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 Un exotisme assassin (PV Aïsha)

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MessageSujet: Un exotisme assassin (PV Aïsha)   20.11.11 13:49

    Février, un mois qui paraissait froid lorsque l'on habitait à Gladsheim. Mais pour Elio le froid était bien loin. Il arborait un joli short beige, avec une chemise blanche avec de beau palmier. Avec cela il portait des chaussures de marche et un bob tout deux beige comme le short. De petites lunettes pointaient sur le bout de son nez avec des verres noirs d'une rondeur parfaite. Sur le dos du Roi des marchés souterrains de la United-Nation un sac de randonnées complétait la panoplie du parfait du touriste.
    Le jeune mafieux avait quelques heures plus tard débarqué d'un bateau qui l'avait fait passé la mer méditerranée. Depuis son arrivé il n'avait pas quitter sa carte des yeux. Marchant droit devant, tournant quant il tournait sa carte. Le peu qu'il avait vu de ce qui l'entourait étaient le goudron sous ses pieds, et ce seul détail l'agaçait déjà. Il n'osait pas relever les yeux de sa carte, s'inquiétant de ce qui l'entourait. Lui qui avait réveillé pendant tout le voyage de maison en bouses séchées, de pyramide et de chemin de sable. Il marchait sur du bitume, et le son qu'il entendait n'était pas un cri de dromadaire, mais plutôt un moteur d'Opel Corsa. C'était d'un risible. Lorsque le Sicilien osa enfin jeté un regard au dessus de sa carte il vit un gros panneau avec écrit commissariat et de jolie voiture du dernier cri. Il replongea la tête dans sa carte en poussant un juron. Le touriste qu'il était n'était pas ce qu'il y avait de moins convainquant à première vu. Mais le seul fait de fouiller dans son sac aurait suffit à le discrédité. Ses deux mitraillettes l'attendaient bien gentiment à l'intérieur de son sac. Et pas moins de 5 chargeurs les accompagnait. Oui, avec un bon effet de surprise et son talent à la gâchette Elio aurait sûrement pu prendre à lui seul se commissariat. Mais il n'était pas là pour ça. Et puis rameuter l'armée ne l'intéressait jamais beaucoup. Surtout que notre brave chef de la mafia n'avait pas encore vu ses pyramides , et il ne se voyait pas finir en prison avant cela.
    Pour dire vrai, il ne verrait sûrement pas de pyramides aujourd'hui, vu qu'il se situait dans la région de Valask et que ces vestiges antiques se situaient dans la région fédéré de Shiyu... Mais cela le Petit Roi Soleil ne le savait pas encore.

    Plus que les pyramides Elio était venu chercher ici le soutient logistique qu'il lui manquait pour entamer son plan de conquête d'un territoire. Loin de vouloir prendre un territoire à lui seul il avait décider d'aider un peu les ex-républicains à reprendre leur territoire. Et ainsi faire passer la mafia Uni à l'ancien rang dans lequel était positionné l'ancienne mafia russe il y a de cela plus de 40 ans. Oui Elio se revendiquait souvent Sicilien et héritier de la mafia sicilienne. Mais il ne c'était jamais fait d'illusion sur les différentes puissances des mafias de la grande époque. Et la mafia russe avait été dans toute l'histoire des mafias celle qui avait corrompu le plus de hauts dirigeants et qui en avait soudoyés le moins... Le Capo était nul en géographie comme sa recherche de pyramides l'indiquait, mais il était incollable en histoire, et encore plus érudit sur l'histoire de tout les groupes mafieux, criminelles et terroriste de ces 20 derniers siècles.
    Et cette connaissance des réseaux criminelles du premier siècle jusqu'à nos jour lui avait permis de savoir que l'endroit où il se trouvait était le sièges des meilleurs faiseurs de poudre du monde... Lui était le meilleur créateur de poudre hallucinogène, eux s'étaient spécialisé dans la poudre explosif. Et c'était cette capacité à créer un magnifique « boum » qui intéressait le jeune homme. La rébellion républicaine créait déjà pas mal d'attentat à l'explosif. Mais ce que visait Elio était au delà de leurs espérances... Telle un Dieu le Capo leur promettrait le miracle qui leur permettraient de défaire les Fenril des Unis et les Shuyin Fédérés, mais en plus de pouvoir garder leur pouvoir.

    Bien sur tout cela était loin d'être fait. Et le touriste était là à marcher n'importe où. Cherchant sur la carte un loueur de voiture pas trop cher. Lorsqu'il en eut assez de perdre son temps à ne pas vouloir regarder autre par que sa carte il rangea celle si et commença à chercher un loueur de jeeps. Une fois sa jeep trouvé il partit à toute allure de la ville portuaire. Sa cigarette à la bouche, le toit ouvert le jeune homme avait les cheveux au vent ainsi que le bob, virevoltant à l'arrière de sa nuque. Derrière ses lunettes de soleils les petits yeux sournois du prédateur scrutait l'horizon. Après une bonne demie-heure de route il quitta enfin la civilisation pour se retrouver au beau milieu de nul part. Il suivait la seule chose qui se détachait du paysage, la route goudronnée à moitié balayée par le sable. Le criminel se dirigeait vers la frontière Est avec la Fédération. C'était dans les villes de là bas que se trouvaient les tarés qui faisaient les plus grands attentat. Les yeux du touriste brillaient rien qu'à l'idée de voir exploser les bâtiments des villes. Il ferait sûrement sûrement tâche dans ce lieu bercé de haine. Enfin qui se méfierait d'un touriste ? Tout le monde sûrement, surtout un touriste cherchant des pyramides. Mais Elio avait toujours ses deux amies dans son sac au cas où si les gens devenaient trop insistant. Le jeune homme n'avait pas tué beaucoup de gens. Lorsqu'il se remémora le meurtre de l'ancien Capo et le fait qu'il poussa juste le corps pour s’asseoir sur le fauteuil encore chaud du sang de son prédécesseur, il en gloussa tout seul perdant au passage le contrôle de sa jeep qui quitta la route dans un énorme bruit. Il n'y eut pas vraiment d'accident, Elio tourna fortement son volant pour remonter sur la bande de bitume qu'il avait quitté puis reprit sa course effréné vers son avenir.

    La vieille radio du véhicule crachait un vieille air de tango que le jeune Capo reprenait en sifflant. S'imaginant la magnifique fiesta qu'il organiserait à son retour à Gladsheim après avoir trouver le trésor qu'il cherchait. Son trésor explosif, des caisses et des caisses de poudre noir, pouvant détruire une ville entière si les charges étaient bien placées et enclenchées en même temps. Son sourire sadique contrôlait l'ensemble de son visage lorsqu'il pensait à cela. Un frisson de joie le parcourrait rafraîchissant son corps qui souffrait de la chaleur. Il n'était qu'à peine 10 heures, mais le soleil importunait déjà beaucoup le Capo de la mafia Uni. Si ses mitraillettes avaient pu y faire quelque chose il les auraient volontiers sortit pour mettre fin à toute cette chaleur. Cependant le seul moyen d'échapper à celle-ci était de rouler très vite et de mettre le bob qui virevoltait derrière la tête du touriste. L'un n'étant pas compatible avec l'autre le jeune mafieux n'avait plus qu'à prendre son mal en patience.


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MessageSujet: Re: Un exotisme assassin (PV Aïsha)   21.11.11 4:53

    Le soleil brillait vivement alors qu’ils étaient au mois de février. La température dépassait les 30°C et tout le monde dans les petits villages devaient se couvrir la tête pour se protéger des rayons du soleil. Dans les environs, que des déserts. Il fallait marcher pendant plusieurs heures avant de trouver un puits avec de l’eau potable, ce qui devenait de plus en plus rare dans ces régions-là. De plus, les guerres incessantes avaient beaucoup ruiné cette partie du monde, ce qui était visible de part les villes détruites et très peu reconstruites, mais aussi de part les petits villages nombreux où les gens étaient affamés et miséreux. De nombreuses personnes avaient fui les grandes villes, de même que les villages, et la population de cette zone avait considérablement diminué. Personne n’était alors revenu et il n’y avait pas assez d’argent pour combler cette pauvreté et reconstruire ce qui avait été détruit durant la guerre. Des combats avaient encore lieu à la frontière de l’est. Cela rendait non seulement l’endroit dangereux mais aussi très pauvre pour les habitants qui devaient fournir des efforts considérables pour manger et boire de l’eau correcte. L’instabilité du lieu ne leur permettait pas de vivre tranquillement et décemment. Beaucoup y restaient mais avaient peur de mourir à n’importe quel moment de la journée. Quelques routes de bitume avaient été construites bien des années auparavant et c’étaient désormais les grands axes qui reliaient les villes les plus importantes. Cependant, dans les petits villages, il ne fallait surtout pas espérer en trouver. C’étaient des routes de sable avec beaucoup de cailloux et il était toujours difficile d’y conduire. Il valait mieux y être en cheval, en âne voire en dromadaire.

    La jeune femme se rendit à cet endroit-là précisément. Elle avait passé la frontière entre la Fédération d’Asie et la United-Nation. Cela ne l’enchantait que guère, mais elle n’avait pas vraiment le choix si elle souhaitait trouver les personnes capables de l’aider à réaliser son but. Cette vengeance qu’elle préparait en silence depuis la mort de sa sœur, tuée par les unis. Un attentat ultime qui mettrait à feu et à sang toute cette puissance unie qui l’horrifie plus que tout au monde. Cependant, elle avait compris que le petit groupe qu’elle était en train de chercher, faisait également parti de ceux qui se battaient contre le régime uni. S’ils provoquaient de temps en temps quelques attentats contre leurs opposants, c’était surtout pour protéger leur zone, leur espace de vie. Ils ne se préoccupaient guère de tous les unis, ni du conflit des terroristes fédérés avec les unis. S’ils acceptaient de l’aider, c’était tout simplement parce qu’ils y voyaient un intérêt. Ils pouvaient très bien aussi coopérer avec des unis. Pour eux, le plus important était le profit qu’ils tiraient de toutes leurs actions, mais surtout de leurs ventes illégales. Elle avait ainsi entendu des rumeurs qui disaient qu’ils vendaient de tout : des armes, des produits chimiques, de la poudre et bien d’autres accessoires. Ils s’en servaient également et le fait même qu’ils savaient comment les produire, cela leur permettait d’attirer de nombreuses personnes qui désiraient acheter les produits en question. Pour Aïsha, ce n’était pas des rumeurs, elle se doutait bien qu’un tel groupe existait. Il fallait simplement les trouver.

    Elle s’était renseigné le plus possible avant de partir. Il fallait tout de même qu’elle sût où elle se rendait. Elle ne fut pas très joyeuse à l’idée de franchir la frontière mais elle finit par se faire à cette idée. Elle ne pouvait pas rater une telle occasion. Pourtant, une seule chose la contenta et ce fut le fait qu’elle partait dans un endroit où il faisait chaud à cette époque-là de l’année. Elle n’en pouvait plus du froid. Comme elle était habituée à la chaleur de son pays d’origine, la Syrie, elle préférait largement le climat désertique que celui dans lequel elle était censée vivre en ce moment. Au moins, pendant quelques jours elle pourrait apprécier la chaleur du soleil. Peu lui importait si la température était trop haute. De toute façon, elle avait déjà vécu dans ces conditions et cela ne la dérangeait pas du tout. Elle ne prit donc dans sa valise que quelques tuniques blanches, comme toujours. Elle ressemblait vraiment, habillée de la sorte, à une femme mariée à un ancien sultan. En tout cas, quand elle arriva dans la ville fédérée la plus proche de la frontière, elle dut oublier la suite de route en voiture. Elle avait ainsi donc prévu une location mais de cheval. Elle acheta également un turban pour le mettre sur sa tête et protéger son visage et ses cheveux du sable qui la dérangerait. Enfin, elle mit son cheval au galop pour se rendre à l’endroit précis le plus rapidement possible. Sur place, elle n’avait pas du tout prévu de dormir dans une maison puisque de toute façon, il n’y avait aucun hôtel. Le village était composé de quelques maisons minables et pitoyables à regarder, et où vivaient de nombreuses familles. Les commerces qui s’y situaient n’étaient que plusieurs épiceries qui vendaient des produits peu recommandables. Mais les habitants ne pouvaient faire autrement.

    Quand Aïsha arriva enfin au petit village, tout le monde braqua les yeux sur elle. Il était très rare de voir dans ces lieux une femme comme elle, belle et propre. En règle générale, les dealers restaient dans les grandes villes et partaient faire leur affaire dans le désert une fois la chaleur de la journée passée. La jeune femme préférait tout de même être beaucoup plus discrète et se reposer dans un endroit beaucoup plus au calme. Elle se rendrait dans le désert par la suite elle aussi. Mais au moins, elle ne serait pas autant repérée que dans une grande ville. Elle prenait beaucoup moins de risques en s’arrêtant dans ce village. Quand elle descendit enfin de son cheval, elle regarda les alentours pour remarquer le plus de détails possibles. Les pauvres habitants ne devaient certainement pas parler anglais. Elle soupira longuement. Quant à elle, elle connaissait l’arabe syrien mais n’était pas sûre si tout le monde le comprendrait également. En général, les langues arabes étaient assez proches mais cela ne voulait pas dire qu’elles se ressemblaient toutes non plus. Mais elle n’avait pas le choix, c’était son seul moyen de communication dans cet endroit beaucoup plus reculé. C’était encore le matin et le soleil commençait déjà à brûler la peau de la jeune femme. Celle-ci sut alors qu’elle devrait attendre le coucher de ce dernier pour se rendre dans le désert. A cet instant, cela lui était impossible, la chaleur devenant trop importante. Dans le désert, ce serait encore pire que cela. Elle dut donc se résoudre tout simplement à patienter dans ce village. En même temps, cela lui permettrait peut être de faire la connaissance des personnes et surtout, d’obtenir quelques informations. Il restait désormais à savoir si la barrière de langue était un problème ou non …

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MessageSujet: Re: Un exotisme assassin (PV Aïsha)   21.11.11 16:52

    Il y a de ses jours où tout nous sourit, il y a des jours où rien ne nous sourit vraiment mais où l'on reste heureux que tout ce passe ainsi. Elio était dans l'un de ses jours. D'une humeur très positive, sûr de voir des pyramides aujourd'hui il oubliait l'ensemble de ses soucis. Telle un enfant il jouait avec sa voiture, trouvant quand même quelle manquait de punch par rapport à sa ferrari. Il scrutait l'horizon brouillé par la chaleur qui l'entourait et n'en voyait pas la fin. Et pourtant malgré cet enfer infini qui s'étendait à perte de vu il souriait. D'un grand sourire sans pour autant que l'on puisse voir la moindre de ses dents. Si une véritable émotion avait pu réellement parcourir son corps ça aurait été de l'amusement sûrement. Oui c'était sûrement cela, il s'amusait. Il s'amusait d'être partit seul, encore une fois, dans une de ses excursions pour l'avancé de ses projets. Des avancés qui valaient le coût des voyages. En à peine deux mois il avait fait le tour de la zone Uni du continent sur lequel il se trouvait. Voyant un jour un ministre fédéré et le lendemain le deuxième chef de mafia le plus puissant au monde.

    Le rôle de Capo de la mafia Unis n'était pas de tout repos, mais en peu de temps Elio avait créer un réseau criminel puissant et parcourant la totalité du globe, sans que les frontières entre fédérés et unis ne posent de problèmes. Depuis deux mois il jouait des réputations que tout le monde lui donnait, se servant de sa première conquête pour faire croire en sa puissance, puissance qui grandissait d'elle même une fois que la personne qui l'avait cru c'était jointe à son petit réseau. Disposant ainsi d'un argument de plus pour a pater des poissons encore plus gros. Cette tactique était certes risqué, car il jouait dans une cours où le fait même que le mensonge puisse être découvert pouvait apporter la mort, mais tout lui avait réussit. Et à l'heure actuel il était en mesure de prouver que tout ses mensonges étaient en faite des réalités. Oui bientôt la mafia-Uni sortirait des bas-fond de la Old Box pour s'installer dans de vrai locaux. Et contrôler plus qu'une ruelle mais des régions toutes entières. Tout cela grâce à la volonté de cet homme Elio Tucci.

    Il s'arrêta dans ses petites pensées de maître du monde lorsqu'il cru quitter la route pour la deuxième fois. Malgré les suspensions plus que convenable de la jeep il sentit clairement le goudron s'échapper pour devenir une route de gravas. Lorsqu'il constata que c'était en faite la continuité de la route, et que la bande de bitume noir qui l'avait accompagnée jusque là venait de disparaître sans crier gare il s'arrêta. Le voyage n'était plus possible dans ses conditions, mais cela n'entama en rien sa bonne humeur. Et lorsqu'il regarda autour de lui pour trouver une solution il vit sortir de nul part ce qu'il aurait pu appeler miracle si il n'avait pas connu les ficelles du métier de vendeur. Là où la route s'arrêtait sans crier gare se trouvait un magasin de troc, un magasin spécialisé dans le troc de voiture contre des dromadaires. Le Capo de la mafia s'avança vers cette improbable solution et leva ses petites lunettes de soleil pour se frotter les yeux. Lorsqu'il prit vraiment conscience que ce qu'il avait devant les yeux était réel il explosa de rire, seul dans le désert au bout d'une route s'arrêtant nul part, s’arrêtant devant ce qui paraissait un magasin sortit de nul part...

    La petite battisse paraissait tout droit sortit de l'imagination du pseudo-touriste. On aurait qu'elle avait été monté quelques minutes avant son arrivé. D'un blanc qui sentait une peinture fraîche elle avait des rayures d'un rouges vif à la moitié de sa hauteur. Devant la petite maisonnette se trouvait un jardin d'herbe verte tondu d'une façon admirable à l'anglaise. Aligné à droite du petit jardinet se trouvait trois cabanon d'où sortait des têtes de dromadaires entrain de brouter du foin frais. Le jeune sicilien comme l'enfant qu'il était s'avançait dans l’allée que traçaient des galets dans le gazon. Lorsqu'il toqua à la porte un homme d'une bizarrerie extra-ordinaire sortit de l'encadrement de la porte. Le Capo s'était attendu à tomber sur un noir, et se fut un roux de plus de deux mètres qui l'accueillit en costume typiquement des légendes du Nord de la Landvidi. Tout deux prirent le thé dans la maisonnette avant qu'Elio passe enfin commande de son chameau et soit arnaqué en beauté. C'est ainsi qu'après quelques heures le pseudo-touriste chevauchait un dromadaire en direction d'un petit village qu'il voyait au loin. Sa chevauché était très maladroite, et le jeune homme était méconnaissable. Le brave arnaqueur Uni voyant un blanc comme il les aimait c'est à dire un peu paumé avait eu pitié du chef de la mafia et lui avait offert en échange de sa jeep et d'un sachet d'algorakab une tapette à mouche censé l’immuniser contre les nuisibles tournoyant autour du dromadaire et un jolie foulard qui entourait tout le haut de son corps. Si Elio n'avait pas eu un short et une peau un peu trop clair on aurait pu le confondre avec un habitant un peu maladroit de ces lieux.

    Au bout de quelques minutes de dromadaire le Capo vit disparaître comme un mirage la maisonnette. Le brouillard de chaleur qui se dégageait de ces contrés troublait beaucoup Elio qui se demanda par moment si il n'avait pas sniffer un de ses sachets d'algorakab durant le voyage pour oublier la chaleur. Mais le jeune homme respectait toujours les règles qui dictait et être le vendeur et non le consommateur était l'une d'elle. Surtout qu'il était le premier à savoir qu'il était pour le moment impossible de sortir de la dépendance de sa drogue. Drogue qui rendait addict dés la première utilisation et qui pouvait aussi tuer dés la première, ce qui avait fait des ravages dans le marché de junky qu'il avait. Le mafieux se remit à rire lorsqu'il se remémora qu'un de ses junky s'était tuer en essayant de détruire un mur avec sa tête. Il ne sentait tellement pas la douleur et se sentait tellement puissant qu'il était mort la tête encastré dans le mûr et le sourire aux lèvres. S'était le genre de mort que les journalistes ne sortaient jamais des tréfonds de la Old Box, et qui pourtant étaient des choses quotidiennes.

    Le Capo de la mafia Uni était loin d'être un ange mais n'était pas non plus le diable. Il vendait de la drogue certes, mais ne demandait pas que les utilisateurs l'utilisent vraiment. Tout ce qu'il souhaitait c'était qu'ils en redemandent quoi qu'ils en fassent derrière. Il était un marchant... rien de plus... Les grandes firmes internationales tuaient beaucoup plus que lui avec leurs produits, mais eux n'étaient en rien considérés comme des tueurs. C'était la toute la différence entre les citoyens riches et les bandits pauvres. Quoi que Elio tendait à se rapprocher des bandits riches, mais restait néanmoins un hors la loi. Le Petit Roi Soleil guider par ses pensées chevauchait « fièrement » son fidèle destrier du jour, vers un horizon qui semblait peu sûr mais qui promettait encore plein d'aventure.


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MessageSujet: Re: Un exotisme assassin (PV Aïsha)   24.11.11 6:28

    Comme elle l’espérait, elle n’eut pas besoin de faire trop d’efforts pour se faire comprendre. L’arabe syrien leur suffisait et visiblement, cela la ravissait beaucoup. Au moins, elle n’aurait pas besoin de se fatiguer pour trouver les imitations des mots mais surtout, elle ne se ridiculiserait pas. Un homme était assis près de la porte d’entrée d’une des épiceries de la rue principale du village. Il la regardait avec attention, presque comme s’il l’analysait. Elle en frissonna car elle détestait lorsque quelqu’un la dévisageait de la sorte. Mais elle ne grogna pas, malgré la moue qui apparut sur son visage. Cet homme, il se leva au bout de quelques instants avant de disparaître dans l’obscurité du petit commerce. Aïsha s’avança tout simplement pour le suivre et entrer à l’intérieur. Elle n’eut pas le temps qu’il fut déjà sorti avec une bouteille d’eau et une gamelle. La jeune femme le fixa, avec une expression de surprise. Elle ne comprenait pas du tout ce qu’il souhaitait, encore plus qu’il ne lui avait encore rien dit. Tous les regards des habitants présents se portaient sur eux, or elle ne supportait pas être le centre du monde. Certes, elle avait besoin de devenir célèbre et elle se doutait qu’ainsi tous les regards seraient braqués sur elle. Mais ce ne serait pas du tout la même situation que celle qu’elle était en train de vivre. Elle serait recherchée alors que là, tout cela n’avait aucune conséquence. Pourtant, elle était tellement préoccupée par ce que cet homme était en train de réaliser, qu’elle ne fit pas autant attention. Elle le vit se diriger vers le cheval et lui donner à boire, en versant l’eau de la bouteille dans la gamelle qu’il avait prise avec lui. Ensuite, il se tourna vers la jeune femme et la regarda sérieusement.

    - Ici, les animaux sont plus importants que nous-mêmes, ils nous donnent la vie, dit-il en arabe.

    Il n’y avait aucun reproche dans sa voix, seulement de la sagesse. C’était comme s’il tentait simplement de lui apprendre quelque chose. Aïsha fut tellement surprise de cette manière de lui parler, qu’elle en resta bouche bée quelques instants, sans bouger. Elle ne savait pas du tout ce qu’elle pouvait bien dire et surtout, faire. Tout d’un coup, elle tourna la tête vers l’animal qui buvait tranquillement avant de la tourner à nouveau vers cet homme mystérieux. Elle lui sourit bêtement. Lui au contraire, semblait avoir un sourire bienveillant. Lorsqu’elle s’avança enfin, elle avait envie de demander de la nourriture, mais d’un autre côté, elle n’osait pas vraiment encore faire le pas. Alors elle balbutia quelques mots incompréhensibles, pendant que tout le monde la regardait et tentait de l’écouter attentivement pour comprendre ce qu’elle voulait. Elle jeta alors un rapide coup d’œil sur toutes les personnes qui étaient présentes et d’un seul coup, un souvenir lui monta à l’esprit. Un lointain souvenir coincé dans un recoin de son esprit : celui de sa mère, tellement belle, qui restait toute la journée à s’occuper de la maison, dans la partie la plus pauvre de la ville dans laquelle elle avait vécu étant toute petite. Certes, ce n’était pas du tout la même situation, pourtant l’ambiance semblait être à peu près la même. Du moins, elle avait remarqué la solidarité des habitants entre eux et leur bonne humeur. Elle se sentait alors un peu mélancolique et comme si elle allait bientôt verser une petite larme. Mais cela ne fut pas le cas.

    Finalement, elle se détendit un peu plus et osa enfin demander un peu de nourriture, qu’elle paya instantanément. Elle avait apporté beaucoup d’argent avec elle, notamment pour la transaction de la soirée. Pourtant, elle était obligée de la cacher quelque part dans ses affaires afin que personne ne le sût. De plus, elle avait aussi emporté sa dague, toujours bien aiguisée, avec elle pour se défendre rapidement en cas de besoin, ou tout simplement menacer les personnes qui s’aventuraient un peu trop loin. Elle n’était pas la femme fragile sans défenses. Il fallait se méfier des apparences, donc d’Aïsha. Avec la nourriture en main, elle commença à manger mais tout le monde continuait à la regarder. Cette fois-ci, elle se sentait non seulement comme une étrangère, mais aussi comme celle qui était la plus enviée. Elle invita donc les personnes qui le souhaitaient à la rejoindre. Malgré tout, Aïsha pouvait être une femme généreuse, notamment quand elle voyait autant de misère et que cela lui rappelait de longs souvenirs. Elle aussi avait vécu dans des conditions des plus précaires au moment où, avec sa sœur, elle habitait illégalement et en volant. Elle avait aussi connu la richesse et connaissait parfaitement les deux mondes. Elle estimait donc qu’elle ne pouvait pas se permettre de laisser des personnes dans la misère. Alors elle souhaitait vraiment les aider un tout petit peu, ne serait-ce que pour une seule journée. Cela les enchanterait un peu plus qu’ils ne l’étaient et surtout, elle se sentirait mieux. Elle aurait accompli une bonne action.

    C’étaient des unis. Non, pas eux. Ces hommes subissaient simplement les événements qui se déroulaient dans la région. Aïsha était sûre et certaine qu’ils ne devaient même pas connaître la différence entre les unis et les fédérés. Ils n’avaient que très peu d’informations. Ces hommes, femmes et enfants étaient totalement innocents à ses yeux. Ce n’étaient pas eux qui avaient préparé les attentats et les guerres. Non, ils en étaient les victimes. Elle ne les considérait donc pas comme des ennemis. Parce que malgré toute cette haine et cette envie de violence, Aïsha restait une femme qui faisait la part des choses. Elle ne se permettait pas de mettre tout le monde dans le même panier. Sauf les unis qui l’étaient vraiment. Elle serait partie dans un village paumé et miséreux d’une province qui se situait à l’endroit de l’Ancienne Europe par exemple, elle considérerait que c’étaient des unis quand même et aurait envie de les tuer. Peut-être que c’était tout simplement le fait qu’elle se sentait proche de ces gens-là qui changeait la donne. En tout cas, elle était beaucoup plus touchée par la vie des habitants de cet endroit, qu’elle ne pourrait l’être dans une autre partie de la United-Nation. Elle ne ressentait donc pas le besoin d’être agressive et surtout, de préparer des plans dans sa tête pour éliminer le plus possible de personnes. Celles-là ne le méritaient pas. Bien au contraire, il fallait qu’elles vivent. Elles possédaient tellement peu de choses que leur enlever des personnes de leur famille serait quelque chose qu’elle ne pourrait pas se permettre. Cela lui rappela d’ailleurs la façon dont les unis avaient tué d’abord ses parents, puis des années plus tard, sa sœur. Elle considérait qu’ils ressentiraient la même chose qu’elle à ces moments-là de sa vie. Or, ce n’était vraiment pas du tout quelque chose de très joyeux à vivre alors tant qu’à faire, il valait mieux ne pas leur enlever ce qu’il leur était chère. Sauf pour les vrais unis, pour eux, elle n’avait aucune pitié.

    Tout d’un coup, au moment même où elle commençait à sourire, parler et même à rire un tout petit peu avec un petit groupe d’habitants, elle tourna la tête. Elle vit un homme sur un dromadaire qui arrivait au galop. Le seul problème, ce fut que l’animal semblait ne pas vouloir s’arrêter et quand il entra le village, il prit peur. Il stoppa net et son cavalier passa par-dessus la tête du dromadaire pour venir s’écraser dans le sable de la route. C’était assez ridicule. Beaucoup rirent de cette situation mais pas Aïsha. Elle ne se préoccupait pas du tout de ce genre de choses et surtout, de ces personnes-là. L’homme qui était arrivé ne l’intéressait pas du tout. Elle détourna rapidement la tête alors que les autres continuaient à rire. D’ailleurs elle ne comprenait pas du tout cette manière de rire du malheur des autres. Mais elle ne fit pas de commentaires et les laissa tout simplement faire ce qu’ils souhaitaient. Certains se précipitèrent vers l’homme pour voir s’il avait besoin d’aide. Quand elle le vit une fois levé, elle remarqua tout de suite que ce dernier n’était pas des environs. Il était vraiment très étrange. Il était habillé avec des vêtements propres et qui paraissaient plutôt chers, et surtout, il avait une peau plutôt blanche. Un étranger. Un touriste. Non, cela ne devait pas être cela. Elle en était sûre et certaine. Il ne pouvait pas venir en simple touriste dans cette région paumée. Il devait avoir une raison pour cela. En tout cas, elle sut tout de suite qu’il était un uni, donc un ennemi potentiel. Contrairement aux habitants du village, lui était une de ses cibles. Elle commençait donc à tenter de trouver un moyen de coincer cet homme et le tuer. Après tout, lui c’était un vrai uni …

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MessageSujet: Re: Un exotisme assassin (PV Aïsha)   26.11.11 10:21

    Les pas du dromadaire avait jusque là été très léger. Le Capo ne maîtrisait pas vraiment l'animal, il le guidait juste tout droit vers le village qui se dessinait au loin. Le quadrupède avançait lentement mais sûrement. Et Elio avait toujours l'air d'être heureux, regardant le monde défiler paisiblement autour de lui. Le foulard que lui avait donné le Landvidien le protégeait de la chaleur accablante du soleil, il pensait que se jour ci tout lui souriait. De toute façon que pouvait-il arriver au chef de la mafia-uni ? Pouvait-il rencontrer quelque chose de pire que lui même dans se monde ? Il en doutait fortement. Et même si dans ces contrés éloignés où les gens étaient désespéré et donc prêt à tout, leur culture faisaient d'eux des pacifistes ne se révoltant pas souvent. Sa culture de l'histoire de tout les anciens pays du monde lui avait apprit que ses pays avaient toujours été sous l'emprise d'une grande puissance. Et que depuis déjà plus de 300 ans ils étaient asservi et malgré quelques révoltes ils n'avaient jamais vraiment été libre. Ils appartenaient en quelque sorte toujours à de grand pays dont l'économie leur permettait de voir un peu de ressources. Après tout il y avait toujours eu des gens qui avaient pitié et donnaient de l'argent sans compter.

    Elio n'avait jamais été comme ça lui. Il n'était pas radin loin de ça. Mais une vie humaine valait tout au mieux quelques balles. La plupart n'en vallait qu'une bien placé, et certaines vies étaient tellement misérables qu'il ne tirait même pas, espérant que la personne se tue d'elle même. Voilà comment pensait l'homme de l'ombre. Après il y avait aussi un classement en fonction des balles et des armes utilisées. Comme là fois où il avait tué l'ancien Capo, utilisant un Lupera en signe de traîtrise à la mafia de la part du défunt Capo... Lorsque Elio avait vraiment du respect pour la personne qu'il tuait il utilisait ses deux mitraillettes et criblait de balles sa cible jusqu'à ce qu'elle tombe. Mais jusque là il ne l'avait encore jamais fait . N'ayant pas tué beaucoup de gens, et n'ayant pas eu de respect pour beaucoup non plus...

    Le pas du dromadaire accéléra fortement lorsqu'il vit le village. Elio n'avait sur le coup pas compris pourquoi il faisait ça, mais se demanda plutôt comment l’arrêter. Il avait beau tirer les reines le quadrupède courrait toujours dans une cavale folle. Et ce que le Capo voyait comme une longue route vers le village défila en quelques minutes. Lorsque le convoi dépassa la première boutique le dromadaire stoppa net sa course et fit voler son cavalier. Elio après un joli vol plané de quelques seconde alla s'écraser quelques mètres plus loin, faisant des rouler bouler sans pouvoir s’arrêter. Avec un peu de difficulté l'homme se redressa et cracha le sable qu'il avait avalé lors de la cascade. Tout en se dirigeant vers son moyen de locomotion il se dépoussiéra les vêtements d'un geste assez sec. Son grand sourire ornait toujours son visage. Cependant ses yeux restaient d'un vide sentimental terrible. Et lorsque l'animal croisa se regard il recula de quelques pas. Le sicilien approcha sa main du coup de l'animal et le tapota. Et il dit à voit haute en s'adressant au dromadaire.

    « Si je n'étais pas de si bonne humeur tu serais déjà dans mon assiette... »

    Après cette petite phrase pleine d’amour il se saisit des reines et amena le dromadaire avec lui prêt des villageois. Il avait enlevé son voile et avait retrouvé son image de touriste un peu perdu. Alors qu'il arrivait vers les premiers indigènes qui le fixaient d'un air perplexe, certain riant encore de la cascade qu'il venait d'effectuer, le Capo demanda d'un anglais parfait si il y avait moyen de trouver de l'eau pour l'animal et un endroit pour manger pour lui. Les villageois comprirent de suite sa requête, ils faisaient partit de la United-Nation après tout, et le fait que l'anglais ai été la langue universelle depuis prêt de 100 ans avait permis aux villages les plus reculés du monde de parler tout de même cette langue. Se n'était pas sûr qu'il en soit ainsi de l'autre côté de la frontière, le mandarin n'ayant jamais vraiment quitter l'ancien continent asiatique.
    Il fut très vite prit en charge par la population locale. Ici encore plus qu'ailleurs ceux qui avaient de l'argent faisaient la lois. Le choix des aliments et des boissons étaient cependant assez limité, et Elio ne pu obtenir que des spaghetti avec de la sauce bolognaise en boite et du thé comme boisson. Il était encore entouré de plein de monde, cependant il remarqua qu'il n'était pas le seul à l'être. A une table à quelques mètres de là se trouvait un deuxième groupe d'individu qui entourait une personne, de là où il était Elio n'en était pas sûr mais pensait que c'était une femme. Les gens qui étaient autour d'elle semblaient heureux. Elle avait sûrement eu pitié d'eux, elle était naïve, c'est ce que pensait Elio. Chez eux ils avaient sûrement internet, le câble et buvaient du coca-cola... Ils n'avaient pas vraiment vécu la guerre, et malgré les tensions qu'il y avait ici ils n'étaient sûrement pas si mal lotit que ça. Mais plus que la naïveté de la femme se qui intéressait le Capo était de savoir se qu'une étranger comme elle faisait par ici. Après tout même si de là où il était elle lu semblait du pays, le fait qu'elle regroupe tant de personne autour d'elle, comme le faisait Elio était qu'elle n'était pas une habitué. Le sicilien qui pensa aux deux raisons qui l'amenaient ici demanda toujours en anglais à un des hommes qui l'entouraient si les pyramides étaient proche d'ici. L'homme se mit à rire tout ce qu'il savait et répondit enfin à Elio que les pyramides se trouvaient très loin d'ici en territoire Fédéré. Le Capo regarda du coin de l’œil la femme qui était là bas, et tout en finissant son plat de spaghetti approcha son sac de lui. Il mit son bagage sur ses genoux, et sans regarder l’intérieur de son sac chargea une de ses mitraillettes. Au moment où le cran de sûreté fit le bruit de déverrouillage il se mit debout et sortit l'arme de son sac. L'effet fut immédiat, quelques hommes crièrent pendant que les autres se contentèrent de reculer. Elio se dirigea vers la table voisine, et tout en restant à mi-distance pointa le canon de la mitraillette vers la jeune femme. Lorsqu'il la vit complètement, plus que sa beauté il ressentit sa haine ce qui confirma ses soupçons. Elle n'était sûrement pas une simple villageoise. Toujours en anglais et avec le sourire qui le caractérisait si bien le chef de la mafia prit la parole.

    « Bonjour mademoiselle, pourriez-vous me dire ce qui vous amènes en ses lieux ? Vous êtes une journaliste infiltrée ? »

    La supposition de journaliste était bien sûr des plus idiotes. Mais si elle avait le malheurs de répondre oui à cela il se ferait un plaisir de tirer. Elle avait vu sa tête, et même si elle ne connaissait pas son identité elle se devait de mourir si elle était dans cette branche. Elio n'avait rien de spécial contre les médias, mais il était jusque là un anonyme et tenait à le rester un certain temps encore. Détendu comme à son habitude le Capo gardait la femme bien en joug et à bonne distance de lui. Le doigt sur la gâchette il attendait une réponse correcte de la part de la femme.
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MessageSujet: Re: Un exotisme assassin (PV Aïsha)   30.11.11 11:32

    Elle fixa avec une grande attention tous les faits et gestes de cet homme qui venait d’arriver. En même temps, elle pensa qu’il était vraiment étrange. Son comportement lui paraissait complètement décalé de la réalité. Contrairement à elle, il préféra garder son argent rien que pour lui. Cet égoïsme la dégoûta grandement. Encore une nouvelle raison pour laquelle elle n’appréciait pas du tout cette personne. En plus, c’était un uni. Elle cherchait toutes les raisons possibles pour justifier son envie de trouver un moyen de tuer cet homme-là. Elle se dit qu’elle ne pouvait pas non plus le faire à cet endroit, elle n’avait pas envie de choquer les habitants. Le mieux était bien évidemment de l’attirer avec elle dans le désert pendant qu’elle se dirigerait chez les brigands. Une fois éloignés du village, elle passerait à l’attaque. Bien sûr, Aïsha n’avait pas oublié de prendre sa dague, qu’elle gardait toujours sur elle, cachée. Cela lui permettait de facilement la sortir et l’utiliser en cas de besoin. En tout cas, elle l’observait sans le quitter des yeux. Elle le vit donc tout simplement demander à manger puis se nourrir tranquillement. Mais elle avait l’impression que quelque chose n’allait pas. Un mauvais pressentiment autour de cet homme bien mystérieux selon elle. En même temps qu’elle faisait attention aux touts petits détails quelconques, elle se méfiait tellement de lui, qu’elle ne se rendit pas compte que son regard changea. Le petit groupe autour d’elle nota tout de suite ce petit changement anodin et tournèrent la tête eux aussi, curieux de ce qui préoccupait la jeune femme. Comme ils ne remarquèrent rien du tout de spécial, ils prêtèrent à nouveau attention à elle. Pourtant, de son côté, elle ne les calculait plus du tout, elle était beaucoup trop concentrée sur cet homme.

    Tout d’un coup, alors qu’il semblait être en train de terminer son repas, elle le vit bouger anormalement. Il prenait son sac. Elle ne pouvait pas voir exactement ce qu’il était en train de faire mais Aïsha s’attendait au pire. Elle restait sur ses gardes et ne relâchait pas son attention. Elle ignorait par la même occasion ce qui se trouvait dans ce sac mais quelque chose lui disait que ce n’était rien de bon. Elle sut alors qu’elle avait raison lorsqu’elle aperçut l’homme en question sortir une arme de son sac. Tout le monde se mit à crier et à paniquer. Cela ne devait pas être la première fois qu’ils voyaient des armes et ils devaient en avoir peur. Aïsha se demanda même combien de fois ils en avaient vu et en avaient été les victimes. En tout cas, elle fut la seule qui ne bougea pas de sa chaise. Elle se doutait bien que ce dernier l’avait remarquée et qu’il se dirigeait vers elle. Dans quel but, elle l’ignorait encore mais sentait très bien qu’elle serait au courant dans quelques instants. Les autres partirent dans tous les sens, courant le plus rapidement possible dans des endroits pour se cacher. Certains regardaient quand même la scène pour savoir ce qui allait se dérouler. C’était donc lui qui avait lancé les hostilités sans même qu’elle ne fit quoique ce fût. Quand il s’arrêta, il la visait avec son arme. Aïsha n’avait pas peur. Elle était sûre et certaine qu’il n’oserait pas tirer sur elle. Pourtant, elle se rendit compte que ce n’était pas un homme ordinaire et que ce serait plus difficile de le tuer. Il fallait donc trouver un autre moyen. Par ailleurs, le fait qu’il possédait une arme lui montrait qu’il était venu dans cet endroit dans un but précis. Ce dernier ne devait pas être un personnage très propre dans la société unie.

    Lorsqu’il lui parla en anglais, elle l’écouta sans rien dire. Elle souriait quand même. Un sourire presque malicieux comme pour le provoquer et lui montrer qu’elle ne le craignait pas du tout. Elle voulut même rire quand il lui posa la question si elle était une journaliste – ce qu’elle n’était pas du tout, heureusement – mais elle se retint. Elle préféra pour l’instant ne pas trop agir ni bouger, au cas où. Un petit silence s’installa entre les deux êtres parce qu’elle n’avait pas vraiment envie de répondre tout de suite. En fait, elle cherchait un moyen de le faire taire, ranger son arme et surtout, de prendre l’avantage. Comme d’habitude, elle avait sa façon de faire, à savoir la séduction. Cela pouvait commencer dans les paroles puis ensuite dans les gestes. Mais pour l’instant, il valait mieux rester prudent afin d’examiner un peu le terrain et le profil de cet homme, avant de vraiment passer à l’attaque. Elle croisa les jambes, toujours bien assise, dans une position qui rappelait même une chef de clan. En effet, elle appuyait son dos contre le dossier de la chaise et le fixait avec des yeux sûrs et un sourire certain. Cela pouvait même ressembler à une sorte de défi qu’elle était en train de lui lancer.

    - En aucun cas je ne suis une journaliste, répondit-elle finalement avec un ton doux mais malicieux à la fois.

    Elle le regardait toujours et encore et ne disait pas grand-chose. Un long silence s’installa entre eux, qui devenait de plus en plus pesant très certainement pour les nombreux habitants qui fixaient avec attention la scène. De son côté, Aïsha restait calme et n’angoissait pas du tout. Elle ne perdait jamais son sourire en espérant en même temps que cela pouvait déranger l’homme et le déstabiliser. Si tel était le cas, cela lui prouverait que l’homme n’était pas si à l’aise qu’il ne souhaitait le montrer. Puis, elle pourrait plus facilement savoir la manière dont elle devait se comporter pour prendre l’avantage sur cet homme.

    - Je suis simplement de passage, continua-t-elle. Et vous, que faites-vous dans le coin ? Il est rare de voir des personnes comme vous dans ces endroits désertiques et éloignés de toute population.

    Ce qu’elle voulait dire tout simplement c’était que malgré quelques petits villages par ci et par là, il n’y avait pas de grandes villes dans les parages. De plus, les villages étaient tous très éloignés les uns des autres. Dans le désert, la population se faisait rare, contrairement aux grandes concentrations d’habitants dans les villes principales.

    - A moins d’avoir des affaires douteuses avec certains groupes locaux, termina-t-elle.

    Elle savait qu’elle s’avançait peut être un peu trop loin, mais cela ne la préoccupait pas du tout. Elle n’avait pas peur et était complètement sûre et certaine que l’homme ne ferait rien du tout. Elle le défiait et il ne serait certainement pas très heureux. Mais si cela pouvait le déstabiliser tout autant que le sourire, cela permettrait bien des choses pour la jeune femme. Elle attendait non seulement ses réactions mais aussi sa réponse. Pendant ce temps, elle essayait de noter tous les faits et gestes mais aussi les expressions de son visage ou ceux de son corps. Cela voulait dire beaucoup de choses. Et Aïsha pouvait s’en servir contre l’homme et pour prendre l’avantage. Elle devait se sortir de cette situation dangereuse même si elle n’avait pas peur du tout. Il fallait éviter qu’elle ne mourût aussi bêtement, quand même. Ce n’était pas encore son moment. Pas à cet endroit, pas à cet instant, pas de cette manière.
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MessageSujet: Re: Un exotisme assassin (PV Aïsha)   30.11.11 16:30

    Cette femme était très étrange. En face d'une arme à feu chargée et prête à tirée elle souriait et regardait son interlocuteur d'un regard malsain. Cela se voyait qu'elle n'était pas du même monde que le Capo. A part Elio qui ne pouvait s'empêcher de sourire de son air moqueur la totalité des chefs de famille, ou de groupe criminel avec une soupçon d’intérêt pour leurs vies ne le faisaient pas. Et cela était d'autant plus vrai quand ils se tenaient devant Elio qui avait la réputation d'avoir exécuter de sans froid son mentor. C'est pour cela que le sicilien se demanda pourquoi il ne l'exécuterait pas sur le champs. Après tout ce n'était qu'une femme, et elle représentait toute l'arrogance qu'il détestait chez ces diablesses. En plus de cela elle faisait face à une arme sans peur, signe d'une totale folie ou d'une totale confiance en l'incapacité de l'homme en face d'elle de tirer. Dans les deux cas il y avait un grave problème dans sa façon de voir le monde...

    Elio écouta la demoiselle parler tout en fixant ses yeux émeraudes. Elle n'était vraiment pas banale. D'après le peu qu'elle avait dit il savait déjà qu'elle était là pour la même chose que lui. Et d'après son accent il savait que c'était une fédérée. En sachant qu'il connaissait la Triade Weng et qu'elle n'en faisait donc pas partie et qu'il savait que l'Assotsiatsii ne recrutait pas vraiment en dehors des ancien Républicains, cette femme était donc soit une désespérée du genre Lao Yin Chi soit une militaire suicidaire... Dans tout les cas elle était louche et cela l'amusait beaucoup. Le Capo baissa donc son arme et alla s’asseoir tranquillement à la table en face de la fédérée. Son arme toujours à la main il garda son allure décontractée, il était en vacances après tout et il ne représentait donc pas la mafia-unie aujourd'hui. Tout en se balançant sur sa chaise il se décida à parler, son grand sourire ne quittant pas son visage.

    « Je m'appelle Elio enchanté, et toi comment t'appelles-tu ? Toi aussi t'es là pour les bombes alors. Tu dois avoir de grands projets pour venir jusqu'ici alors qu'il y a des faiseurs de bombes à toutes les frontières... »

    Les phrases du Capo puaient une innocence fourbe. Comme les phrases de la femme en face de lui puaient une douceur meurtrière. C'était une partit de poker où les deux menteurs savaient que l'autre mentait. Il fallait dire qu'Elio ne faisait rien pour ce cacher, il était au naturel dans sa bonne humeur. Si elle avait rencontré le Capo se jour là elle aurait déjà été prise en chasse . Le sicilien voyait les choses de cette manière en tout cas, il n'avait pas deux personnalités et les deux fonctions qu'il avait comportaient de nombreux point commun. Mais il faisait une grande différence entre son travail et sa vie. Surtout qu'il ne considérait pas la mafia actuel comme faisant partit de sa famille, ce qui lui permettait un détachement total envers eux lorsqu'il ne traitait pas avec des chefs de familles pour le bien de sa futur famille. Comme son accoutrement le disait il n'était qu'Elio, un touriste bizarre armée de deux mitraillettes, de drogue et d'argent... Et cet Elio là espérait bien s'amuser durant ses « vacances », et il semblait avoir trouver une partenaire de choix pour cela.

    Le Capo se balançait sur sa chaise, regardant les pierres précieuses dans les yeux de son interlocutrice, scrutant de ses yeux vides d'émotion ce qu'il pouvait voir de l'âme de la personne en face de lui. A sa plus grande surprise il ne voyait pas grand chose, comme lorsqu'il s'était trouvé en face du Ministre de la banque Fédérale ou encore du chef de la triade. Mais il ne faisait cependant pas de rapprochement avec cela, même si elle appartenait à une quelconque organisation elle n'était sûrement pas le chef. Ou alors son organisation n'avait aucun projet au point que sa propre mort ne la soucie pas. Elio gardait l'index sur la gâchette de son arme, pendant vers le sol à côté de sa chaise et se balançant au même rythme que le corps du mafieux. L'air de rien, comme si la méfiance n'était même pas de mise. Le Capo était toujours sur de lui, et le fait que quelqu'un puisse tirer plus vite que lui était impensable à ses yeux. Une femme n'avait donc encore moins de chance de le tuer qu'un Ange de lui tomber sur la tête. Et les anges étant la dernière de ses préoccupation on pouvait aisément comprendre à quel point l'idée de ce faire tuer à cet instant était inexistante chez le sicilien. Surtout que cette femme qu'il n'avait jamais rencontré avant n'avait aucune raison de lui en vouloir. Et tout comme lui n'avait donc aucune raison de le tuer, à part pour son comportement, comme l'avait envisagé Elio lorsqu'il avait vu le sourire de la demoiselle.

    Le mafieux ne sentait aucune tension dans l'atmosphère. Il avait beau avoir lu le danger dans les gestes de la fédérée, et d'avoir comprit par les paroles de celle-ci qu'elle n'était rien d'autre qu'une criminelle Elio pensait plus à connaître plus sur sa nouvelle amie qu'à la transformer en ennemie. Après tout si elle avait de meilleurs raisons que lui de chercher des composants pour faire des bombes il ne voyait pas pourquoi il l'empêcherait de se les procurer. Surtout que pour ça part il était plus venu chercher une entente sur le long terme et ne voyait pas cette femme comme une concurrente. Le marché n'était sûrement pas illimité, mais avec seulement deux demandeurs cela ne devrait pas poser de problème. Le Capo attendit donc bien gentiment la réponse de la demoiselle, espérant qu'elle lui parle de ses projets. Une conversation qui pouvait sembler peu anodine, surtout que ses projets ne devaient pas êtres des plus légaux et que Elio était pour elle un parfaite inconnu. Mais pour le sicilien, parler de projets dans un lieux aussi perdu avec une personne que l'on a 1 chance sur 10 milliards de retrouver n'était pas une chose impensable...
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MessageSujet: Re: Un exotisme assassin (PV Aïsha)   03.12.11 6:45

    Elio. Ainsi donc il s’appelait Elio. Elle n’haussa même pas un sourcil mais continuait à sourire. Cet homme était donc assez bête pour lui révéler son vrai prénom. Tant mieux. Si elle ne parvenait pas à l’avoir, au moins elle pouvait le traquer, car elle se sentait très bien capable de cela. Elle enverrait des espions pour savoir dans quels endroits il passait le plus clair de son temps et ce serait beaucoup plus facile pour le tuer par la suite. Le mieux serait probablement que cet homme se trouvât dans un des endroits où Aïsha avait l’intention de faire un attentat. Car en effet, la jeune femme pensait à plusieurs lieux différents et elle voulait beaucoup de produits pour plusieurs bombes. En tout cas, la jeune femme ne doutait pas du fait que c’était le vrai prénom de cet homme. Elle était totalement satisfaite. Pourtant, elle ne comprenait pas du tout pourquoi ce dernier ne faisait pas plus attention. Elle s’imaginait bien qu’il se méfiait d’elle puisque même s’il abaissa son arme, elle voyait parfaitement bien qu’il gardait encore le doigt sur la gâchette de l’arme. Il se tenait donc prêt à tirer en cas de besoin. Aïsha n’avait de toute façon pas l’intention de bouger tout de suite donc pour l’instant elle ne se préoccupait pas trop de la menace. Mais s’il se méfiait autant d’elle depuis le début – en plus c’était bien lui qui avait lancé les hostilités en la pointant avec une arme sans même qu’elle eût fait quoique ce fût – elle ne saisissait pas la raison pour laquelle il avait décidé de se présenter par son vrai prénom.

    Le comble pour lui, c’était que la jeune femme avait une très bonne mémoire visuelle et auditive. Si elle revoyait cet homme ou entendait parler de lui, elle le reconnaîtrait très facilement. En plus de cela, s’il possédait une arme dans un coin comme celui dans lequel il avait osé s’aventurer, c’était qu’il n’était pas un homme uni passif. Elle espérait donc entendre parler de lui prochainement si jamais tout ce qu’il faisait était révélé par les médias. A ce moment, elle le savait, elle serait tout autant satisfaite d’elle-même qu’à cet instant-là. Il serait plus facilement et rapidement repérable. Elle s’en réjouirait énormément. Mais à ce moment-là, ce n’était pas encore le temps de réfléchir à tout cela mais plutôt se concentrer sur la situation présente. Elle ne se perdit donc pas trop dans ses pensées le concernant et revint à la réalité. Elio s’était donc assis depuis quelques secondes. Elle tenta de se remémorer les paroles qu’il avait prononcées puisqu’elle s’était arrêté seulement au prénom. Pourtant, elle sut qu’il lui avait demandé également son prénom et surtout ses projets. Elle pensa encore une fois qu’il avait été totalement bête en lui disant que lui aussi cherchait des bombes. Cela l’étonna tout de même puisqu’il faisait parti d’une organisation secrète unie, ce n’était tout de même pas la spécialité de celles-ci. Elle croyait vraiment que seuls les terroristes fédérés connaissaient les moyens de s’en servir et surtout, étaient ceux qui les utilisaient. Au contraire, la spécialité des unis, c’étaient justement les armes, comme la mitraillette que l’homme tenait précieusement dans ses mains, à ses côtés, au cas où. Certes, il y avait dans le désert, même si c’étaient des unis, des personnes qui maîtrisaient cela car c’était un savoir ancestral qui leur avait été légué par les terroristes des années antérieures, notamment des années 2000, voire 2010. Ils les utilisaient beaucoup autrefois, un peu moins maintenant. Elle ne chercha tout de même pas à comprendre davantage. Néanmoins, elle n’avait aucune envie de parler de ses projets à cet inconnu.

    - Je m’appelle Leïla, dit-elle.

    Comme toujours, elle avait utilisé le prénom de sa sœur pour se présenter. Tant qu’elle ne connaissait pas un minimum la personne et qu’elle savait parfaitement qu’elle pouvait faire un brin confiance à celle-ci, elle ne révélait jamais son vrai prénom. Et encore moins son surnom. Celui qui était connu du grand public mais surtout utilisé par les terroristes. Elle était Leïla pour de nombreux unis, dont une grande majorité était bien morte depuis. Elle était Leïsha aux yeux de tout le monde. Et enfin, elle était Aïsha pour Feng et quelques terroristes appartenant à l’Elite du Lao Yin Chi. C’était tout. Elle jonglait avec son identité et s’en sortait même très bien. Elle n’avait pas envie d’être reconnue par les personnes qu’elle rencontrait, du moins, si celles-ci ne se souvenaient pas du visage de la terroriste. Tant que personne ne lui disait qu’ils l’avaient vue quelque part et que sa tête leur était familière, elle ne dévoilait jamais qu’elle était en réalité Leïsha la terroriste. Cela lui permettait de rester beaucoup plus dans l’ombre et passer beaucoup plus inaperçue dans ce monde.

    - Des bombes ? demanda-t-elle, en feignant d’être étonnée. Qui vous a dit que je cherche des bombes ? C’est donc ce genre d’affaires douteuses que vous venez négocier ici, des bombes. Cela m’étonne fort, j’aurai parié que vous préférez les armes plutôt que les bombes.

    La seule manière de ne pas parler de ses plans était la diversion. Il suffisait donc de lui répondre par des questions. Feindre la surprise était en effet un bon moyen puisqu’au moins, cela lui permettait de focaliser l’attention sur son interlocuteur et non sur sa personne. Elle ignorait combien de temps encore elle pourrait se concentrer sur les projets de l’homme sans parler des siens. De toute façon, elle se doutait bien que cela ne pouvait durer éternellement. Elle serait bien obligée à un moment où à un autre, elle le sentait, dans cette conversation, révéler ce pourquoi elle était venue. Mais pas tout de suite. Elle devait d’abord récolter le plus d’informations possibles sur l’homme avant d’en parler. Elle souriait toujours en fixant bien l’homme comme si elle cherchait à le dévisager, presque l’analyser. Elle gardait un œil avisé sur le doigt qui était sur la gâchette de l’arme. Et elle ne bougeait toujours pas car elle n’en ressentait pas le besoin. Enfin, elle avait la bonne impression d’avoir les yeux de nombreux des habitants rivés sur eux. Ils étaient non seulement curieux mais impatients de connaître la suite des événements. Elle aussi par la même occasion.

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MessageSujet: Re: Un exotisme assassin (PV Aïsha)   03.12.11 15:40

    - Je m’appelle Leïla

    Elio ouvra de grands yeux. Il n'était vraiment pas dans son rôle aujourd'hui, laissant tout ce qu'il avait d'humain filtré. Son regard restait froid mais son visage était expressif, et à cet instant l'étonnement se lisait sur celui ci. Leïla, Elio avait déjà entendu se prénom quelque part. Il ressortait très nettement de sa mémoire. Leïla, Leïla qui pouvait-elle bien être ? Cette demoiselle avait l'air étonnée par la mention des bombes faîte par le mafieux, ce qui le fit un peu rire. Pour une femme n'ayant pas peur des armes à feu et sentant la folie à des kilomètres cette ignorance était comique. Enfin peut être était elle aussi venu dans le coin à la recherche des pyramides. Cette idée fit rire Elio aux éclats, cela était risible pour une demoiselle qui paraissait être une fédérés. En effet le sicilien venait de l'apprendre les pyramides étaient dans la zone fédéré alors le fait que cette femme ne le sache pas paraissait d'une bêtise grandiose.

    Le rire du Capo fut si puissant que la chaise en bascula en arrière. Par réflexe Elio appuya sur la gâchette, l'arme suivit le basculement du corps du mafieux tout en tirant. L'axe n'était pas dans la position de la demoiselle, mais Elio s'inquiéta quand même de l'avoir tuer. Il se releva très vite en se frottant la tête encore douloureuse et en s'excusant. Il replaça la chaise correctement et s'assit comme si de rien était. Cependant il s'était passé quelque chose. Le Capo ne s'était pas inquiété d'où étaient partis les villageois lors de la mise en joue de la fédérée, mais dans sa chute lorsque l'arme tirait il avait vu des silhouettes s affoler à tout les bâtiments. Et cela le tracassait maintenant, après tout il n'était pas le seul dans le monde à disposer de mitraillette, loin de la... Pendant des années ses pays avaient vécus des guerres civils. Et pendant des années les pays les plus riches du monde avaient fournis ces régions en armes pour alimenter la guerre. Et le fait d'être autant à découvert alors que les gens se méfiaient maintenant de lui ne lui plaisait pas trop. La fédérée n'avait pas bougée, ou si elle l'avait fait elle était retournée à sa place en tout cas. Et Elio cru voir dans son regard une demande d'explication sur ce fou rire destructeur... Alors le Capo en gentil touriste un peu niait qu'il était en se jour recommença à parler dans ce qui lui semblait être un perpétuel monologue face à la statues féminine...

    « Excusez moi c'est votre prénom Leïla qui m'a fait rire. Je viens de me rappeler pourquoi il me disait quelque chose... C'était en faite de la princesse Leïla que je me rappelais... Dans un très vieux film du nom de Star Wars. Il est mythique ce film, mais je ne sais pas si les fédérés sont très branchés films hollywoodiens. En tout cas cette héroïne était une rebelle. C'est drôle non … ? »

    Elio faisait des allusions sans réellement s'en rendre compte, une sorte d'instinct. Cherchant toujours la vérité malgré l'idiotie qu'il essayait de montrer. Le Capo inspecta son arme du regard tout en recommençant à parler. Cette fois il répondit à la question de la fédérée.

    « Eh bien il est vrai que les bombes ne sont pas une arme très utilisé par les Unis. Dans toute l'histoire des pays du Nord à vrai dire la bombe n'a jamais été très utilisé. A part la bombe nucléaire peut être et les bombes lancé par l'aviation en temps de guerre... Mais pour dire vrai la bombe est vu par les Unis comme une arme pour les lâches. C'est un peu tuer en se cachant pour eux. C'est une culture comme une autre mais en effet nous préférons les armes à feu. Tuer en regardant dans les yeux, comme pour montrer à son adversaire qu'on le respectait et que c'était notre vie contre la sienne. Vous comprenez... Mais pour ma part même si je porte une arme à feu je pense autrement. Non pas que je ne pense pas que ce soit mieux de tirer à vu car je préfère. Mais la bombe a toujours été le moyen utiliser par les gens désespérés. Les kamikazes, les terroristes, les attentas pour sauver un Etat...
    Je ne tiens pas spécialement à utiliser ses bombes. Je ne les utiliserais d'ailleurs pas. Mais je suis le seul qui puisse fournir les peuples qui sont désespérés en arme. Et lorsque l'on est à 1 contre 100 je ne peux pas me permettre de les laisser partir avec des mitraillettes contre des Fenrill... Donc non les Unis n'utilisent pas de bombes, mais les républicains si.... »


    Son discours avait été plus celui d'un Capo de la mafia que le touriste qu'il paraissait. Ce sujet le touchait. Et même si il avait de grosses affaires à conclure en aidant les républicains. Il voulait les aider dans leur lutte. Et même si il n'avait pour le moment aucun pacte avec la résistance nordiste, en trouvant de quoi les soutenir sur le plan militaire il espérait se faire accepter en temps qu'allié. Les mafieux comme tout les criminels avaient été dans toute l'histoire toujours très mal vu. On les voyait comme des monstres, alors que c'étaient peut être les humains avec le plus de cœur dans se monde. Peu de gens étaient capables de bravés des Etats, des sociétés et des modes de pensées entier dans l'espoir d'aider des gens. Mais les criminels n'étaient pas non plus des saints il y avait toujours de l’intérêt dans leurs actions. Mais qui pouvait dire ce qu'était le principal but des criminels aidant d'autres groupes. Quoi de l'intérêt ou de la solidarité avait le plus de poids dans leurs actions ?
    Les Etats pour avoir leur population de leur côté avait toujours mis en avant les intérêts, car après tout ils pouvaient se quantifier. Oui le fait de libérer une région créerait une demande en masse d'armement pour le défendre par la suite. Oui si les pertes étaient importante Elio proposerait de vendre son algorakab à prix fort à ce peuple désespéré. Mais tout ça leur permettrait peut être de gagner. Et même si il ne souhaitait pas forcément de les voir gagner il ne souhaitait pas non plus les voir perdre. Jusque là toutes les actions d'Elio dans la création de conflit était fait dans le but d'aider un peuple. Il n'avait jamais créer de toute pièces des conflits mettant en péril des peuples. Le Capo de la mafia se dirigeait vers le titre de vendeur d'armes. Il voulait être se que l'on appelait un seigneur de guerre. Mais tout cela n'avait que pour objectif de lui permettre détendre son réseau, d'affaiblir sa nation. Et de déclarer l'indépendance de son propre peuple. C'était parce qu'il se sentait proche des idées révolutionnaires des nordistes qu'il les aidait. Et c'était seulement pour cela qu'il venait chercher la mort jusque dans le désert...
    Elio lançait quelques coups d’œil à la femme tout en jouant toujours avec sa mitraillette. Et après avoir pointer sa mitraillette vers le ciel et regarder dans le viseur pour s'assurer que rien n'était désaxé il reprit la parole. Le ton calme et peut être un peu moins niait qu'avant.

    «  Vous savez je vous ai pointez avec mon arme car je sentais quelque chose de mauvais en vous. Et cette sensation n'a pas diminuée depuis que je vous parle. Vous pourrez me dire que ce n'est qu'une sensation, mais mon instinct m'a toujours fait faire les bons choix. Vous faites semblant de ne pas connaître l'existence des faiseurs de bombe des environs. Mais ce n'est pas vraiment un lieu touristique ici et la population locale ne vous connais pas. Étant donné que je vous perçois comme un danger j'aimerais que vous m'accompagnez voir les trafiquants. Avoir un œil sur vous me rassurerais. Même si vous êtes proche d'une arme capable de faire un cratère dans se désert. Et puis peut être vous viendra-t-il l'envie de m'en dire plus sur vous durant ce temps. Je tien à préciser que je vous laisserais tranquille une fois que j'aurais vu les trafiquants, et que si vous refusez de m'accompagner je vous tuerais sur le champ... »

    Non Elio n'avait pas confiance en cette femme. Oui il espérait en apprendre plus sur elle. Non il ne souhaitait pas réellement la tuer. Mais oui il le ferait sans une once d'hésitation, car il ne pouvait se permettre de se faire poignardé par derrière. Même si elle souhaitait avoir ces bombes avant lui il lui laisserait sûrement faire. Après tout il ne recherchait que des relations pour le moment. Il se voyait mal ramener de quoi faire sauter une ville par le bateau vers Gladsheim qui plus est...
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MessageSujet: Re: Un exotisme assassin (PV Aïsha)   03.12.11 17:47

    Elle sursauta car elle ne s’attendait pas du tout à ce qui se déroula l’instant suivant. Dès qu’elle eût prononcé son prénom, il rit instantanément. Sans faire attention, il bascula en arrière et son doigt vint appuyer la gâchette de la mitraillette. La jeune femme avait tout de suite remarqué que quelque chose ne se passerait pas comme prévu. Elle ne s’était donc pas levée comme la plupart des personnes l’auraient fait. Cela aurait un très bon moyen pour recevoir une balle quelque part. Elle se baissa et se mit sous la table. Certes, ce n’était pas moins dangereux, mais c’étaient des réflexes qui parlaient pour elle. De toute façon, les coups de feu étaient davantage tirés vers le haut que le bas. Alors elle n’eut pas plus peur que cela. Elle sauvait simplement sa vie. Surtout qu’elle savait que cette fois-ci, c’était totalement involontaire. Néanmoins, cet homme restait un danger public. Même si elle n’avait pas spécialement peur, elle n’avait pas non plus envie de mourir. Quand les coups de feu s’arrêtèrent, elle revint à sa place mais torturée par l’idée qu’un habitant avait été blessé. Heureusement, ce n’était pas le cas donc elle fut rapidement rassurée. Pourtant, elle tourna alors la tête vers Elio et le poignarda du regard. Elle n’était pas du tout contente. En plus, elle ne comprenait pas du tout ce qui avait déclenché ce fou rire incontrôlable et par la même occasion, ces coups de feu maladroits. Son prénom était tout simplement banal et il n’y avait pas de matière à rigoler dessus. Tout comme le prénom de sa sœur, plutôt. Elle attendit donc en silence, sans rien dire ni se mettre en colère – bien qu’elle ne fût pas très satisfaite des faits d’Elio – qu’il lui donna une explication. Rien ne lui disait qu’il lui en donnerait une, mais elle espérait quand même.

    Il ne se fit pas vraiment prier puisqu’il reprit tout bonnement la parole. Des Leïla il y en avait eu dans pleins de films, très certainement. Mais comme elle n’avait jamais regardé les films, elle ne pouvait pas le savoir. Quand elle était toute petite, sa famille n’avait pas les moyens d’avoir l’électricité. Lorsqu’elle vivait dans sa famille adoptive, malgré la richesse, ses parents refusaient qu’elle regardât la télévision trop tard. Elle ne regardait jamais de films, surtout ceux qui ne plaisaient pas à ses parents. Elle connaissait davantage tout ce qui concernait la politique syrienne, européenne et internationale, tout comme l’histoire. Le père préférait en effet davantage les documentaires. Elle n’avait donc aucune idée de ce qu’était ce film dont il lui parlait, nommé Star Wars, et dont une des héroïnes qui était une rebelle, s’appelait Leïla. D’ailleurs, elle n’en avait vraiment jamais entendu parler, ne serait-ce parmi certaines personnes. En tout cas, ce n’était pas drôle du tout. Elle ne comprenait pas du tout. Du moins, elle se doutait qu’il devait faire le rapprochement avec elle, mais cela ne valait pas du tout la peine de partir dans un fou rire comme celui-ci. Surtout qu’en plus, il aurait pu blesser des personnes à cause d’un simple petit geste involontaire. Elle le menaçait donc toujours et encore du regard. Par ailleurs, elle sut tout de suite qu’il était certain qu’elle devait être une rebelle. Ce n’était pourtant pas compliqué à comprendre, il fallait l’avouer. Elle ne pouvait pas se cacher, cela c’était certain. Elle resta donc quelques instants, toujours sans rien dire. Elle n’avait pas du tout envie de répliquer à une telle chose. Cela se voyait déjà dans ses yeux qu’elle ne trouvait pas cela très drôle.

    Puis il continua à parler et elle, elle continua à l’écouter très attentivement. L’idiot – car c’était vraiment ce qu’elle pensait de lui à cet instant – lui révélait de nombreuses choses sur ses plans. Il était donc un beau trafiquant, très certainement considéré comme un criminel par les unis, pour peu qu’il fût connu. Ce qu’elle retenait néanmoins, c’était tout simplement qu’il lui parlait des avantages et désavantages des deux armes : mitraillettes et bombes. Certes, il avait raison en ce qui concernait les pistolets, mais cela ne changeait pas le fait que les bombes étaient beaucoup plus efficaces car elles permettaient de tuer davantage de personnes. Quand il qualifia les terroristes de désespérés, elle voulut exploser. C’était vraiment le mot de trop qu’il n’aurait jamais du prononcer. Elle se contrôla du mieux qu’elle pouvait pour ne pas lui sauter à la gorge pour lui faire comprendre qu’elle n’était pas du tout une désespérée. Elle savait parfaitement ce qu’elle souhaitait : se venger du meurtre de sa sœur. Elle se battait pour une certaine cause, comme l’avait fait de nombreux terroristes depuis le début. Personne ne les comprenait, tout le monde les considérait comme des dangereux. Il fallait avouer que c’était vrai, mais il n’était pas du tout désespéré. Ils avaient toujours un but pour lequel ils luttaient. Ils ne devaient pas être considérés comme les pires hommes de la terre car de nombreux hommes politiques ou reconnus aussi avaient décidé de combattre pour des causes qu’ils estimaient nobles. Aïsha ne supportait donc pas ce genre de propos. Mais elle n’avait pas le choix que de taire sa colère et faire comme si de rien n’était.

    Enfin, il termina par un discours où elle comprit qu’il ne lui faisait pas du tout confiance. Elle pouvait très bien saisir et elle trouvait cela normal. Pourtant, il exagérait quand même un peu beaucoup. Il se méfiait trop selon elle, comme s’il flairait plus facilement toute l’hypocrisie que la jeune femme pouvait refléter. Elle n’avait cependant pas vraiment été très entreprenante pour l’instant et il pouvait se considérer très chanceux. Bien sûr c’était bien dû au fait que la situation était particulièrement tendue entre les deux personnes mais elle n’avait jamais cru un homme capable de lire en elle aussi rapidement et facilement, avant même qu’elle passât à l’attaque. Il n’était pas comme les autres hommes car en général, tant qu’elle les séduisait ou cédait à leurs avances, ils perdaient leurs esprits et ne pensaient qu’à coucher avec elle. Elle ne se plaignait jamais, cela lui permettait de s’amuser un peu avant l’acte ultime : la mise à mort de l’homme. En tout cas, elle sentit qu’il était temps de parler un tout petit peu plus d’elle qu’elle ne l’avait fait jusque là, malheureusement. Cela ne voulait bien sûr pas dire qu’elle se mettrait à parler autant que cet homme. Elle n’en avait pas envie et n’en ressentait pas le besoin. Elle ne bougea pas de sa chaise mais se pencha un tout petit, posant son coude sur la table et la paume de sa main se mettant sur son menton.

    - Ai-je nié le fait que je recherchai des bombes ? demanda-t-elle d’une voix malicieuse. Vous savez, vous êtes différents que tous les hommes que je rencontre en général. Vous êtes beaucoup plus clairvoyant qu’eux et je savais dès le début que je ne pourrais pas vous cacher la raison de ma venue. Je suis bien aise d’entendre que vous êtes ici dans le même but que moi.

    Un peu de politesse et de lèche botte ne faisait pas de mal, même si d’un côté elle disait tout simplement ce qui lui passait par la tête à cet instant. Elle pensait vraiment que cet homme n’était pas comme les autres. Elle n’était pas spécialement heureuse néanmoins de devoir partir en même que lui. Elle ne doutait pas qu’elle n’avait pas le choix que de le suivre, surtout pour ne pas mourir. Mais elle se devait de le tourner plus comme une envie et non comme une obligation. C’était bien plus amusant et cela ne ferait pas croire à Elio qu’elle avait peur de lui. Ce qui était à moitié vrai tout de même. La mort lui pendait au dessus de la tête, elle le sentait. D’un autre côté, elle n’était pas non plus très certaine s’il oserait finalement de la tuer. Il valait quand même mieux ne pas prendre le risque alors elle n’avait aucune intention de faire la maligne.

    - J’avais moi-même l’intention de me rendre dans les déserts, ajouta-t-elle. Nous pouvons faire le chemin ensemble, c’est en effet bien plus sympathique d’avoir de la compagnie que d’être seul.

    Elle se contrôla du mieux qu’elle put pour ne pas se mordre la lèvre inférieure, ce qui signifiait qu’en réalité, elle aurait vraiment préféré s’y rendre seule. Elle n’avait pas envie que l’homme découvrît ce qu’elle tramait réellement avec les bombes. Elle commençait donc déjà à réfléchir à un moyen de se débarrasser de cet homme en plein désert. Elle ne pouvait pas le tuer, elle devait trouver une autre solution.

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Un exotisme assassin (PV Aïsha)

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