
FORUM DE LA V1 DU JEU FERMÉ |
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| | "Pretty woman walking down to the bar" [PV Leon] | |
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| Auteur | Message |
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Invité Invité

 | Sujet: Re: "Pretty woman walking down to the bar" [PV Leon] 05.01.12 6:39 | |
| « Nous restâmes quelques instants à se regarder dans les yeux, sans rien dire. Il ne répondit même pas à la question que je lui avais posée. N’avait-il pas assez de forces ? M’avait-il entendue ? Vu son état, je n’en étais pas si sûre. Ou tout simplement, il était tout à fait possible qu’il n’avait pas du tout envie d’avouer le fait qu’il avait trop bu. Cela arrivait parfois. Il devait le savoir, de toute façon et cela ne servait pas à grand-chose de le dire. Je restai sur cette dernière possibilité. Je me perdis un tout petit dans quelques pensées, même en continuant à le fixer et je ne me rendis pas compte de son geste soudain. Je repris alors mes esprits en sursautant un peu, lorsque je sentis sa main se poser sur ma joue. Ou plutôt le gant. Parce qu’il n’y avait pas de chaleur humaine dans ce contact. Bien au contraire, ce dernier était plutôt froid et, une fois la surprise passée, je frissonnai. Alors que j’avais la chair de poule, je remarquai néanmoins que j’avais un tout petit peu rougi. Après tout, je ne m’étais pas du tout attendue à cela. Je le regardai, cette fois-ci avec de l’étonnement dans mes yeux et cela se voyait parfaitement que je me posais quelques questions que je n’osais pas encore prononcer. En tout cas, maintenant, je n’avais aucune idée de ce que je devais faire. Il se mit alors à dire un mot en russe, que je ne pus donc comprendre, et ne cessa pas à me fixer, comme s’il me dévisageait et m’analysait. Je restai un peu les yeux écarquillés, espérant vainement peut être d’avoir une traduction. Il me caressa alors la joue et cette fois-ci, je fus bouche bée.
Combien de temps cela faisait-il ? Qu’un homme ne m’avait pas touchée. Mon père, mon frère et les amis ne comptaient pas bien sûr. Bien des mois. Mais cela n’était pas très important non plus. En fait je n’eus pas assez de temps pour me perdre une nouvelle fois dans mes pensées puisque je le vis se lever tout d’un coup. Je reculai, déséquilibrée, de quelques pas l’instant suivant. Pourtant, comme mes jambes commençaient à me faire mal ainsi pliées, et aidée par le mouvement de sa main, je me levai en même temps que lui. De toute façon, il était un plus grand que moi, ma tête dut donc rester levée vers le haut. Je n’avais toujours pas détourné le regard mais encore une fois, on pouvait facilement deviner toutes les réflexions qui me passaient par l’esprit. Puis, je sentis que sa main avait une pression un tout petit plus forte sur ma joue et la seconde suivante, je me rendais compte que mon visage était beaucoup plus proche du sien. Je n’avais aucune idée pourquoi mais mes yeux s’ouvrirent encore plus et mon esprit s’attendait à un baiser. Probablement le fait d’avoir vu tellement de films et de séries où tout cela se passait d’une manière comparable à celle-ci. Je ne bougeai pas, comme si j’étais paralysée et que j’étais prête simplement à me laisser faire. Je fus toutefois encore une fois bien étonnée lorsque le contact de ses lèvres se fit sentir sur mon front. Il s’était bien évidemment un peu penché pour cela. J’avais l’impression d’être sa fille. Mon père m’embrassait souvent sur le front. Je tremblai. Il prononça un nouveau mot en russe. Je sentais que bientôt j’allais devenir de plus en plus confuse.
Il s’éloigna finalement, ou du moins, il s’assit une nouvelle fois sur le lit. Je restai debout, sans bouger. Mes yeux durent désormais se baisser si j’avais envie de le fixer toujours et encore. J’étais perdue. Le silence était revenu et je n’avais aucune idée de la façon dont je devais agir. Encore une fois. Comme tout à l’heure. Je repris la bouteille de vodka que j’avais précieusement posée à côté de moi, quelques secondes auparavant. Pour cela, je dus forcément me baisser, ou plutôt me pencher. Tout en oubliant, que ses yeux pouvaient facilement être attirés par ma poitrine. Je bus une nouvelle gorgée en me redressant. Je refermai la bouteille et la jetai sur le lit car l’envie m’avait prise. Je grognai à la suite de la nouvelle brûlure que je ressentis dans ma gorge. Finalement, je m’assis à côté de lui, toujours en l’observant. Mais la seconde suivante, je tournai la tête vers la cheminée, sans me préoccuper de lui. Mes pensées revinrent. Que devais-je faire désormais ? Je finis tout de même par tomber sur le lit, en m’allongeant sur le dos. J’ouvrais mes mains et si on me regardait du ciel, je formai une croix dans cette position. Je soupirai longuement mais avec beaucoup de bruit – mais sans m’en rendre compte – et je fermai les yeux pendant quelques instants. Sans me préoccuper pendant quelques moments de ce que je devais faire. Cela se ferait seulement lorsque j’aurais ouvert les yeux. » |
|  | | Leonhart Diederich Russkaja Voron


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 | Sujet: Re: "Pretty woman walking down to the bar" [PV Leon] 23.02.12 18:21 | |
| Quelque chose ne collait pas dans cette scène. Homme qu'il était, en compagnie d'une si jolie jeune femme, il ne faisait aucun pas en avant. Il restait sur place. Tournant en rond sans jamais lui donner un espoir. Ou peut-être pouvait-elle bien voir ses gestes comme une provocation sentimentale. Il n'en pensait pas ainsi. En fait, il ne pouvait ressentir de vide, car il se passait bel et bien quelque chose dans sa tête. Comme à son habitude depuis quelques mois, plusieurs choses se bousculaient dans sa tête, mais là, il avait des nouvelles qu'il n'était pas réellement en mesure de cerner. Le plus troublant, en sommes, était que les nouvelles les plus difficiles n'avaient rien en rapport avec CLARITY. C'était lourd. Très lourd. Le projet était devenu une seconde peau, une sphère expiatoire où il pouvait, l'espace d'un moment, oublier la guerre, la famille, lui-même. Il était directeur et non Leonhart.
Il soupira.
La main toujours contre son propre visage, Diederich jeta un coup d'œil en direction de la jeune blonde. Il la détailla un long moment, sans parler. Elle se donnait corps, élancée, confortablement installée. Attendait-elle quelque chose de sa part ? Elle allait attendre encore longtemps, car il ne la toucherait pas. Il n'avait pas l'intention de lever la main sur cette petite "solnychka", comme il l'avait récemment surnommé sans trop comprendre. En fait, il se doutait bien de la raison pour laquelle ce mot doux était sorti d'entre ses lèvres, mais le visage était trop difficile à confronter. Il resta muet.
Dans un long soupir, il se releva, lentement. Dominant la pièce, il ne donna pas l'intérêt qu'il aurait dû à sa compagne. Son manteau sur le dos, il effectua une pensée rapide pour mettre en ordre ses actions. Il devait retourner à Gladsheim avant que l'armée ne commence à se douter de quelque chose. S'il conservait, pour l'instant, la liberté de ses voyages privés, cela pouvait changer à tout moment si le Général le décidait. Dans sa situation, mieux valait-il rester discret, surtout pour la suite des opérations.
Il y aurait des bouleversements, et Diederich n'allait sûrement pas aimer son futur, il le ressentait jusqu'au fond des tripes. Mais, avait-il d'autres choix ?
- "Miss, je vous ai conduit à votre chambre. Mieux vaut que l'on se quitte ici. Je suis déjà en retard. J'ai du travail qui m'attends."
Peu importe ce qu'elle ajouterait, il n'allait pas modifier sa décision. Il fallait écouter l'homme qui peut vous broyer la gorge d'une main. Il fallait écouter l'homme qui porte une arme à sa ceinture. Dans un contexte en pleine guerre, le cadavre d'une femme de plus au Noanjord n'allait pas trop alourdir la donne.
S'approchant de la porte, il l'ouvrit, mesura la situation, puis, tourna son visage en direction de sa compagne. Il la détailla une dernière fois, afin de ne pas l'oublier s'ils devaient se rencontrer de nouveau pour une raison ou une autre.
- "Au revoir."
Et il quitta la pièce, refermant la porte derrière lui. |
|  | | Invité Invité

 | Sujet: Re: "Pretty woman walking down to the bar" [PV Leon] 26.02.12 7:24 | |
| « En fait, je me rendis compte que cela ne servait à rien. Le silence entre nous me pesait beaucoup trop. Le fait de fermer les yeux et respirer lentement plusieurs fois pour oublier tout le reste ne me calma pas vraiment. Je ressentis une sorte de malaise et je grimaçai. Instantanément j’ouvris les yeux et je regardai le plafond de bois au dessus de moi pendant quelques instants. Je devais faire quelque chose, dire quelque chose. Nous ne pouvions tout de même pas continuer à ne pas parler. J’avais même l’impression que chacun attendait que l’autre commençât un nouveau sujet de conversation. Même si j’en avais conscience, ce n’était pas pour cela – malheureusement – que cela pouvait changer certaines choses. En effet, je ne souhaitais pas parler, de peur de révéler trop d’informations en ce qui me concernait, notamment mon travail. En réalité, quelque chose clochait entre nous deux visiblement. Il nous était certainement impossible de discuter sans craindre de trop en dire. Le calvaire avait commencé et il était bien trop tard pour revenir en arrière. Je ne pouvais plus me mettre à parler sans aucune peur comme si c’était une simple connaissance. Peut être que si cet homme n’avait pas été Leonhart Diederich, cela n’aurait pas été pareil. Je soupirais longuement avant de finalement me redresser et poser mon regard sur lui.
A ce moment, il fit quelque chose à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Il avait donc décidé de partir. Bien sûr, je le comprenais. Et bien évidemment, je ne le croyais pas du tout lorsqu’il me prétendait avoir encore du travail. Probablement, c’était le cas, mais pour l’instant, ce ne devait qu’être une simple excuse pour me quitter sans trop de difficultés. Sur le coup, la surprise passa sur mon visage. Mais dans le fond, cela semblait tout de même bien normal. Il devait s’ennuyer et ma compagnie n’était pas très agréable qui plus était. En règle générale, cela se passait beaucoup mieux avec d’autres personnes parce que j’étais une personne plutôt sociable et j’aimais aller à la rencontre de nouvelles connaissances. Cette fois-ci, cela avait été totalement différent bien que je ne l’eusse pas voulu. C’était bien étrange de ma part, mais les circonstances visiblement avaient changé la donne. Je continuai cependant à le fixer de mes yeux bleus ciel et n’arrivais vraiment pas à dire quoique ce fût. Même pas un mot d’adieu. D’un autre côté, il fallait avouer qu’il ne m’en laissa même pas le temps. Il me fixa quelques instants, comme s’il m’analysait et ce n’était pas spécialement le bon moment pour le saluer. Ensuite, il partit rapidement et me laissa enfin seule dans la chambre.
Alors de nombreuses pensées vinrent m’assaillir. Cela faisait bien des mois que je n’avais pas pensé à mes relations amoureuses. Le travail m’avait fait oublié bien des choses et m’avait donné tellement de fils à retordre, que je n’avais même pas eu le temps de réfléchir un peu sur ma vie personnelle. Cela ne me dérangeait pas du tout, en réalité. C’était même beaucoup mieux. Au moins, je ne me prenais pas la tête avec toutes mes stupides pensées. Néanmoins, depuis que j’avais été en quelque sorte évincée à cause de toute la polémique que j’avais créée, tout avait changé. Moi-même, je n’arrivais pas encore à comprendre la raison pour laquelle tout avait raté. Ce n’était qu’une pauvre interview et pourtant, elle avait déjà fait quelques dégâts considérables. Bien sûr, dès le début j’avais su que je m’exposais, mais je n’avais pas prévu de telles conséquences. J’avais sous-estimé tout cela. Maintenant je me retrouvais toute seule, au fin fond du Noanjord, paumée et avec les réflexions sur ma vie personnelle qui me hantaient sans cesse. Surtout à cet instant précis, où je me rendis compte de ma solitude. Ce fut une fois la porte fermée pour de bon, que des larmes apparurent sans même que je l’eusse souhaité. Je me mis à pleurer pour une raison qui m’était encore assez floue, mais qui se précisa plus les secondes passaient et que mes pensées fleurissaient dans mon esprit.
J’aperçus alors la bouteille de vodka et je la fixai quelques instants. Mes pleurs cessèrent le temps de me perdre dans les profondeurs de mes pensées. Quand je revins enfin à moi, j’avançai une main vers la bouteille que je pris avec envie. Il y avait encore quelques gorgées d’alcool encore dans celle-ci ? Je la vidai alors sans me préoccuper du fait que je n’avais pas mangé et que j’allais être totalement ivre. De toute façon, j’étais toute seule et j’avais vraiment envie de me noyer dans mon chagrin. Personne ne me verrait, personne ne ferait les frais de cette soirée complètement étrange. Une soirée encore une fois, pleine de solitude, comme depuis quelques jours … » |
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