun d'eux ne pensait que la Vérité les aiderait à gagner. Mentir, tromper, dissimuler, autant d'actions pour une bonne cause et pour panser leur fierté meurtrie. Néanmoins Jan avait pas tout à fait fini.

« - En échange de votre liberté d'action, je vous demanderai un discret rapport de surveillance sur les avions militaires de notre chère patrie. »

Les deux derniers mots n'étaient pas dénués d'ironie. Si son intonation suggérait un autre point de vue, elle ne cachait pas son inflexibilité. La raison de cette surveillance ne serait pas expliquée et Jan ne manifestait aucunement l'intention de transiger sur ce point. Son expression demeurait calme. Le même sourire revenait, imperturbable. Le blond avait beaucoup appris en observant son prédécesseur. En partie qu'un sourire, même en cas de défaite, permettait de ne jamais se montrer en position de faiblesse. Le regard perçant de l'italien ne le dérangeait pas. Au contraire, un sentiment de normalité s'emparait de son esprit. S'il flanchait face à cela, sa place de Gouverneur méritait de lui être immédiatement retirée. L'homme gardait aussi en tête la nécessité de faire la part des choses. Croire que l'on devait tout savoir relevait de l'erreur. Une somme trop importante d'informations données en même temps n'apportait rien. À part parasiter l'esprit avec des données inutiles à l'instant T. Ainsi les crimes passés du jeune homme ne suscitait guère sa curiosité. Si l'organisation ne périclitait pas, cela illustrait son sérieux et cela suffisait à l'heure actuelle. Tout comme lui, espérait que le Capo ne cherche pas à en savoir davantage sur ses véritables intentions. Ce sujet de discussion appartenait au futur. Si celui-ci existait.
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MessageSujet: Re: Seule parle l'ambition [Elio]   17.12.11 15:59

    Alors comme ça cet homme ne se satisfaisait plus de son statut ? Quel homme ambitieux, partir à la conquête de l'autre monde en s'attachant à une pièce principal de ce monde, le Capo de la Mafia Uni... Sur ce point Elio se reconnaissait dans le gouverneur. Et malgré qu'il le détestait pour le rôle qu'il portait dans la vie il ne pouvait s'empêcher d'être respectueux de cette façon de faire. Après tout lui aussi n'était partit de rien... Né orphelin d'un père s'étant suicidé par honte de son fils, et une mère l'ayant abandonné car il était un fardeau pour elle, le sicilien s'était donné corps et âme dans l'apprentissage du mal. Car l'illégalité, c'était l'endroit choisi par ceux qui n'avaient plus rien pour briller. C'était ce qu'avait visé le Petit Roi Soleil. En quelques années après un apprentissage assidu des manières mafieuse il s'était dirigé à Gladsheim, avait monté son groupe et avait finit par toucher la mafia-uni. Une fois cela fait il ne s'était en rien arrêter, agrandissant les réseaux de la mafia pour le Capo de l'époque. Et allant même jusqu'à évincé celui là pour cause d'incompétence. Grâce à tout cela il tenait maintenant les rennes. Et il n'avait en aucun cas assouvit sa soif de gloire et de richesse.

    Grâce à tout ce parcours il se trouvait là devant le gouverneur. Il avait depuis ses débuts parlé à bon nombre de gens puissants. Des gens de diverses milieux, ministre fédéré, chef de triade.... mais aujourd'hui il passait un cape. Devenir un être légal au visage du gouvernement. En s'alliant avec un dirigeant de province... C'était une chance à ne pas louper certes... mais il fallait visé le maximum. On lui proposait un aéroport, chose déjà très ambitieuse mais à la vu de la volonté du gouverneur Elio voyait encore plus loin. Si ces deux hommes avaient la même hauteur dans leurs ambitions respectives, ce marché serait des plus bénéfiques pour les deux. Autant Elio que Jan pourraient s'appuyer sur cette alliance.

    Elio portait son magnifique manteau blanc aux bandes dorées sur ses épaules, les manches glissants le long de son corps, et ses bras se croisant au niveau de l'ouverture sur sa chemise noir. Il regardait dans le plus profond de la pupille du gouverneur. Celle ci était d'un bleu magnétique, cet homme devait faire chavirer plus d'un cœur. Il était bien différent du Capo, avec sa peau blanche et ses cheveux blond. Sa carrure était typiquement arienne, avec une mâchoire bien formé et des épaules digne de ceux qui portèrent l’Europe entière sous leur joug pendant prêt de 10 ans. Elio bien que assez carré, entretenant son physique pour son image avait un visage assez juvénile, avec des traits fins presque féminin. Aucune dureté ne s'inscrivait sur ce visage qui aurait pu être celui d'un ange. Cependant ses pupilles vertes, presque grises ne permettaient aucune flamme chaleureuse. Et son sourire, quoi que pouvant être contrôlé ressemblait fortement à celui d'un traître. Sa peau était aussi plus bronzé que celle du gouverneur, les origines différentes faisaient beaucoup de choses surtout sur le physique. Le Capo en réponse au monologue de Jan fit mine de réfléchir en posant sa main sur son menton et en regardant en l'air. Une fois son petit jeu fait il fixa de nouveau son interlocuteur et commença son discours.

    « Peu de réponses... Comme c'est dommage. Je suis flatté que vous m'ayez choisi. Mais voyez vous je ne peux pas me permettre que l'on me retrouve. Alors j'aimerais avant toute chose que vous supprimiez toute trace de mon existence mafieuse, enfin du moins les preuves qui vous ont permises de remonter jusqu'à moi. », oui Elio posait déjà des conditions, mais non il ne s'inquiétait pas dutout de l'effet qu'ils auraient sur les exigences du gouverneur. Après tout ce n'était pour le moment rien de très extravagant...
    « Si vous ne pouvez pas vous en occupez, donnés moi juste les indices que vous avez trouvé et je me chargerait de tout faire disparaître, être humain, preuve matériel et autres rumeurs... », le Capo disait cela avec tellement de calme que cela pouvait paraître monstrueux pour le commun des mortels, mais dans son monde tuer pour ne serais-ce que calmer des rumeurs était une chose tout à fait normal et « légale ».

    « Je vais récapituler vos propositions si cela ne vous gènes pas, car je n'aimerais pas oublier des détails. Vous me proposez de diriger la principale entreprise de transport aériens de la région de Landvidi, et cela sous les seuls conditions d'espionner les mouvements stratégiques de l'armée, et d'avoir dans mon cercle de conseiller deux de vos hommes aptes aux activités demandés par leurs fonctions c'est cela ? Oh, et bien sûr de passer pour la tête pensante en cas de découverte par l'état, et donc de devenir le bouc émissaire pour vous protégez. Et en contrepartie vous me permettrez d'utiliser mes avions dans mes propres intérêts en fermants les yeux, voir dans la limite du possible et du raisonnable de me couvrir. Dites moi si je me trompe Monsieur Feuerladler. »

    Elio attrapa posément son vers et bu quelques gorgé, pour hydrater sa gorge et pouvoir continuer la discussion calmement. Le Capo avait posé à plat tout ce qu'il voyait. Et même si le fait de parler ouvertement du fait qu'il serait sacrifié aux lions en cas de risque, le sicilien n'avait pas peur d'être brusque. Comme l'avait si bien dit le gouverneur, le temps était précieux, et il fallait donc être direct, malgré tout les sous entendus que celui si faisait... Le mafieux reposa son verre pour reprendre là où il en était.

    « Quelques petites questions me taraudes... mais rassurez vous cela ne sera pas gênant pour vous je pense. Vous avez dit précédemment que j'aurais une liberté d'action totale, à part bien sûr vos directives. Comme je vois que pour le moment vous n'avez ni la confiance ni l'envie de m'expliquer pourquoi vous faites cela je ne m'imposerais pas. Mais si par hasard, je voulais prendre les devants en investissant dans d'autres régions pour agrandir le rayon du trafic aérien de mon futur aéroport et donc votre rayon de surveillance donc... Devrais-je d'abord vous demandez l'autorisation ? Il est vrai que cela vous regardera car cela augmentera la croissance des autres régions, cependant le fait que vous me demandiez de faire passer mes actions par vos approbation nuirait beaucoup à mon autonomie. Ce que je trouverais très gênant. Vous l'avez compris, je suis prêt à me faire couper la tête à votre place, mais seulement si le jeu en vos la chandelle... »

    Le Capo était très explicite ce soir là. Il allait droit au but, il acceptait tout ce qu'avait dit le gouverneur jusque là. Mais tenait à mettre les choses aux claires. Elio voyait tout le potentiel de cette alliance et du potentiel il y en avait beaucoup. Cependant tout cela serait réduit à néant si les deux parties n'étaient pas exactement sur la même longueur d'onde. Jan avait dés le début parlé de pion, et même si Elio comprenait très bien le principe, voyant le monde de la même façon. Il savait que tout deux se voyaient comme des pions importants. Il n'était peut être pas équivalent l'un pour l'autre à une reine aux échecs, mais s'apparentaient fortement à un cavalier, la pièce au déplacement si particulier qui permettait des renversements magnifique. Si l'un des deux souhaitait prendre l'autre d'avance et le sacrifier, ils risquaient tout les deux de perdre gros. Le Capo tenait donc à mettre au clair l'ensemble des limites, les fondations qui permettraient au futur d'être prospère....
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MessageSujet: Re: Seule parle l'ambition [Elio]   19.12.11 16:23

Ambition, idéaux, tout était une question de point de vue. Les plus manichéens aimaient les classer de bien à mal. Le gris embarrassait, sacre de toutes les nuances et défiant l'acceptable. Le schéma final présent dans son esprit serait désapprouvé par certains qui évoqueraient les vies sacrifiées pour cela. D'autres y verraient la liberté, leur liberté ôtée. Pour arriver à une fin, il fallait s'en donner les moyens. Cependant dans ce jeu, Jan se savait aussi pion. Une position dûment choisie. Si le tout fonctionnait, cela n'en serait que plus facile de disparaître de la partie. D'autres rêves relégués à un rang secondaire lui tenaient à cœur au fond. Pourtant aucune de ses paroles ne laissait envisager cela. Son monologue achevé, ses yeux glissèrent un instant vers sa chevalière. Elle lui rappelait ce à quoi ces actions le destinaient pour le moment. Puis le jeune homme se mit à parler et son regard se posa à nouveau sur lui. Pour une première rencontre, Jan ne se voyait pas expansif. Une habitude du milieu. Ou une habitude tout court, car au fond, même avec ses conseillers, l'information en fonction de son importance à ses yeux se retrouvait distillée. D'une certaine façon, il appréciait que l'italien ne lui force pas la main. Quant à sa requête, elle était totalement raisonnable et compréhensible. Ce fut pour cela que sa réponse ne traîna pas.

« - Ce sera fait le plus rapidement possible. »

Un coup de fil suffisait pour lancer une opération de nettoyage. Silencieusement, le blond écouta la suite. Pas une seule fois il n'interrompit Elio préférant prêter attention à chaque mot. Leur discussion n'était pas de celle où on pouvait se permettre de négliger les propos de son vis-à-vis. Mais Jan devait reconnaître que le jeune homme parlait avec davantage de franchise. Cette aisance lui promettait un bel avenir et le Gouverneur se surprenait à espérer cela à un mafieux. Jamais, son esprit n'avait imaginé qu'un jour, il côtoierait des personnes telles que lui. Jamais, il n'aurait pensé sa place actuelle. Son futur, il l'avait vu en retrait à travailler sous la coupe de quelqu'un. Dans l'ombre même. Qui le croirait ? Les rencontres et ses objectifs avaient modelé sa personnalité le poussant souvent vers la complexité, malgré un goût pour les affaires réglées promptement. Ce soir ne faisait pas tellement exception. Et pensif à la fin du monologue du jeune italien, il écarta mentalement l'utile et l'inutile. En dépit de son jeune âge, se servir du chef de la mafia en tant que bouc émissaire promettait des dommages collatéraux sans aucun doute irréversibles. Son corps pourrait-il rejoindre le caveau familial ? Peut-être pas, quelle déplaisante perspective. Qui est plus, les directives reçues avaient été suffisamment claires sur le choix. Jeune, on pouvait encore prétendre accepter de subir les conséquences, plus vieux à moins d'être d'une loyauté extrême, on se trouvait un agneau à sacrifier. Cette absence de peur chez le jeune homme lui venait probablement de son milieu. Du moins, était-ce la supposition du blond.

« - Malgré l'exactitude globale de votre résumé, je me dois cependant revenir sur un point... Un bouc émissaire doit être quelqu'un dont l''existence et l'utilité me sont relatives. Un mouchoir est une bonne comparaison... » Ce n'était pas nécessaire de prendre des gants. Il estimait que son interlocuteur comprendrait son point de vue. « Je tiens aussi à vivre encore quelques années et à finir ce qui va être commencé... » Un sourire malicieux ourla ses lèvres. « Bien sur, il faudra trouver le bon individu qui sera le coupable idéal. Si possible un célibataire qui ne sera regretté de personne.»

En somme, Elio se trompait. Un homme seul serait plus facile à pousser au suicide et les soucis inhérents à la famille n'existeraient pas. Il suffisait juste de mettre la main sur le pigeon ambitieux dont la vie comme la mort ne ferait qu'une ligne dans les dépêches des journalistes. Sacrifier une vie ne le dérangeait pas. Ou alors, il aurait choisi parmi les membres du Schwarz Kreis prêt à se tuer pour la réussite de leurs plans. Les extrémistes ne demandaient pas mieux que de mourir honorablement. Les hommes étant les prédateurs naturels de leurs congénères, cela signifiait simplement se débarrasser de sa proie. Dès son entrée en politique, ce type de pensées ne l'avait pas quitté. Avec le temps, il avait aussi compris qu'aucune mort n'était utile, si on savait s'en servir. Mais était-ce possible de les blanchir tous les deux ? Jan aimait pas penser que quelque chose était impossible. Cela revenait à se poser des limites alors que les avancées technologiques actuelles ouvraient de nouveaux horizons. D'un autre côté, il lui fallait aussi s'assurer qu'Elio ne trouverait aucun intérêt à le vendre. Cela se présentait comme un marathon durant lequel il faudrait redoubler d'attention. Sauf si à un moment, il se décidait à avoir entièrement confiance dans l'italien. Cette possibilité serait à envisager, pas forcément dans son intégralité, il ne fallait pas rêver non plus, à un moment. Dans le pire des cas, son esprit risquait de peiner à faire la part des choses, une faille apparaîtrait et des erreurs suivraient. Peut-être que la question du jeune était le bon moment pour esquisser ses choix.

« - Hm vous n'aurez pas besoin de mon autorisation... Et dans le cas où l'aéroport se définirait comme une société privée, vous pourriez avoir accès à nos subventions. » Ses yeux se baissèrent un instant sur la table. Dieu qu'il détestait agir comme un VRP mais cela faisait parti de la fonction.« Toutes les régions ne m'intéressent pas à vrai dire. Leur développement ne me gênera que si leur Gouverneur me pose un problème.»

Pas question de s'attarder sur ses inimitiés. Probablement partagées avec certains. L'idée d'évoquer son intérêt pour le Landloki et le Noanjord fut repoussée. Les positions républicanistes de ces régions n'étaient un secret pour personne mais présentaient un risque. Si Elio avait eu une origine nordique ou slave, le blond y aurait fait allusion mais il ne pouvait que contourner le problème. Les propos rapportés par d'autres ne valaient jamais mieux que d'interroger le principal concerné. Sa curiosité le poussait aussi à tester jusqu'à quel point, le Capo s'exprimait sans retenue.

« - Monsieur Tucci, que pensez-vous de l'hégémonie ? À la fois d'un point de vue professionnel et privé. »
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MessageSujet: Re: Seule parle l'ambition [Elio]   21.12.11 13:21

    « - Malgré l'exactitude globale de votre résumé, je me dois cependant revenir sur un point... Un bouc émissaire doit être quelqu'un dont l''existence et l'utilité me sont relatives. Un mouchoir est une bonne comparaison... Je tiens aussi à vivre encore quelques années et à finir ce qui va être commencé... Bien sur, il faudra trouver le bon individu qui sera le coupable idéal. Si possible un célibataire qui ne sera regretté de personne.»

    Elio faillit laisser sortir un rictus lorsque le gouverneur utilisa le terme de mouchoir... Le prenait-il pour un mouchoir usagé ? Et pensait-il que lui dire en face ne changerait en rien la conversation ? Le Capo ne choisissait que trop peu ses mots, mais Jan lui aurait dû avoir l'habitude. Ce n'est qu'en écoutant la suite qu'Elio comprit qu'il ne parlait pas de lui. Lui était plus le paquet de mouchoir, il s'en servirait un peu plus longtemps, là était la plus grosse différence. Après ce serait au sicilien de savoir à quel point il serait un bon plan, sortir toutes ses cartes pour aider au maximum le gouverneur et voir une multitude d'avantage. Où s’arrêter avant, récoltant les lauriers acquis sans chercher plus. Jan montrait aussi son attachement au bon déroulement du plan. Il n'avait pas l'air de trop sous estimer le mafieux, montrant qu'il tenait à la vie autant voir plus qu'à ses projets. C'était sûrement la plus grosse différence entre eux. Elio avait été élever avec l'idée qu'on ne vivait que lorsque l'on avait acquis ce que l'on désirait le plus. Et pour cela le Capo mourrait sûrement en touchant son but, ou en cherchant simplement à l'atteindre. Poursuivre le bonheur, c'était cela la vie d'Elio.

    Né avec rien, il mourrait en ayant tout. Car après tout, tout le monde meurt sans rien avoir de plus que les autres, la mort est égale et impartiale. Alors pourquoi ne pas vivre en cherchant à tout avoir, la vie étant la seule forme sur terre qui nous permettra cela... Elio ne savait pas si le gouverneur voyait cela de la même façon. Mais l'opinion de celui-ci donnait l'air d'y tendre fortement. Et cela plaisait beaucoup au Capo. La dernière phrase de Jan faillit une nouvelle fois faire tousser Elio. Cet homme qui avait trouvé t'en d'information sur lui parlait de trouver un célibataire et un orphelin comme bouc émissaire. Cet homme ne réfléchissait-il donc pas ? Le Petit Roi Soleil était la personne parfaite. Orphelin de père, abandonné par sa mère. Détestant la gente féminine comme détestaient les souris les chats... Elio n'avait pas l'ombre d'une vie sur les papiers officiels. Et lequel de ses camarades iraient réclamer légalement la justice pour ce meurtre ?

    Elio nota dans un coin de sa tête de vite devenir quelqu'un d'incontournable dans le monde légale. Car la seule assurance qu'il détenait en se jour était l'assurance de la vengeance de ses paires, peut être même l'attaque de l'armée Fédéré lancé par Mitsuo Douryoku, et pourquoi pas encore les attentats du Lao Yin Chi par Feng et Leïla et les représailles de la triade Weng bien sur. Cela était sûrement largement suffisant pour assurer au Capo une longue vie prospère. Mais, dans sa recherche perpétuelle de la perfection il voyait bien cette brèche de l'anonymat dans sa défense. Car même si personne n'avait encore intérêt à le tuer dans le monde de l'ombre, ceux de la « lumière » eux avaient de nombreuses raisons de l’annihiler. Enfin l'affaire n'en était pas là, elle en était même loin. Le Petit Roi Soleil ne serait pas le bouc émissaire, Jan le disait lui même. Et les suspicions n'avaient donc aucun lieu d'être.

    Le gouverneur continua de répondre au questions. Acquiesçant de la liberté d'action du Capo. Lui expliquant même qu'il pourrait disposer de subventions si l'entreprise n'était pas publique. Ce qui devait beaucoup arranger Jan, après tout en quoi le gouverneur pourrait-il être lier à un jeune entrepreneur Landlokien créant une entreprise de transport ? De ce point de vu aucune. Et de tout les autres rien du tout non plus à vrai dire. Jan émit cependant une petite limite. Les gouverneurs des autres régions pourraient poser problème. Dans ce milieu restreint les affinités devaient compter encore plus que les affaires. Et chaque gouverneur devait faciliter les affaires avec ses amis et mettre des bâtons dans les roues de l'autre. C'est comme ça que le Capo voyait les choses en tout cas.

    Jan avait répondu à toutes les questions du Petit Roi Soleil ce qui l'avait satisfait. Cependant ce fut lui qui posa la question suivante. Et celle ci étonna un peu Elio. Depuis tout à l'heure ils parlaient affaire, et là il changeait du tout au tout pour lui demander un avis personnel. Un avis sur l'hégémonie. Le gouverneur voulait-il paraître cultiver pour employer ce genre de mot. Hégémonie... Elio connaissait ce mot bien sûr. Son groupe étant basé justement sur ce principe. Mais la question était plus profonde, pour ou contre le pouvoir par la force. Ce genre de question ne pouvait signifier qu'une chose. Il y aurait un jugement sur sa réponse. Le gouverneur tentait de se faire une idée de qui était le Capo, sûrement pour être sûr de l'étalon sur lequel il pariait... Elio réfléchit un instant avant de répondre, après tout c'était important de savoir quoi dire. Mais cela l'énerva assez rapidement. Si l'homme l'avait choisit lui, c'était qu'il ne souhaitait pas une personne innocente. Il n'avait donc pas à nuancer sa réponse ou mentir. Elio était le Capo de la mafia Uni, et la question était donc très simple.

    « L'hégémonie d'un point de vu professionnel ? Vous vous imaginez que je partage mon pouvoir avec quelqu'un peut être ? » Elio laissa échapper un petit rire amusé.
    « Et bien l'hégémonie me semble la meilleure organisation pensable pour pouvoir évoluer rapidement. Aucun blabla, une simple réflexion pouvant être partager avec des gens, mais une décision prise par un homme. Une décision qui est donc rapide et exécutée immédiatement. Je ne vois rien de mieux que l'hégémonie Mr le gouverneur. », le Capo fit une petite pause avant de reprendre.
    « Pour ce qui est de mon point de vu personnel, j'ai été élevé dans un monde où le plus fort dirige. La loi du plus fort est donc ma façon de voir le monde. Cela n'est pas vraiment de l'hégémonie. Mais si une personne est capable de surpasser les autres par la ruse, la force ou tout autre capacité elle mérite de gouverner. La seule chose qu'on le droit de faire les faibles sont de s'allier et de tenter leur chance, voilà mon point de vu. Et voilà pourquoi je vise seul le sommet Mr le gouverneur. Tout simplement car j'en ai les capacités. »

    Cette dernière phrase passerait sûrement comme de la vanterie, mais se n'en était pas. En ce jour Elio aurait pu souhaiter ce mettre en valeur. Mais ce n'était rien de plus que sa vision des choses. Il avait une confiance en lui qui dépassait l'idée d'absolu. Et même si cela agaçait, il ne pouvait être autrement. Il n'avait jamais fait aucune erreur dans ses choix, et là où il avait échouer, ceux qui l'avait dérangés avaient été exécuté. Seul moyen d'expier leurs pêchers envers lui, le fils de Dieu sur terre. Après avoir répondu à la question du gouverneur Elio joua avec son verre. Il n'en avait pas bu une seule gorgée depuis le début de la soirée. Il ne payerait pas d'ailleurs. N'ayant pas consommer il n'y avait aucune raison de le faire. Après quelques instant à fixer son whisky et à réfléchir, le Capo releva la tête et posa une nouvelle question.

    « Nous avons parler de l'investissement dans les autres régions unis, mais auriez vous un quelconque intérêt à élargir le champ d'espionnage jusque dans les terres fédérés ? Non pas que je veuille absolument créer des lignes vers la fédération d'Asie. Mais si nos buts convergeaient tout deux vers des régions de l'autre gouvernement, j'aimerais en être avertit. Pour mettre tout cela en place. »

    Après tout jusque là le Capo n'avait créer un réseau qu'en dehors de son propre pays. Après tout même si il était recherché dans la Fédération, la police fédéré ne viendrait jamais le chercher dans la United-Nation. Ils seraient directement emprisonné, alors que lui serait relâché étant un honnête citoyen de ce côté de la frontière. L'ouverture de lignes mondiales seraient donc un avantage certain pour le Capo. Cependant fallait-il encore que l'homme qui le finançait soit d'accord, et que la demande de transfert et de voyage vers la fédération soit assez forte pour faire vivre la ligne. Il commençait donc déjà à demander. Ne pas perdre de temps était une bonne chose, savoir jusqu'où cet affaire lui serait utile et voir ce qu'il devait prévoir à côté pour palier les difficultés qu'elle ne réglait pas. Le Petit Roi Soleil fixa donc le regard du gouverneur, en quête de ses réponses.
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MessageSujet: Re: Seule parle l'ambition [Elio]   23.12.11 13:59

Oh que non, il ne s'imaginait aucun partage de pouvoir et se moquait aussi éperdument de savoir si sa question était stupide. L'interroger uniquement sur un point aurait laisser de la place au mensonge. Jan considérait aussi que la vision du travail et du monde se rejoignaient. Les dissocier n'avait pas lieu d'être. Maintenant cela ne restait intéressant que si son interlocuteur y répondait sans détour. Ce que fit Elio. D'un certain point de vue, il comprenait mais cela signifiait une soif intarissable de pouvoir. Ces personnes pouvaient-elles réellement trouver la satisfaction un jour ? Cette loi du plus fort lui avait été aussi répétée dans son enfance. Cette même loi qui avait causé sa tristesse passée. Mais pendant ses études ou son travail, elle lui avait paru universelle. Malgré cela, le pouvoir absolu et incontestable d'un homme le renvoyait intérieurement à la mégalomanie. Toutefois le blond savait d'où venait ce sentiment. Il était né avec des tâches à accomplir. Ses ambitions ou ses désirs n'avaient eu d'intérêt que s'ils rejoignaient la raison de sa naissance. Le poids n'avait jamais cessé d'être présent mais plus grand, il en avait choisi un autre. Mourir pour cette cause ne lui faisait pas peur, il espérait juste que sa fille, arrivée à l'âge adulte, comprendrait. Et après que choisirait-il ? Une idée de reconversion dormait déjà dans un coin de son cerveau mais l'homme doutait qu'elle prenne vie un jour. Un sourire amusé apparut fugacement sur son visage. Un sentiment de liberté lui paraissait se détacher des propos du jeune homme. Suivre la voie que l'on désirait et peu importe de quoi il s'agissait, en être le sommet. En tout cas, l'italien ne manquait guère de confiance en lui. Ce genre de déclaration donnait immanquablement de suivre le parcours de celui qui l'affirmait.

Et le jeune italien ne perdait pas de temps non plus. Pour Jan, une seule réponse lui vint à l'esprit. Cependant il réfléchit un instant. Quelles étaient les réelles ramifications de la mafia unie à l'heure actuelle ? Avait-elle déjà investi le territoire fédéré ? Ce point lui parut intéressant et méritait sans contexte d'être creusé. Avant de demander que le nettoyage soit effectué, une petite demande d'informations supplémentaires serait nécessaire. En attendant, l'homme revint à la question posée.

«  - J'en ai un, en ce qui concerne le Shieryu mais il s'agit d'un avenir encore lointain... »

Le Shieryu était loin de la zone prospère et calme, néanmoins elle était une pièce de cet ensemble vers lequel le Gouverneur tendait. Landloki, Noanjord, Shieryu, cela ne manquerait pas de raviver des souvenirs chez certains. Le plus compliqué serait de morceler le Landvidi. À moins que le Landloki ne réclame quelques pays, Jan avait pas encore trouvé la solution à ce problème. Qui plus est, il doutait que la Fédération d'Asie laisse partir facilement un de ses territoires en dépit de la haine des pro-républicains présents. Ses relations avec le soit-disant ennemi n'existaient pas et cela l'empêchait d'avancer sur ce point. Et un voyage dans ces terres n'était pas à l'ordre du jour. Sans compter que la région voisine de la sienne avait déjà de quoi l'occuper. Ce problème en masquait un autre. Celui d'éviter le bain de sang. Les actions devaient être exécutées avec discrétion et ne laissaient aux spectateurs que le sentiment qu'il était trop tard pour répliquer. Son point de vue d'homme politique songeait aussi à l'impact médiatique et sociale de nombreuses morts. La plupart des citoyens aspirait à la paix, ne pas craindre le lendemain ou des attentats. Si le peuple se soulevait contre son gouvernement, que les militaires réprimaient cet acte, leur côte de popularité et la confiance accordée ne pouvaient que s'effondrer. Mais un autre risque lui vint à l'esprit. Sa tête se tourna en direction d'une fenêtre. De l'étage, les lumières de la ville se distinguaient clairement. L'obscurité mettait en valeur chaque point lumineux et révélait des scènes de vie. Une personne encore entrain de travailler, une famille entrain de regarder un match. Cependant moins de buildings devaient s'élever. Des constructions s'érigeaient comme pour effacer le plus vite possible les cicatrices du conflit. Les yeux encore posés sur les bâtiments, il murmura suffisamment fort pour que son vis-à-vis l'entende.

« - Le fait est qu'une toute autre division des frontières actuelles me plairait davantage. Un peu d'indépendance ne nuirait à personne.»

Lentement, son regard revint sur la silhouette d'Elio. S'il désirait devenir le maître du monde – nombreux étaient d'ailleurs les candidats à cette fonction selon lui - , politiquement parlant, le blond n'aurait pas l'intention de l'aider. Peut-être que le sommet de ce dernier était d'une toute autre nature mais dans le doute. Son cerveau lui intimait de repenser à tout ceci à tête reposée. Avant de penser aussi à la nation ennemie, un autre détail en territoire uni était à régler. Pas des moindres, non plus. Heureusement la guerre ayant détruit des villes, il n'y avait pas besoin d'exproprier les gens pour récupérer des terres.

« - Pour revenir un instant en United-Nation... La localisation de l'aéroport n'a pas été définie même si deux anciennes régions françaises, la Bourgogne et les Rhônes-Alpes, ont été envisagées... Avez-vous déjà une préférence ? »

La Suisse avait été aussi listée mais écartée. Le blond songeait que l'infrastructure devait occuper une place centrale, afin de pouvoir devenir un point important par la suite. Favoriser une portion du territoire plutôt qu'une autre le dérangeait aussi. Certaines villes resteraient difficilement accessibles à cause de leur environnement mais il fallait si possible en diminuer le nombre.
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MessageSujet: Re: Seule parle l'ambition [Elio]   24.12.11 18:45

    «  - J'en ai un, en ce qui concerne le Shieryu mais il s'agit d'un avenir encore lointain... »

    Deux choses importantes ressortirent de cette minuscule phrase. La première était positive, l'autre était nettement moins intéressante même si elle ouvrait quelques possibilités... La note positive était l'emploi du terme «  un avenir encore lointain », cela signifiait qu'il voyait bel et bien cet échange dans la durée. Des beaux jours étaient à prévoir pour la mafia unie. Des jours pleins de richesses, aux risques mesurés et invisible aux yeux de tous. La mauvaise nouvelle quand à elle était le choix de la région. Le Capo avait déjà des relations dans ce que l'on pouvait appeler la Fédération d'Asie principale. Mais là on ne parlait plus vraiment de la Fédération... Dans l'univers d'Elio Tucci la République Nordique n'était pas morte loin de là. Et même si lui en cet instant faisait la pluie et le beau temps sur l'ensemble de la United Nation. L'autre famille mafieuse la plus puissante au monde voyait son territoire divisé à cause de cette République Nordique.

    Pouvait on dire en ce jour que la Mafia Unie était le réseaux criminel le plus puissant de ce monde. La réponse était clairement non. La Triade Weng, plus vieille, plus mature donc et ayant un réseaux jusque dans les sphères les plus hautes du gouvernement fédéré damait le pion à Elio, s'était une certitude. Cependant une chose affaiblissait cette famille que le Capo apprenait à connaître depuis peu, cette chose était L'Assotsiatsii. En effet comme dans toute histoire ou il y avait des gens dominés, déchu de leur place il y avait un monstre, un monstre crée par leur haine. Dans le cas actuel ce monstre était Ivann Evanov. Il y avait plus de rumeur que de fait réel sur son identité, sur ce qu'il faisait et même ce qu'il pensait. Mais Elio faisait très attention à toute les rumeurs. D'ailleurs comment aurait-il pu en être autrement. Après tout la rumeur comme quoi le nouveau Capo de la mafia-unie était Elio Tucci et qu'il était l'instigateur de la nouvelle drogue qui donnait toute sa puissance au Lao Yin Chi était fondée. Dans ce cas comment le Petit Roi Soleil aurait pu ignorer une rumeur ? Le plus inquiétant dans cette rumeur était que l'Assotsiatsii avait ses réseaux dans les plus hauts gradés de la Fédération. Et même si Elio avait aussi son propre réseaux à la Fédération d'Asie ainsi que le soutient de la Triade Weng, pouvait-il réellement nier le danger ?

    Le Capo qui s'intéressait de prêt à l'indépendance de l'ex-République Nordique n'avait encore jamais posé les pieds autre par que sur le territoire conquit par la United-Nation. La raison en était simple. Il n'était déjà que trop peu apprécié dans cet endroit, alors sans atouts importants dans ses poches pourquoi aurait-il été risqué ça vie dans la zone de la Fédération la plus hostile ? A cet instant on ne pouvait pas dire que les trois grands groupes mafieux entrait en guerre, loin de là même. Après tout Elio avait promis de porter main forte à la Triade Weng dans leurs projets. Et même si ceux ci devaient avoir quelques problèmes avec Ivann le Capo lui n'avait pas dans l'idée de s'en faire un ennemi. Si il le fallait, pour son commerce, et pour l'aide qu'il comptait apporter aux résistants de l'ex République il s'allierait très certainement avec cet homme. Après tout il n'avait rien ou peu à lui envier...

    On parlait d'un homme charismatique, prêt à tuer de sang froid et à l'intelligence digne des plus grands génies. Elio était-il différent ? Il ne s'était jamais sentit infèrieur à côté des chefs des autres mafias, à côté des ministres, et ni même aujourd'hui à côté d'un gouverneur. Il avait tué de sang froid l'ancien Capo, s'asseyant à la place de celui-ci alors que le sang chaud du cadavre coulait encore à ses pieds. Et il avait tuer à lui seul une bande de preneurs d'otage... Quant à son intelligence... il n'avait encore pas pu la démontrer réellement. Rester dans l'ombre était sûrement une des plus grandes preuves, mais certains voyaient cela comme de la lâcheté. Pourtant Elio manipulait dans l'ombre, se créant un réseaux, des amis, des connaissances... Pour le moment rien de vraiment solide n'en était sortit. Mais cela ne tarderait plus. Les deux hommes devaient sûrement se ressembler, le Capo peut être un peu plus bavard, enfin c'est ce qu'il entendait dire. Dans son monde tout n'était que chuchotement, que rumeur et calomnie. C'est pour cela que la première loi de sa Mafia était l'Omertà. Pas de traître, des rumeurs qui n'étaient en aucun cas prouvable donc et une façon des plus sûr d'assurer la longévité des affaires. Les traîtres ayant une espérance de vie plutôt courte...

    La conversation reprit de nouveaux sur l'idée de l'aéroport. Et sur son emplacement plus exactement. Il est vrai qu'un aéroport qui dé-servirait l'ensemble du monde devait avoir une position stratégique dans le territoire. Proche d'une ville déjà assez développée, et ayant cependant assez d'espace vierge pour agrandir et créer de nouvelles infrastructures. Ou alors être un endroit totalement vierge, où tout ce construirait en même temps. Un pari très lourd sur l'avenir. La ville au monde qui serait sûrement la plus développée, pleine de toute les nouveautés. Un pôle d'attraction mondial où pourrait se rassembler tout ce qu'il se fait de mieux. Elio s'en doutait un peu, mais Jan ne cherchait sûrement pas cela. Il avait l'air de vouloir plutôt rester discret tout en étant rentable. Mais Elio le savait bien, il y avait deux moyens d'être discret. Soit comme lui être invisible, soit être voyant au point d'en éblouir. Et à l'endroit ou tout le monde fixe son regard, il n'est pas rare que personne ne soit en mesure de voir ce qu'il y a. Pour cacher quelque chose, il suffit de montrer quelque chose de plus important encore... Quoi qu'il en fut de ce que connaissait Elio sur la discrétion il n'était pas ingénieur ni topographe. La seule chose qu'il pu répondre à cela fut encore une fois sa vision des choses.

    «  Un préférence ? Ha ha oui j'en ai une, mais se ne serait pas entre ces villes si. Et je dois vous avouez que mes préférences n'ont pas du tout à voir avec vos projet d'aéroport. Sur l'emplacement de celui-ci je suis sur qu'une petite recherche par un équipe de spécialiste mise à disposition par l'Etat vous aidera mieux que moi... Mais de mon simple point de vu une zone vierge et constructible serait parfaite. Une zone sans trop de dégats pour ne pas perdre d'argent à tout déblayer... Après si mes préférences sont d'un point de vu du cœur je vous proposerais bien Palerme, cette ville est tellement belle. Mais cela ferait trop cliché, un sicilien dont les ancêtres étaient dans la mafia qui construit un aéroport en Sicile... Ce serait plein d'humour je trouve. Quoi qu'il en soit c'est votre région Mr le Gouverneur, donc construisez cet endroit où bon vous semble. Mais je vous le demande, si vous prévoyez quelque chose pour la Sicile, avertissez moi. La population n'en sera que plus apte à vous écoutez. Car entre un arien et un enfant du pays, je vous laisse imaginé qui sera le mieux reçu. »

    Elio était assez personnel avec le Gouverneur. Il ne le considérait pas comme un proche et ne lui accordait que peu de confiance. Mais si des affaires devaient se faire entre eux, le Capo voulait que Jan sache à quoi s'attendre. La mention de la Sicile dans son discours n'était pas vraiment anodine, quoi que venu spontanément dans la conversation. Lorsqu'Elio avait apprit qu'un nouveau gouverneur avait prit le contrôle de la Landvidi il s'en était voulu de ne pas être en position de lui reprendre la Sicile. S'en était suivit une période de haine profonde, si il avait eut de quoi le faire sauter Jan serait sûrement mort. Ce sentiment s'effaçait peu à peu, même si une amertume écumait l'âme du Sicilien à la vu de l'homme jusqu'à aujourd'hui encore. Mais ce rapprochement inopiné lui faisait voir un nouvel avenir. Le gouverneur n'avait pas encore touché à cette petite région, et il n'y avait donc aucun problème. Mais Elio tenait à lui faire savoir de l'importance de celle-ci. Et au fond de la pensée du Petit Roi Soleil il y avait l'idée que tant que tout irait bien en Sicile tout irait bien pour Jan. Non pas une menace mais un avertissement. Le Capo n'était pas fou, avec le gouvernement actuel même si le gouverneur était le plus gentil des hommes et lui donnait un bout de son territoire, rien ne se passerait du point vu légale. Elio n'avait de toute façon pas d’intérêt à chercher à conquérir la Sicile pour le moment. Son nouveau compagnon Jan lui proposait déjà bien assez, il tenait juste à garder un œil sur le joyaux qu'était son pays natale. Alors que son esprit commençait à se dissiper dans l'idée de protéger la Sicile, le visage de Ivann Evanov vint le réveiller. Elio se doutait que le Gouverneur savait que le Shieryu était une région très mauvaise pour les affaires, du moins pour les affaires publiques, mais voulant en avoir le cœur net il s'accorda quand même une question. Enfin, un ensemble de question comme à son habitude...

    « Mr le Gouverneur, vu votre réseau d'information et votre façon de parler d'indépendance je ne doute pas que vous savez que le Shieryu est le domaine de la mafia nommée l'Assotsiassi. Mais j'espère pour vous que vous avez une raison justifiable aux yeux du gouvernement pour ouvrir une voie vers cette région... Car la Sibérie n'a jamais été économiquement très intéressante, et les régions de l'Ex-République Nordique ne sont pas des lieux très prisés. Je doute que l'Etat actuel ne surveille pas vos actions là bas. Je comprend que cela soit dans vos projet lointain, et je ne souhaite pas réellement savoir ce qui ne me concerne pas dans l'absolue, mais si je dois m'arranger avec la mafia « locale » j'aimerais en être avertie à l'avance. Ivann Evanov le chef de l'Assotsiassi n'est pas quelqu'un de réellement dangereux je pense, mais étant un « gros poisson » j'aimerais pouvoir préparer des arguments de valeurs qui pourraient le mettre de notre côté. »

    Elio choisissait bien ses mots, « notre côté », il ne parlait déjà plus au singulier. Il évitait de dire aussi qu'il était sûr que le Gouverneur était proche des cellules extrémistes républicaines. Voir même qu'il était déjà en relation avec l'Assotsiassi. Après tout l'Omertà était aussi imputable à lui, et cette loi plus que de se taire intimait aussi le devoir de ne pas trop en savoir, de ne pas trop chercher à savoir... Cependant le Capo si il n'avait pas tord voyait cela comme un atout supplémentaire. Car même si lui abandonnait pour un moment son idée d’affranchir la Sicile des jougs de la United-Nation. Il n'abandonnait pas l'idée de le faire d'abord chez les Nordistes. Après tout les sentiments de révolutions y étaient très forts, les armes y étaient quoi qu'insuffisante et de plus l’événement que cela créerait permettrait le morcellement des troupes ennemis, et donc une libération plus facile de la Sicile. Enfin cela n'était qu'une théorie, et une théorie dans le cadre d'un conflit ouvert et donc armé... Toutes ses grandes idées passaient bien après l'expansion de la Mafia-Unie et donc après le deale entre le gouverneur et le mafieux.
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Seule parle l'ambition [Elio]

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