Sujet: Re: Un exotisme assassin (PV Aïsha) 12.12.11 17:05
- Je cherche des matériaux pour fabriquer des bombes.J’ai avec moi tout l’argent nécessaire pour le payer.
La demoiselle ne dit rien de très intéressant pour le mafieux. Elio pensa tout de même que sa deuxième phrase n'avait pas lieu d'être. Elle lui parut même dangereuse, mais il n'avait rien à dire de plus là dessus. Leïla l'avait déjà dite, et les affaires de la petite peste ne le regardait pas. Le Capo remarqua cependant que le rire du chef rebelle était bizarre. Il n'y avait rien de drôle dans ce qu'avait dit la fédéré. Ce rire lui rappelait beaucoup ceux des politiciens, un rire inquisiteur, plein de sous entendu et d'avidité. En y réfléchissant de plus prêt se rire ne ressemblait que très peu à l'idée qu'il se faisait d'un rire de terroriste. Et la posture ainsi que le décor de cette pièce ne montrait en rien le mal être de ces personnes qui cherchaient à reconquérir leurs terres... La furia Uni les avait-elle transformé en monstre assoiffé de bien. Etaient-ils tous comme Elio ? Des hommes étant né sans rien, à qui on avait apprit à tout vouloir ? Non... beaucoup de chose les différenciaient du Capo.
Celui si vit sa compagne du moment partir escorté par deux gros gorilles, cela le fit un peu sourire heureux pour elle qui trouvait enfin ce qu'elle cherchait. Son visage se retourna vers celui du chef tribal qui le fixait. S'intéressant de plus près à son cas vu qu'il avait réglé celui d'avant. Le sourire malsain trônait toujours sur les lèvres du Petit Roi Soleil. Le chef de se groupuscule avait l'air minable par rapport à l'aura que dégageait le Capo. Lui qui avait tant l'habitude de sentir des présences puissantes ne sentait rien en face de lui. A l'heure actuel l'homme en face de lui ne représentait rien de plus qu'un charlot sur un trône volé à un grand homme... Mais ce charlot disposait de bombe, et Elio convoitait ses biens, ce qui lui créait une immunité, une once de respect. D'une voix totalement uni il demanda au sicilien ce qu'il voulait exactement et si il avait de quoi payer. Le Capo toujours en habit de touriste répondit à la question d'un ton assez solennel, un ton qui n'allait pas avec sa dégaine.
« Comme je l'ai déjà dit avant je me nomme Léonardo De Lacosta, et je suis en quelque sorte l’ambassadeur du groupe de résistance républicaine. Notre groupe a pour but de récupérer l'ancienne République Nordique grâce au feu de vos armes. Nous n'avons pas beaucoup d'homme, pas beaucoup d'armes. Mais en plus de notre fierté infini nous avons de l'argent. Assez pour se payer une armée de Hatem si ceux si n'étaient pas si rare sur le marché noir... C'est donc pour une raison d'armement que je viens solliciter votre aides Monsieur. Je souhaiterais pouvoir créer une relation solide et durable entre le front de libération et votre groupe. »
Le discours du Capo eu l'air de faire mouche. L'homme qui avant était avachit sur son trône comme un roi d'opérette s'était redressé et commençait à l'écouter avec attention. Il fallait dire que le Petit Roi Soleil n'était pas trop mauvais pour la parlote. Il pouvait endormir bon nombre de gens. Le sicilien côtoyait bon nombre de grands de ce mondes, et il avait appris sur le tas. Tous l'avaient pris et le prenait sûrement encore pour un pion que l'on bougeait à sa guise. Mais Elio apprenait, il apprenait toujours, se liant une toile solide. Il était peut être le seul lien qui pouvait exister entre les deux nations ennemis mais il était là. Pouvant se réfugier dans n'importe quel côté. Et c'était ce don d'adaptation qui reflétait ses paroles. Et ce don qui fixait l'attention du chef tribal sur ses fines lèvres. L'homme s'abreuvait de ses paroles. Mais très vite l'africain déchanta. Elio n'avait pas parlé du moyen de financement. Et le pseudo-chef ne se gêna pas pour lui rappeler de répondre sans plus de politesse. Une petite flamme haineuse s'alluma dans le fort intérieur du mafieux mais rien ne sortit. Il se contenta juste de répondre l'air de rien. Essayant de garder une prestance dans son langage et dans sa posture plus faible que celle de l'homme en face de lui.
« Et bien j'ai avec moi très peu de liquidité, mais j'ai la carte de crédit du groupe. Bien sur je ne peux pas à moi tout seul l'utiliser. » Faux pensa-t-il. « Comme je vous l'ai dit plus tôt je suis plutôt là pour un accompagnement sur du long terme. Et même si j'ai le pouvoir de vous avancer quelques milliers de dollars j'ai un plafond assez limité qu'il me sera impossible de dépasser sans un contrat fiable avec vous. »
La flemme de l'avidité se ralluma dans les yeux du terroriste. Les milliers de dollars avaient fait mouche. Mais surtout la somme qu'il pouvait dégager par la suite avait fait encore plus d'effet. Cela fit intérieurement grandement rire Elio. A cet instant tout ce qu'il disait n'était que pur mensonge. Il prévoyait déjà de revenir ici avec quelques hommes bien armés et de prendre le contrôle des lieux. Tout se bazar était ridiculement peu surveillé lui semblait bien ridicule. A cet instant ce qu'il cherchait en continuant de parler était de revoir Leïla pour repartir, et surtout savoir si les bombes étaient vraiment là et si il n'y avait pas d'autres affaires à faire ici. Le chef tribal reprit la parole et demanda ce que souhaitait avoir le Petit Roi Soleil. Il se félicitait lui même d'avoir les plus belles armes en stock. Elio sentait de plus en plus qu'il y avait un problème. Pour être un bon menteur il savait que quand les gens parlaient sans rien proposé de très concret s'était que quelque chose n'allait pas. Mais le Capo continua tout de même à creuser un peu.
« Je cherche des armes lourdes, le genre de chose qui ne se trouve pas sur les marchés occidentaux. Bombes, véhicules de combats, lance roquets.... Le genre d'arme difficile à transportées mais que nous sommes capable de cacher. Bien sur si vous avez tout cela vous serez grassement récompen..... » Elio ne pu finir son mot, interrompu par des tires d'armes à feu.
Son regard se tourna vers l'endroit d'où venait les coups de feu et un mauvais pressentiment l'envahit. Il mit quelques secondes à comprendre ce qui le gênait. Les coups de feu ne l'effrayaient pas vraiment, quoi qu'il ne s'était jamais fait tiré dessus auparavant. Mais son mauvais pressentiment venait de l'endroit plus que des coups de feux qui n'annonçaient pourtant rien de très bon. Cet endroit, c'était par là qu'était partit Leïla la princesse des rebelles. Elio ne fut pas dessus par ses pressentiments. En même temps qu'il vit les flashs lumineux dû aux coups de feu il vit sortir du coin de l'entrée la douce fédéré. Elle courrait à toute vitesse suivit de près par des balles filantes. La première chose que pensa le Capo fut :
*Dans quoi c'est elle fourrée* Cette pensée fut très vite suivit de * Non ne cours pas par là, ne vient pas par ici !!!* Mais cette pensée aussi fut supprimée très rapidement lorsque la jeune femme cria son prénom en disant sauvons-nous. Là Elio ne pu s'empêcher de penser * Ohh merde * avant d'être attrapé par le bras et embarqué dans une folle course.
Leïla menait la danse, courant à toute allure et entraînant le Capo par le bras. Celui si aussi courait, d'une façon tout à fait comique avec une sorte de course en monté de genoux, retombant sur la pointe des pieds. Il était pourtant très sérieux. Si il avait su que cette femme lui attirerait autant de malheurs il ne lui aurait jamais mis sa mitraillette sous le né. L'idée de mitraillette lui revint à l'esprit, et une l'arme coula presque sur sa joue. Ils étaient entrain de courir dans un dédale de tentes, poursuivit par des hommes et des balles. Avait-il la moindre chance de revoir ses armes favorites ? Il en doutait. Et même si l'idée de mourir ici ne lui traversait même pas l'esprit il voyait cette situation comme insurmontable. Dans son désespoir teinté d'euphorie, l'adrénaline lui montant à la tête et le faisant rire d'une voix effrayante, Elio reconnu l'endroit d'où ils étaient arrivé. D'un geste vif le Capo entraîna Leïla entre deux tante vers le lieu qu'il avait reconnu. Lieux où il avait été dépossédé de ses mitraillettes et qui donc, il l'espérait ne devaient pas être trop loin.
Ne doutant jamais de rien il fonçait tête baissé vers son souvenir de ses mitraillettes, ses Thompsons... Il savait au fond de lui que si il retrouvait ses deux bijoux se ne seraient plus eux qui courraient dans tout les sens comme des chèvres apeuré mais les racailles qui avaient osé se mettre en travers du Petit Roi Soleil... C'était en tout cas le film que se passait Elio dans sa tête d'enfant.Le couple finit sa course folle totalement à découvert. Le sicilien n'écoutant que ses réflexes bondit derrière l'abreuvoir prêt de ce qui semblait être une cabane pour gardien et les écuries en serrant toujours la main de sa camarade , prêt de ce qui semblait être une cabane pour gardien et les écuries. Là allongé derrière le réservoir il scruta les yeux de Leïla en quête de réponse. Et surtout en quête de ses mitraillettes. Car un Elio sans ses armes n'était pas plus qu'un mafieux mort...
Invité Invité
Sujet: Re: Un exotisme assassin (PV Aïsha) 13.12.11 17:05
Ils étaient tous les deux en train de courir pour sauver leurs peaux dans ce trou à rat. Heureusement qu’il n’y avait pas eu beaucoup de couloirs à retenir avant d’arriver dans la salle aux apparences si tribales. Elle retrouva donc plus facilement son chemin et ils réussirent à sortir l’extérieur. Mais cela ne voulait pas dire que c’en était fini pour autant. Ils étaient encore dans l’enclos de ces hommes étranges. Que faisaient-ils ? C’était la question la plus préoccupante, très certainement. Pourtant, comme elle continuait à courir dans une direction, elle n’essayait même pas de chercher une réponse. Elle espérait peut être que par la suite elle le découvrirait grâce aux papiers qu’elle avait emporté avec elle. Mais de cela elle ne pouvait pas en être sûre. En tout cas, pour l’instant, elle était très paniquée et effrayée. Elle savait qu’elle se battait pour ne pas tomber dans le piège et pour ne pas finir toute sa vie dans une cellule. Sinon, ce serait la fin de tout. Et cela ne devait pas être la fin de tout. Elle devait forcément accomplir son attentat ultime. Elle avait promis et elle lutterait quoiqu’elle dût faire, pour atteindre ce but. Ce n’était donc pas encore le moment de se laisser abattre et de laisser la mort venir à vous peu à peu. Elle savait néanmoins que cette tâche ne serait pas aisée. Même à l’extérieur les hommes avaient dû être prévenus en entendant les coups de feu. Ils devaient donc rôder dans le coin pour tenter de les repérer. Le pire était qu’ils possédaient leurs armes et leurs montures.
Elle nota alors qu’ils s’étaient arrêtés pendant une fraction de seconde. Mais elle n’eut pas vraiment le temps de se poser de question qu’Elio la prenait par la main et l’entraînait vers un abreuvoir. Ils se postèrent derrière et se turent. Elle vit alors les yeux de l’homme qui la regardait avec insistance. Elle n’avait aucune idée de la manière dont ils pouvaient s’en sortir. Elle avait besoin de réfléchir mais elle doutait avoir assez de temps pour penser à tout. Ils devraient très certainement encore une fois foncer têtes baissées vers leur destin, sans avoir un vrai plan. En tout cas, ce n’était plus la même femme qu’Elio pouvait voir. Elle était apeurée et paniquée. Elle angoissait car elle n’avait pas envie de terminer sa vie dans cet endroit. Elle avait tellement de choses à accomplir encore. Alors elle essayait de se calmer et de reprendre son sang froid, mais cela ne fut pas chose aisée. Elle avait donc décidé finalement d’abandonner cette idée et de montrer son autre visage. Parce que malgré tout, même si elle n’avait pas eu peur la dernière fois alors qu’Elio pointait l’arme sur elle, cette fois-ci ce n’était plus du tout la même chose. Ni la même situation par la même occasion. De toute façon, elle paraissait beaucoup moins sûre d’elle, moins froide et beaucoup plus fragile surtout. La femme qu’elle tentait de cacher par-dessus tout depuis toujours. Parce que ce n’était pas du tout elle qui était la plus méchante entre Leïla et elle. Sa sœur avait été vraiment cruelle, toujours. Aïsha n’avait fait qu’apprendre mais cela ne voulait pas dire qu’elle n’avait pas encore gardé ses airs de fille fragile et douce provenant d’une famille aisée, tellement naïve qu’elle se faisait manipuler comme un pauvre pantin.
Elle observait donc Elio avec toute la peur que ses yeux montraient. Elle essayait de réfléchir à l’endroit où pouvaient se trouver leurs armes. Parce qu’après tout, elle n’avait pas envie du tout de se séparer de la dague de sa sœur. Celle-ci lui était tellement précieuse qu’elle refusait de la perdre. Finalement, elle se rendit compte que cela ne servait pas à grand-chose puisque les hommes avaient pris leurs armes et tout posé sur les selles des montures avant de les emmener avec eux vers un autre endroit. Quand elle tourna ses yeux vers le bâtiment qui semblait être une écurie, juste à côté d’eux, une idée lui traversa l’esprit. Elle ne prit pas une seconde de plus pour réfléchir et préféra de toute façon foncer tête baissée plutôt que de rester dans cet endroit où ils pouvaient être repérés à n’importe quel moment. Pour cette raison, elle entraîna en même temps avec elle, Elio. Pour l’instant, ils n’avaient heureusement pas croisé le chemin des hommes armés. Une fois à l’intérieur, elle se doutait que cela pouvait se corser et elle eut raison parce que deux hommes surveillaient justement les deux montures qu’elle reconnut instantanément. Les armes qu’ils avaient laissées se trouvaient juste à côté d’eux, posées sur une sorte de tabouret. Ils devaient attendre les ordres du chef pour les lui apporter, très probablement. Aïsha se cacha derrière un des box à l’entrée pour ne pas être vue et pria en silence à Elio d’en faire de même. Elle jeta un rapide coup d’œil, malgré sa peur, afin d’évaluer la situation et ce qu’ils pouvaient faire pour s’en sortir. Finalement elle se tourna vers son acolyte avant de lui passer la petite arme qu’elle possédait encore entre ses mains.
- Tires, tu dois être meilleur dans ce domaine ! lui ordonna-t-elle en même temps.
Cela voulait bien évidemment dire de tirer sur les deux hommes. Peu lui importaient s’il les tuait. La mort de d’autres personnes ne la préoccupait pas du tout. Elle préférait les savoir morts plutôt que d’être morte elle-même. Alors elle espérait bien qu’Elio eût compris ce qu’il devait faire. Elle acquiesça de la tête pour lui dire qu’elle était prête à lui céder la place afin qu’il tirât les deux coups. Dès que le premier retentit, l’autre homme fut tellement surpris qu’il ne réagit qu’en regardant son partenaire tomber sur le sol. Il n’eut pas le temps de comprendre que lui également accueillait la mort. Aïsha se lança alors sur les deux montures, qui apeurées par les coups de feu, étaient totalement excitées. Elle fit attention à ne pas marcher dans la flaque de sang qui s’étendait de plus en plus sur le sol. Elle essaya de les calmer mais cela n’était pas facile du tout. Elle préféra alors d’abord s’assurer de récupérer sa dague dont elle s’empara sur le champ. Bien sûr, Elio avait également repris possession de ses deux armes. Une intuition de la jeune femme lui donnait l’impression que désormais tout semblait réglé. Il n’hésiterait certainement pas à utiliser de ces deux armes pour tirer sur les armes et assurer ainsi d’une meilleure leur fuite. Elle lui sourit. Elle revint alors pour calmer les deux pauvres bêtes. Une fois cela fait, elle était certaine qu’il ne leur restait que très peu de temps avant que les autres hommes ne rappliquassent dans les écuries. Ils avaient dû entendre le raffut qu’ils avaient fait. Elle se dépêcha donc de tout préparer et monta encore une fois avec une belle dextérité sur le cheval.
A ce moment, elle entendit les bruits de pas des hommes. Mais elle n’eut pas le temps de retourner la bête et de la faire démarrer qu’elle les vit déjà déballer dans les écuries. Paniquée, elle ne sut comment réagir. Surtout qu’un coup de feu partit et qu’elle ressentit une douleur profonde dans son bras. Elle sut sur le champ qu’elle avait reçu la balle dans le bras droit. Elle ne pouvait rien faire sur le moment sauf crier de douleur. Elio sembla réagir plus rapidement parce qu’il se mit à tirer sur les ennemis pour les éliminer. Aïsha obligea alors la bête à partir au grand galop pour sortir du bâtiment et enfin, tenter une fuite. Elle espérait qu’Elio la suivît, mais en même temps, qu’il fût celui qui protégeait ses arrières. Après tout, elle était blessée et n’avait pas d’armes comme celles-ci pour tuer. Elle n’avait pas d’autre choix que fuir tout simplement. Elio, quant à lui, pouvait assurer leurs arrières et les sauver en continuant à tirer. Bien évidemment, elle savait que cela ne durerait pas éternellement. Elle tourna la tête pour voir ce que faisait l’homme derrière elle. Puis, elle se sentit tellement mal qu’elle sut qu’elle tombait de son cheval et qu’elle perdit connaissance pendant quelques secondes. Quand elle ouvrit à nouveau les yeux, Elio était penché au dessus d’elle. Il venait probablement de descendre de son dromadaire car il n’avait pas encore eu le temps de la toucher. A moins qu’il n’avait pas vraiment tenté de la réveiller. Elle se jeta à son cou en le prenait par le col. Son bras était tellement douloureux qu’elle grimaça en faisant cela. Le sang avait déjà taché sa belle tunique blanche.
- Donne moi de l’Algorakab ! Tout de suite !! hurla-t-elle.
Elle avait rapidement jeté un coup d’œil au sac d’Elio lorsqu’il rendait ses armes avant d’entrer. Elle avait aperçu donc un reste de drogue qu’elle reconnaissait pour l’avoir déjà non seulement connue mais aussi utilisée. Elle n’était pas spécialement dépendante de cette drogue et ne la prenait qu’en cas de grande nécessité. Et là, c’était une grande nécessité.
Spoiler:
Je me suis permise de faire agir Elio parce qu'il me semble que tu m'avais donnée la permission de le faire dans un de tes MPs. Si cela ne te vas pas, tu peux me le dire, on trouvera une solution ! Et j'étais plus trop sûre et j'avais la flemme de tout relire, mais il a vraiment de l'Algorakab dans son sac, non ?
Invité Invité
Sujet: Re: Un exotisme assassin (PV Aïsha) 14.12.11 18:42
Le Capo était très calme comme à son habitude. Il n'était plus le touriste d'il y a quelques heures. Les coups de feu et la situation toute entière l'avait fait revenir au sérieux. Même si la peur de mourir ne l'effleurait même pas il savait que la situation était difficile. Il n'avait aucune arme et il était caché derrière un abreuvoir avec une terroriste. Le regard interrogateur qu'il avait lancé à la fédéré avait changé. Les yeux de la femme montraient tout son affolement. Cette femme qui avait quelques heures plus tôt bravé la mitraillette d'Elio braquée sur son cœur n'était plus qu'une petite fille apeurée. Le Capo au lieu d éprouver de la pitié pour une créature qui se cachait derrière des allures de dur à cuire éprouva une envie de protection. Il ne voyait plus la terroriste comme une femme pouvant le tuer, mais comme une enfant dans une situation des plus horribles.
Leïla se reprit cependant, ses yeux étaient toujours les mêmes mais elle tira Elio à l’intérieur des écuries. Et quelques secondes plus tard le sicilien se retrouva plaqué derrière une palissade, sa partenaire lui disant avec des signes de ne pas faire de bruit. Il regarda rapidement par une fente et comprit en quelques secondes la situation. Deux gardes, ses mitraillettes, son dromadaire et l'âne de la demoiselle. Le seul problème était qu'il n'était toujours pas armé, et même si l'idée de foncer dans le tas lui était venu il n'avait aucune chance. Les moyens de s'en sortir aisément étaient juste devant, mais restaient inatteignable. Après une petite minute de réflexion Elio fut interrompu dans sa recherche de solution par la voix de la terroriste. Et sans s'en rendre compte il se retrouva en position d'un revolver. Un vieux modèle, mais une arme tout de même. Le Capo se demanda pourquoi elle ne lui avait pas donné plus tôt, il aurait eu vite fait de faire ralentir tout ceux qui leur courraient après.
Dans un rituel particulier le mafieux caressa l'arme, touchant du bout de ses doigts la crosse puis glissant le long du canon. Il marmonna en même temps un verset de la bible. Puis il tourna l'arme sous tout les angles pour vérifier des petits détailles. Après cela fait il enleva le cran de sécurité, le Capo n'avait que deux balles. Une par personne, son grand sourire revint sur ses lèvres. Sa confiance était inhumaine, mais il visualisait déjà la scène. L'arme qu'il tenait entre ses mains regonflait son égaux tout entier. Égaux qui avait été détruit quelques minutes plutôt à cause de son sauvetage par la femme. Mais il allait enfin lui rendre son dû. La demoiselle lui fit un signe de tête pour lui dire de tirer. D'un geste leste le mafieux se releva, une main sur le revolver l'autre le long de son corps. Son corps de profil était dans l'alignement parfait avec sa première cible, son bras tendu étant tout aussi justement aligné. La première détonation annonça la chute du premier garde. La douille tomba en même temps que le sourire sérieux d'Elio s'agrandit. L'autre garde eu à peine le temps de fixer le Capo des yeux que la lumière dans celle-ci disparut comme aspirée par leur regard glacial du tireur.
Une fois cela fait Elio jeta l'arme dans la paille et s'avança tranquillement vers les cadavres. Il les enjamba aisément et se dirigea vers ses deux mitraillettes. Il commença ses vérifications alors que sa partenaire se mettait déjà en scelle. Lorsqu'il réussit à enlever la sécurité de la mitraillette qu'il avait eu autour du cou dans la tempête des coups de feu avaient déjà résonné et Leïla avait disparu de l'écurie. Le Capo toujours aussi calme se cacha derrière la palissade. Une mitraillette dans chaque main. Lorsqu'il eu compté jusqu'à 3 il se leva tout en se retournant, les douilles éjectées par ses mitraillettes frappaient le sol en même temps que les détonations crevaient l'atmosphère. Il entendit trois balles partirent du côté des chasseurs. Mais lorsque lui s’arrêta de tirer plus aucun homme de l'autre côté ne bougeait. Elio toujours aussi méthodique enleva le cran de sécurité de nouveau et vérifia le nombre de balles restantes. Avec le reste de munition qu'il avait dans son sac tout irait bien. Il attrapa ensuite son dromadaire après avoir vérifié que lui aussi allait bien et lui mis la scelle. La bête semblait réellement effrayée. Le mafieux qui n'avait jamais été très doué avec les animaux eu beaucoup de mal à le calmé. Mais il eut le temps de sortir de l'écurie avant que d'autres n'arrivent. Et alors qu'il était prêt à sortir l'idée qu'il pouvait être suivit lui revint.
Scrutant l'horizon Elio constata très vite un parking avec deux grosse geep qu'il se fit un plaisir de troué de sorte qu'elles ne marchent plus. Il revint très vite sur ses pas dans l'écurie, et tira sur toute les bêtes qu'il vit. Ce carnage ne lui plaisait pas réellement mais la situation l'obligeait. Pour dire vrai le Capo n'avait jamais tué autant de personnes. Et en une journée il avait sûrement triplé ses victimes. Après cette basse besogne faite Elio vérifia que personne n'était entrain de le surveillé et sortit du campement au galop. Le Petit Roi Soleil sortit aussitôt un cellulaire de son sac et bipa son véritable portable laissé à Gladsheim. Un moyen comme un autre d'avoir les coordonnées satellites de cet endroit qu'il comptait bien fouiller plus tard pour y trouver quelques merveilles. Le mafieux ne mit pas longtemps à repérer Leïla. Son cheval était à une centaine de mètre du camp, tout seul dans le vaste désert. Lorsque Elio arriva il vit que la femme gisait par terre du sang autour d'elle. Le Capo eu juste le temps d'arriver à ses côtés lorsque la belle se réveilla. Elle se tordit de douleur et hurla au visage du mafieux qui restait toujours aussi calme.
- Donne moi de l’Algorakab ! Tout de suite !!
Elio fut un peu abasourdit par la demande. Comment savait elle qu'il disposait d'algorakab sur lui. C'était un mystère, mais ce mystère n'était pas la chose la plus pressante. Le mafieux sortit une pilule et sa gourde et fit avaler à la jeune femme la drogue. Pour sa part le Capo n'était ni un expert dans sa propre drogue ni un médecin, mais il cassa une deuxième pilule dans sa main et obligea la jeune femme à l'aspirer. La seule chose qu'il savait sur sa drogue était qu'elle était la plus puissante au monde, et qu'elle rendait accroc dés la première utilisation. Que beaucoup de personne en mourrait aussi dés la première ingestion... Une arme à double tranchant. Elio s'inquiéta un peu de la dose qu'il avait donné à Leïla. L'algorakab était rapide à agir, mais si elle ne voulait plus souffrir immédiatement aspirer était la seule solution. Avaler la pilule était plus pour la durée. Une fois cela fait le Capo continua à jouer au médecin. Avec la ceinture de son pantalon il fit un garrot au bras de la demoiselle. Le regard toujours aussi concentré Elio glissa ses mains sous les multiples couches de vêtements de Leïla, éfleurant la peau de la terroriste il remonta le long de ses jambes pour finir par atterrir sur la dague qu'il cherchait. Il la sortit rapidement et avec son sang froid naturel fit une petite entaille dans le bras de la demoiselle. Tenant fermement celui ci il fit levier avec la dague et sortit le plus rapidement possible la balle. Il finit l'opération sauvage en mettant un tissu sur la plaie ouverte et en serrant de nouveau la ceinture pour éviter une quelconque hémorragie.
Lorsqu'il reposa doucement le corps de la femme sur le sable le Capo entendit des coups de feu venant de l'entrée du camp. Un groupe de quelques hommes leur tirait dessus, caché derrière les deux geeps que Elio avait détruite. Le mafieux se saisit de sa mitraillette et commença à tirer dans leur direction quelques balles tout en relevant doucement Leïla. Il s’arrêta de tirer quelques secondes pour la faire monter sur son cheval. L'algorakab faisait effet depuis déjà un certain temps et elle était sûrement capable de chevaucher seule. Elio tira quelques salves avant de monter à son tour et rejoindre Leïla. Le reste du trajet parut très long mais resta calme. Les deux montures marchaient côte à côte. Le Capo gardait un œil sur sa compagne qui vacillait parfois de manière inquiétante.
17 heures plus tard.
« Voilà 2000 dollars pour les frais médicaux et les dérangements. Faite tout ce qu'elle vous demandera à son réveille. Et si j’apprends que vous l'avez laissé mourir ou qu'elle a été mal traitée je vous tuerais sans la moindre hésitation..... Oh et quand elle se réveillera donne lui ce petit mot, c'est mon nom et mon numéro de téléphone. Si je reçois autre chose qu'un appel d'elle tu seras encore une fois en danger, j'espère que tu as bien tout comprit. »
Elio déposa le mot sur la table de chevet, avec un sachet de quelques pilules d'algorakab. Le mafieux se laissa aller à caresser tendrement le doux visage de cette femme qu'il avait veillé depuis 10 heures. Leïla s'était évanouie lorsqu'elle avait aperçu le village. Le Capo avait dû la porter jusqu'à l’hôtel, mais il ne l'avait pas mal prit. Elle avait lutté tout le trajet pour se débrouillée seule. A bout de force elle avait lâché à la vu du lieu sécurisé. Le mafieux était resté sur la chaise à contemplé les traits sereins de la demoiselle endormis. Il ne l'avait sûrement jamais pensé auparavant mais elle était belle. Durant ces heures il n'avait pas loupé une occasion d'appeler le médecin pour savoir comment elle allait vraiment. Et le Petit Roi Soleil ne se gêna pas pour le faire tout les quarts d'heure d'où les 2 000 dollars qu'il donna. Il était l'heure de partir. Le médecin lui avait signifié qu'elle se réveillerait bientôt si se n'était pas déjà fait. Et Elio trop heureux d'être mafieux ne souhaitait pas passer pour un héro... Il plia bagage une fois ces quelques phrases dites. Son chez soit l'attendait, loin de la chaleur étouffante de Valask, et loin de la belle Leïla.
Spoiler:
J'ai fait la version abrégé, excuse moi mais je suis trop trop fatigué. Tu auras peut être la version longue plus tard avec plus de détail. Sinon bah j'ai été ravi de faire cette mission avec toi :D Ca va me manquer !
Invité Invité
Sujet: Re: Un exotisme assassin (PV Aïsha) 19.12.11 8:51
Elle était sur le point de crier toute la douleur du monde, presque à en déchirer les tympans. C’était insoutenable. Bien sûr, elle n’avait encore jamais ressenti une telle souffrance. Elle avait déjà été blessée gravement mais jamais de cette manière. Elle sentait encore la balle qui lui était rentrée dans le bras droit. C’était horrible. Elle attendait donc la drogue avec une énorme impatience et espérait vraiment que l’homme la lui donnerait sans se poser des questions. Elle lui avait sauvé la vie, il pourrait très bien faire un tout petit effort pour l’aider également ? Aïsha se doutait bien que si elle prenait l’Algorakab, elle en voudrait davantage par la suite. Pourtant, elle n’aimait pas la drogue et ne la prenait en cas de grande nécessité. Or, elle savait parfaitement que si elle en avalait aujourd’hui, elle devrait en prendre pendant quelques temps encore pour faire disparaître totalement la douleur. Plus tard, elle se sèvrerait, comme elle l’avait déjà fait. Bien sûr les conséquences sur son corps seraient terribles pendant quelques temps, mais c’était le prix à payer. Elle avait déjà réussi plusieurs fois à se débarrasser de cette drogue, elle se sentait capable de le faire une nouvelle fois. Elle n’était pas comme tous les autres terroristes qui y avaient gouté et ne pouvaient plus s’en passer, notamment Feng. Elle avait l’impression que quelque chose dans son corps la protégeait justement de tomber dans la dépendance totale et illimitée. Elle estimait donc qu’elle pouvait se permettre d’utiliser un peu d’Algorakab pour soulager au moins la douleur. Parce qu’elle savait aussi que malgré tout, cela ne réduisait pas le fait qu’elle perdrait des forces. La douleur partirait mais pas les réactions du corps suite aux efforts fournis pour survivre.
En tout cas, l’homme n’attendit pas une seconde de plus pour prendre son sac une pilule et sa gourde afin de l’aider à avaler la drogue. Elle avait certainement du le surprendre mais cela ne la préoccupait pas. Au moins, il avait accepté de l’aider et elle lui en était tout de même bien reconnaissante pour cela. Alors qu’elle réfléchissait à l’action rapide de la drogue – car elle savait parfaitement que l’Algorakab agissait presque instantanément – il enleva sa ceinture. Aïsha se demanda alors ce qu’il était en train de faire et le fixait avec des yeux déjà emplis de la drogue. Elle n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche et de lui poser la question, qu’il se mettait à lui entourer le bras avec cette ceinture. Elle tourna la tête de la façon dont le faisaient souvent les terroristes drogués et continua à observer sans protester ni rien dire. A ce moment, elle sentit alors les mains d’Elio se glissant sous ses vêtements. Elle ignorait totalement ce qu’il souhaitait faire, mais en tout cas, elle se mit à rire bêtement. Elle frissonna un instant sans vraiment le savoir, lorsqu’il retira la dague qu’elle gardait au niveau de sa cuisse. Elle ne cessa cependant pas de le fixer, toujours en souriant comme une vraie droguée qu’elle était. Finalement, elle le vit mettre la dague dans son bras. Elle fut surprise et ne s’y attendait pas du tout et ouvrit la bouche. Aucun son ne sortit de sa bouche pour autant. Elle ne ressentait de toute façon aucune douleur. Le simple fait que l’homme eût décidé de lui enlever la balle de son bras était étonnant. Et s’il se ratait ? Il ne semblait pourtant pas être médecin. Cette idée-là ne lui traversa même pas l’esprit, trop occupée à le regarder faire.
Quand il termina, elle le vit soudainement reprendre sa mitraillette et tirer dans le sens du camp. D’autres hommes avaient du se montrer pour les tuer. Mais Aïsha n’y pensa même pas. Elle regardait avec une attention très précise tous les gestes d’Elio, comme si elle tentait de l’analyser ou qu’elle était tombée sous le charme de ce dernier. Bien sûr, tout cela en étant la plus droguée des femmes en ce moment-même. Tout cela n’était donc pas sérieux du tout. Elle le sentit la toucher à nouveau et vit qu’elle était soulevée du sol avant d’être mise sur un cheval. Certes elle ne ressentait aucune douleur mais son corps était quand même bien faible suite à tout ce qui venait de se dérouler. Elle avait encore quelques forces pour monter à cheval mais pas beaucoup non plus. Elle comprit cependant qu’il fallait mettre sa monture en route et lui ordonna de filer au galop. Elle laissa alors tout seul Elio sans se préoccuper du destin de ce dernier. Elle n’en avait de toute façon pas la possibilité puisque la drogue prenait tellement son cerveau qu’elle en était incapable. Alors elle continua sa route seule pendant quelques instants avant d’apercevoir l’homme à côté d’elle. Elle lui sourit une nouvelle fois bien bêtement. Ils ne s’arrêtèrent pas de galoper puisqu’ils devaient s’éloigner de cet endroit le plus rapidement possible et revenir au village. Aïsha avait toujours besoin de soin. Il fallait désinfecter la plaie, c’était très important. De plus, il était nécessaire de la recoudre un tout petit peu pour que la plaie se refermât plus facilement. La jeune terroriste tenait donc sur son cheval. Elle ne sentait même pas qu’elle était à bout de force. Pourtant, lorsque finalement le village fut en vue, sa vision se brouilla. Finalement, elle ne vit plus rien du tout, l’obscurité la prit. Elle tomba de son cheval, inconsciente.
« Continue comme ça. Persévère. Tu as assez de forces pour survivre. Tu vivras. Tu tueras. Tu vaincras. Tu mourras heureuse. Je t’aime, Aïsha. »
Aïsha se réveilla en sursaut. Non seulement elle ressentit la douleur au bras droit et donc elle grimaça, mais son rêve l’avait à nouveau perturbée. Elle se mit à murmurer sans cesse le nom de sa sœur pendant quelques secondes. Quand elle finit enfin, elle remarqua sur une petite table près du lit dans lequel elle était allongée, qu’il y avait un petit papier. A côté, elle nota la présence de quelques autres pilules d’Algorakab. Elle fut grandement étonnée car elle ne s’était pas attendue à autant de compassion de la part de cet homme qu’au début, elle avait envie de tuer. Après tout, il était un uni à ses yeux et en plus de cela, il avait ouvert les hostilités en la pointant avec sa mitraillette. Elle ne lui avait pas fait confiance. Pourtant, elle l’avait sauvé des griffes de ces hommes étranges. Il lui avait donc également en quelque sorte sauvé la vie. Elle lui devait en être désormais reconnaissante. Elle prit le papier avec son bras gauche pour ne pas utiliser l’autre et l’ouvrit. C’était le vrai – du moins le pensait-elle – prénom de l’homme ainsi que son numéro. Avait-il donc envie qu’elle l’appelât ? Pour quelle raison ? Elle n’en avait aucune idée. Le pire, c’était qu’elle n’avait jamais voulu posséder de téléphone portable. Elle pensa donc à emprunter celui de quelqu’un d’autre, probablement celui de Feng s’il acceptait. Elle soupira. Son cerveau commençait désormais à réclamer de nouvelles pilules d’Algorakab depuis qu’il les avait aperçues. Quant à elle, la douleur était un peu moins présente et donc ne souhaitait pas en prendre tout de suite. C’était un grand dilemme qui se jouait dans son esprit. A ce moment, probablement le médecin entra dans la pièce et lui sourit.
- Où est-il ? cria-t-elle.
Le médecin lui répondit qu’il était déjà parti depuis quelques minutes. Elle fut tout de même un peu déçue. Elle aurait voulu le remercier. Maintenant elle n’avait pas le choix que de le faire par téléphone. Elle finit par poser sa tête sur l’oreiller et réfléchit quelques instants à cet homme. L’envie de prendre des pilules ne lui passa pas pour autant mais c’était la seule solution qu’elle avait trouvé pour lutter contre cette envie pressante. Pour l’instant, elle n’en avait pas besoin. Si la douleur revenait, plus persistante, alors elle en avalerait une ou deux. Elle se perdit tellement dans ses pensées qu’elle ne remarqua même pas que le médecin était déjà sorti de la salle depuis quelques minutes et que elle, elle s’endormait doucement …