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| | Quand deux corps froids se rencontrent, ils se réchauffent. [PV Dorian] | |
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 | Sujet: Quand deux corps froids se rencontrent, ils se réchauffent. [PV Dorian] 17.10.11 12:17 | |
| « Pour survivre, il faut faire des sacrifices … » 2 février 2055 Le froid était déjà bien installé sur cette partie du monde. Autrefois, les terres de la zone de Bayu appartenaient à la Mongolie en grande partie. Contrairement aux pays un peu plus au Sud, l’hiver s’y faisait rude, surtout à une période aussi avancée. La jeune femme ne cessait donc de grelotter. Elle n’était pas habituée, c’était horrible pour elle. Elle avait toujours détesté la période de l’hiver depuis qu’elle vivait à l’Est. Elle regrettait l’Ouest. Mais elle préférait ne plus s’y rendre. Il valait mieux pour elle. Sa place n’était plus là-bas et si jamais elle y était reconnue, elle serait tout de suite dénoncée. Elle ne pouvait pas se permettre de se rendre dans des endroits aussi dangereux que sa terre natale. En tout cas, elle maudissait ce temps-là. Il faisait morose : le ciel gris n’arrangeait en rien les humeurs de chacun. Elle se demandait même si en cette triste journée, la pluie ferait son apparence. Elle n’en avait aucune idée, elle ne consultait que rarement la météo. De plus, cette température et ce temps rendaient les personnes beaucoup moins agréables à vivre. C’était également le cas de la jeune demoiselle, qui râlait à chaque fois que quelque chose lui déplaisait. Elle se plaignait de la fraîcheur qui régnait dans la maison qui, selon elle, aurait du être chauffée. Heureusement que personne ne se trouvait avec elle dans la chambre, sinon elle aurait volontiers déchargé toute sa colère sur celle-ci.
Elle observa pendant quelques instants l’extérieur par la fenêtre. Elle resta pensive. Elle avait très froid, même si au bout d’un moment, elle ne le remarquait même plus. Elle croyait bien qu’elle allait bientôt mourir de froid. Quelle triste fin pour Aïsha, tout de même. En y réfléchissant, elle se dit qu’une mort aussi idiote lui ferait beaucoup de peine. Elle préférait mourir de la main d’un uni ou alors après avoir été jugée. Bien évidemment, elle aurait au préalable enlevé des centaines voire des milliers de vies humaines. Unies, de préférences. Elle en rêvait tant depuis près de trois ans maintenant. Elle avait fait la promesse à sa sœur et elle ne faillirait pas. Elle réussirait à la venger. Sa mort n’aura pas été vaine. Pourtant, la vengeance était un plat qui mangeait froid, voire même très froid. C’était bien dommage. C’était assez frustrant. Aïsha haïssait tout ce qui était froid. Elle aurait voulu agir tout de suite mais elle se doutait qu’elle devait encore attendre. Combien de temps ? Elle ne pouvait pas le savoir. Pour pouvoir mourir en paix, elle avait besoin de planifier tout cela au détail près. Cela demandait tout de même de longues heures de repérages, de réflexion et de stratégies. C’était un grand travail d’organiser un attentat, tout de même ! Cela ne se faisait surtout pas à la légère, sinon le travail comportait de nombreux risques de ne pas aboutir. Et c’était toujours frustrant de voir que le fruit de son travail ne réussissait pas. Que ce fût pour les terroristes ou pour chacun des habitants de cette terre.
Elle soupira. Elle détestait la neige qu’elle apercevait de la fenêtre. Elle détourna alors son regard de celle-ci. Elle était debout, habillée dans ses tuniques blanches et ceinturée au niveau des hanches par une corde de couleur marron. Elle n’avait pas oublié de se vêtir également de tous ses bijoux. Elle avait emporté avec elle une couverture assez chaude et elle s’enveloppait dedans très souvent. Mais cela ne changeait en rien le fait qu’elle eût froid. Elle se bougea enfin. Faire un mouvement la fit de nouveau frissonner et elle grimaça. Pourquoi s’était-elle rendue dans cet endroit si éloigné du repaire ? Tout de même, il fallait avouer qu’elle se sentait bien mieux chez elle. Il n’y faisait pas aussi froid. Elle ne saurait dire pour quelles raisons et cela ne l’importait guère. Le plus important c’était qu’il n’y faisait pas froid, c’était tout. Elle se plaignit alors de sa bêtise. Elle n’aurait vraiment jamais du venir dans ce coin si reculé de la Fédération d’Asie. Elle avait été folle. De plus, pendant l’hiver. Ce n’était vraiment pas du tout le moment. Mais certaines rumeurs circulaient sur un possible projet en cours par les républicains. Elle n’avait pas beaucoup d’informations et avait finalement décidé de s’y rendre pour en connaître bien plus. Cela avait été certainement l’erreur la plus grande de toute sa vie. Par ailleurs, elle ne savait pas vraiment ce qu’elle recherchait. Elle se promit alors de faire demi-tour le lendemain. Malgré le fait que le ciel était bien gris, elle s’imaginait bien que la journée était déjà bien avancée. La nuit tomberait bientôt. Elle n’avait pas envie de voyager, toute seule, de nuit. Elle se souvenait de toutes les mésaventures qu’elle avait déjà vécues et elle n’avait plus envie d’en avoir encore une fois.
Son ventre gargouilla. Elle ne perdit pas de temps. Elle enleva la couverture et la posa sur le lit de la chambre avant de chercher le pull qu’elle avait emmené avec elle également. Elle le mit mais se rendit vite compte que cela ne la réchauffait que très peu. Elle décida alors de descendre dans la salle à manger et s’assit, toute seule, à l’une des tables encore vides. Elle ignorait à quelle heure les habitants des environs avaient l’habitude de manger mais cela ne la préoccupait pas du tout. Un serveur arriva et elle commanda une soupe en le priant de l’amener bien chaude. Elle avait vraiment besoin de se réchauffer. L’homme partit et Aïsha posa son coude sur la table. Elle devait maintenant attendre avant d’être servie. Elle avait prise une table du côté du mur et non de la fenêtre, cela empêchait un peu le froid de l’atteindre. Pourtant, elle regardait en fixant un point précis et elle se perdit une nouvelle fois dans ses pensées.| Spoiler: | | | Désolée pour la qualité, il faut que je trouve mon style encore avec Aïsha ... J'essayerais vraiment de le faire assez rapidement ! |
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 | Sujet: Re: Quand deux corps froids se rencontrent, ils se réchauffent. [PV Dorian] 22.10.11 19:27 | |
| Etre journaliste avait un avantage sur le plan voyage : Toutes les « ballades » étaient offertes par la maison d’édition du journal, à la condition évidemment d’avoir une belle info à la clé. ET les infos – vraies comme fausses – basées sur quelques rumeurs suffisent à convaincre quelques chefs d’édition. Ces hommes, il fallait quelques belles phrases, un air sûr et arrogant sur la gueule, et le tour était joué.
Et Dorian ne manquait pas de ces ingrédients essentiels pour décrocher son billet d’avion gratuit.
Par contre ces temps-ci ces derniers se montraient réticents. Ils disaient qu’il se rendait trop souvent en territoire fédéré, ce qui n’était pas vu d’un bon œil surtout en période guerre. Ses chefs avaient raisons et Dorian se disait que ce serait sa dernière excursion avant longtemps dans la Fédération d’Asie.
Qu’il serait triste de ne plus avoir droit à la haine contre les Unis en ce si beau territoire morcelé et tombant en ruine. Décidément les régions en dehors de la Capital des deux Grandes Nations ne valaient pas un sous. C’était chaotique, déprimant et inhospitalier…
D’un côté, cela pouvait se révéler intéressant. Qui sait à qui ces gouverneurs désemparaient et avides de pouvoir demanderont de l’aide ? Une aide légale ou alors une aide illégale, qu’il vaut mieux ne pas révéler au grand jour pour la cohésion ou le chaos ? Les gouverneurs étaient des gens à suivre, de très près. Qui pourrait-il corrompre et en faire un espion utile et pratique ?
Il réfléchirait plus tard. Pour l’instant il devait réfléchir à comment formuler une mauvaise nouvelle à ses employeurs sans qu’ils ne le virent. Dorian était bien silencieux depuis quelques semaines et cela faisait déjà presque un mois ! C’était inadmissible, cela voudrait dire qu’on le paye à ne rien faire ni rien publier.
Dorian devait se bouger et c’est dans ce but-là qu’il crut à des rumeurs comme quoi les Républicains développeraient un projet destructeur contre les Nationalistes. Sauf que c’était faux. Une déception et rien d’autre … Une erreur professionnelle qui allait attirer sur lui les foudres de ses employeurs.
Comment retrouver un bon moral en sachant d’office la quantité de phrase ennuyante et énervante que ses chefs allaient débiter en l’espace de quelques minutes ou secondes ?
La réponse semblait se présenter d’elle-même sous l’aspect d’une exquise jeune femme, la peau mat et la silhouette fine. Elle ne semblait pas facile d’approche mais qui sait, cela peut être une impression seulement. Elle peut se révéler être une femme charmante et très sociable, acceptant avec joie la cour que le jeune Dorian allait lui faire.
Par contre comment l’aborder ?
Pourquoi donc réfléchir ?
Il se leva et alla s’asseoir au côté de la jeune femme tout simplement.
- Mangez-vous seule ? Voyez-vous, un peu de compagnie ne me ferait pas de mal ?
Parlait-elle anglais au moins ? La dernière fois qu’il l’avait demandé à un Fédéraliste, il avait eu droit à un verre d’alcool sur la gueule. Ce fut une soirée pleine de « surprises ».
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 | Sujet: Re: Quand deux corps froids se rencontrent, ils se réchauffent. [PV Dorian] 06.11.11 11:47 | |
| Elle ignorait combien de temps passa pendant qu’elle avait les yeux rivés vers un point qu’elle ne reconnaissait plus depuis quelques instants. Elle était déconnectée complètement du monde réel et ne savait pas du tout où son esprit se trouvait. Aucune pensée ne traversait celui-ci. En apparence, elle donnait seulement l’impression d’être vraiment perdue parmi ses pensées, ce qui n’était pas vraiment le cas. Elle ne put donc pas apercevoir cet homme qui se dirigeait en sa direction et s’arrêta à la table pour la regarder puis enfin lui parler. Ce furent enfin ses paroles qui la réveillèrent de cet instant plutôt mystérieux. Elle sursauta sur le coup car elle ne s’y attendait pas du tout. Sa main se posa instinctivement sur le cœur, comme pour vérifier que celui-ci continuait à battre tranquillement, malgré cette soudaine peur. Finalement, ses yeux notèrent une présence humaine à ses côtés. Elle sut tout de suite que c’était un homme, même avant de lever la tête pour enfin voir le visage de l’inconnu qui se tenait en face d’elle. Elle n’écouta que vaguement ce qu’il disait car elle était encore un peu secouée. Pourtant, elle sembla tout comprendre, notamment le fait que l’homme souhaitait un peu de compagnie en sa présence. Il lui demandait donc tout simplement si elle acceptait de le laisser s’asseoir à sa table pour manger. Elle mit quelques instants avant de répondre, le temps de reprendre une bonne fois pour toute, ses esprits. Elle le fixait avec des yeux éberlués, comme une femme qui ne comprenait pas grand-chose à la situation. Mais cette expression disparut quelques secondes plus tard.
Une fois revenue dans le monde réel, elle réfléchit rapidement à la requête de cet homme plutôt particulier. Elle avait tout de suite remarqué son visage très caractéristique des pays de la United-Nation. Cela se confirma très certainement lorsqu’il lui parla en anglais. Un fédéré n’aurait sûrement pas du tout hésité à lui parler en mandarin et non en anglais. Il n’y avait aucun doute. Instinctivement, Aïsha sourit. Ce n’était pas du tout le sourire enchanté qu’elle aurait pu lui lancer pour lui montrer qu’elle était flattée avant de l’inviter à s’asseoir. Non, bien au contraire, c’était un sourire plus ou moins pervers qui pouvait annoncer les nouvelles idées qui germaient dans son esprit. S’il remarquait ce dernier, il prendrait peut être peur et se méfierait d’elle. Elle le fit donc tout de suite disparaître, de façon à ce qu’il n’eût même pas le temps de le noter. En tout cas, elle se croyait tout d’un coup chanceuse que le destin avait décidé de croiser son chemin avec un uni à ce moment précis. Les dernières heures de cet homme avaient alors sonné. Il n’avait aucune idée de ce qui l’attendait et qu’il était très mal tombé. Mais elle ne devait rien laisser paraître. Au contraire, elle se devait tout simplement d’amadouer sa proie pour qu’elle eût confiance en elle. Elle frapperait au moment opportun, à savoir une fois que la victime sera tombée dans le piège de sorte de ne pas pouvoir en sortir. La jeune femme se réjouissait d’une telle situation. Cette nuit, un nouvel uni paiera le prix de sa vie. Un nouveau sacrifice suite à la promesse faite à Leïla. Comme c’était jouissif. Pourtant, il ne fallait pas crier victoire avant d’être sûr et certain que tout se déroulera comme pensé. Pour l’instant, il suffisait simplement d’attirer la proie.
Elle n’hésita donc pas à lui sourire, cette fois-ci comme si elle se réjouissait de la compagnie de cet homme. Elle l’invita donc, d’un signe de la main, à s’asseoir sur la chaise en face d’elle. Bien sûr, elle remarqua que ce dernier ne perdit pas le temps de s’exécuter. Elle était vraiment satisfaite et si elle souriait de toutes ses pensées malsaines et meurtrières, en apparence, cela ressemblait plus à un sourire chaleureux. Elle savait parfaitement se comporter dans de telles situations. Après tout, ce n’était pas le premier uni qu’elle avait tué de cette manière-là. Nombreux furent ceux qui crurent pouvoir la charmer et la séduire pour la conduire dans leurs lits le soir même. Ils y perdirent tous leurs vies parce que la jeune femme jolie et innocente leur plantait un couteau dans le dos au moment où ils s’y attendaient le moins. Il y avait eu des ratés de temps en temps ou alors tout simplement, des hommes qui avaient renoncé à passer la nuit avec elle. Certains unis avaient réussi à passer à travers ses filets et elle détestait cela. Elle avait toujours été en colère pendant plusieurs jours par la suite. Elle espérait donc que cette fois-ci était celle où elle parviendrait à accomplir son objectif. Cet homme était un uni, les unis ne méritaient pas de vivre donc cet homme ne méritait pas de vivre non plus. Tel était le raisonnement – quelque peu exagéré quand même aux yeux de certains mais pas à ceux des terroristes – de la jeune femme. Elle devait donc tout faire en sorte que cette soirée fût concluante, même si elle ignorait encore comment se comporterait l’homme. Pourtant, elle se doutait bien qu’elle le saurait très rapidement, voire même dès les premières paroles de celui-ci, notamment dans la façon de lui parler.
Le serveur alors amena le plat d’Aïsha et demanda en même temps à l’homme ce qu’il souhaitait manger. Elle laissa les deux hommes mais les observa intensément. Surtout celui en face d’elle, dont elle ne connaissait même pas encore le nom et le prénom. Il aurait tout le temps de se présenter après avoir passé sa commande, de toute façon. Pourtant, Aïsha essayait simplement de montrer à cet homme qu’elle était vraiment intéressée par ce dernier, voire même presque très attirée. Il n’était pas l’homme le plus laid du monde, quand même. En tout cas, quand le serveur partit, elle le fixa un instant avant de prendre la cuillère et la mettre dans la soupe. Même si cette dernière était bien chaude, comme demandé, elle remua un peu pour éviter par la suite de se brûler la langue. Comme tout le monde probablement, elle haïssait cette sensation sur le coup et surtout, après lorsque les capteurs sensoriels de la langue étaient morts.
- Veuillez m’excuser, je commence déjà à manger, ma soupe est chaude. Il ne faudrait pas qu’elle refroidisse, j’ai tellement froid moi-même.
Elle lui souriait toujours et encore. Elle avait tenté de prononcer ces phrases avec une voix chaleureuse et douce, presque mielleuse. En tout cas, elle porta enfin la première cuillère à sa bouche et l’avala. Elle en frissonna tellement la chaleur l’enveloppa sur le champ. Elle semblait se sentir bien mieux et surtout, avoir oublié la fraîcheur qui régnait dans l’enceinte de cet endroit.
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 | Sujet: Re: Quand deux corps froids se rencontrent, ils se réchauffent. [PV Dorian] 07.11.11 15:06 | |
| Chaque femme de chaque nation avait bien une beauté propre à elle et à sa culture.
Les femmes d’Occident en général étaient réputées pour leur blondeur ou encore un corps fin et svelte, la peau bien blanche et les yeux vives non ? Dorian avait eu droit à ceci dans beaucoup des cas, surtout dans son pays d’origine. Les belles Françaises comme les chaleureuses Italiennes… vraiment. Quoique, ce genre de détails était plus une caricature qu’autre chose.
Par contre les femmes d’Orient avaient une toute autre beauté, une discrétion et une force de caractère bien à elles. Quant à leurs physiques, continuons la caricature, en mettant en avant leurs yeux noirs en formes d’amandes bien mystérieux, une peau satinée et mat et un corps solide et bien proportionné, habitué au soleil rude de l’été comme aux hivers bien enneigés.
Bien évidemment cela n’était que des « on-dit », des petites descriptions physiques généralistes, dites de bouches-à-oreilles. Depuis, il est des plus naturels que de telles images s’imposent dans le commun des mortels au point de considérer « anormale » la personne ne remplissant pas les « caractéristiques » de son espèce.
Quoique cette jeune femme semblait remplir toutes les conditions pour être l’archétype de la femme d’Orient attirante, drôlement jolie et séduisante. Vraiment, un plaisir pour les yeux… D’ailleurs elle lui souriait bien gentiment, l’invitant ainsi à lui tenir compagnie.
Vraiment Dorian ne s’était pas attendu à tant de facilité, ayant eu une très mauvaise expérience avec le dernier Fédéré rencontré. Sincèrement, certains étaient fous, malades et auraient bien besoins de voir un psychologue ! Quoique si les hommes s’expriment avec franchise, qu’en était-il des femmes de cette nation ? Vouaient-elles une haine profonde envers les Unis ? Si oui, comment agissent-elles pour les piéger ? Leur corps ?
Malgré ce questionnement, Dorian prit le « risque » de s’asseoir en face et tenter sa chance pour séduire la belle. Il devait se faire trop d’idées, au pire il avait toujours moyen de l’endormir à coup de quelques poudres magiques. Par exemple mettre une certaine dose à un moment propice et dans la soirée, elle perdrait tous ses moyens de défenses, totalement livrée au petit Dorian. Rien de bien dangereux pour lui en somme… A priori. Rester à voir comment aller se dérouler ce début de rencontre.
Le serveur arriva, posa une soupe devant l’exquise jeune femme qui s’empressa d’y goûter, ayant manifestement très froid. Elle ne devait pas être une habituée de ce climat…
Miracle ! Elle venait de parler anglais ! Ainsi donc elle parlait cette fabuleuse langue, ainsi donc ils pourraient communiquer avec facilité. Il n’aurait pas usé d’un traducteur bien bourru et peu amicales. Cette fois-ci, se serait du face à face… Quelle plaisir !
- Vous ne semblez pas aimer le froid, comment vous appelez-vous ?
Dorian n’avait pas spécialement froid. Si la fraîcheur de la pièce la gênait, Dorian était très bien… presque au chaud. Au contraire, la chaleur le démangeait et le gênait. C’était un peu le monde à l’envers.
- Je suis Dorian Pietz, et vous demoiselle ?
Il n’aimait pas dire ‘belle demoiselle » ou « charmante demoiselle » dans l’immédiat, préférant la modestie dans un premier temps. Ne pas se précipiter et jauger la température de son interlocuteur. Une règle primordiale pour un bon journaliste en quête d’informations juteuses.
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 | Sujet: Re: Quand deux corps froids se rencontrent, ils se réchauffent. [PV Dorian] 12.11.11 10:37 | |
| Elle ne cessait de le regarder avec le sourire dès qu’elle posait les yeux sur ce dernier. Alors qu’elle prenait une deuxième cuillère de cette soupe, elle entendit une nouvelle fois la voix de cet homme. Elle redressa alors la tête, avala la gorgée qu’elle venait de prendre dans sa bouche et hésita quelques instants. Oui, elle avait froid. Elle n’était vraiment pas habituée à vivre dans de telles conditions. Le climat était vraiment terrible en ces temps de l’année. Or, elle ne se souvenait même pas avoir eu à faire avec une fraîcheur telle que celle-ci pendant son long périple de l’ancienne Syrie, vers la capitale de la Fédération d’Asie. Une question vint alors effacer ses réflexions. Il lui demanda de se présenter avant même de le faire. Elle trouvait cela un peu osé de sa part mais ne voulait pas du tout lui montrer qu’elle était quelque peu vexée. Toutefois, il répara son erreur puisqu’il se présenta avant même qu’elle eût le temps de répondre. Une nouvelle fois, il souhaitait connaître son prénom. Elle n’osa pas encore parler pour l’instant, ne sachant pas ce qu’elle devait lui dire. En effet, elle ne pouvait pas lui révéler son vrai prénom puisqu’elle était plus ou moins déjà connue parmi les fédérés voire peut être même les unis. S’ils la connaissaient sous son pseudonyme, Leïsha – qu’elle n’avait pas du tout l’intention d’utiliser pour éviter de faire fuir l’homme en question – elle ignorait s’ils avaient également connaissance de son réel prénom. Il valait donc mieux mentir. L’homme aurait moins de chance de la retrouver si jamais le meurtre ne réussissait pas.
- Je m’appelle Leïla.
Le prénom de sa sœur lui était vraiment utile parfois. Comme elle ne flirtait plus trop avec la population puisqu’elle avait décidé de n’être plus aussi sociable qu’autrefois, elle ne savait plus trop comment se présenter. Les rares fois où elle avait du parler avec des personnes, jamais elle n’avait eu le temps de se présenter. En tout cas, elle s’aida donc du prénom de sa sœur pour cacher son vrai prénom et être plus facilement reconnaissable. Elle ne connaissait pas cet homme et donc n’avait aucune idée des informations qu’il possédait sur la Fédération d’Asie et tout ce qui était le terrorisme. Il avait tout de même du en entendre parler. Néanmoins, seul Feng était réellement le plus connu d’entre eux. Une aubaine pour la jeune femme, qui tentait toutefois de se faire connaître un peu plus du grand public qu’elle ne l’était à ce moment. Pourtant, cela lui servait encore de ne pas être la plus grande star parmi les terroristes. Si certains avaient déjà entendu son pseudonyme, peu avaient aperçu une photo d’elle. Cela lui permettait donc de se promener encore toute seule, sans être réellement reconnue par les personnes. Si elle ne précisa aucunement son nom de famille, c’était tout simplement pour la même raison. Elle ne souhaitait pas donner toutes les informations la concernant à cet homme, dont le nom la laissait un peu perplexe à vrai dire. De plus, ce Dorian, même si elle le voyait mort dans quelques heures, ne devaient posséder que son faux prénom ainsi que quelques données futiles la concernant, probablement inventées elles aussi. Elle devait prendre le moins de risques possibles.
A nouveau, elle se remit à manger. En fait, elle n’avait aucune idée du sujet sur lequel ils pouvaient bien parler. Après tout, elle n’était que très peu bavarde avec les autres et ne parlaient seulement au moment où elle le jugeait nécessaire. Il arrivait même qu’elle ne répondît pas totalement à une question, ce qui avait parfois le don d’en laisser de nombreux sur leur faim. Mais elle ne s’en préoccupait que guère. S’ils désiraient lui parler, elle estimait que c’était à eux de faire des efforts pour l’aborder. Pas à elle. Sa sœur lui avait appris qu’il valait mieux ne pas courir après les hommes et surtout, de ne pas parler trop pour ne pas les ennuyer ou révéler trop d’informations. Elle avait donc appris à se taire ou du moins, de ne pas trop parler. Elle restait alors silencieuse et cela ne la dérangeait aucunement. Si l’homme détestait ce silence et n’avait pas de sujet à lui proposer pour lancer une conversation, il n’en valait pas la peine. Bien sûr, dans ces conditions, ce n’était pas la même chose puisqu’elle cherchait à le tuer. Pourtant, cela ne changeait pas le fait qu’elle n’avait pas l’intention de parler la première pour donner une ligne directive de la discussion. Ensuite, elle ne dirait que l’essentiel et le strict minimum, elle le savait déjà. Mais cela suffirait pour amadouer cet homme et l’attirer vers elle, vers ce piège qu’elle lui tendait. Elle ne doutait pas de son échec puisqu’elle avait déjà fait cela plusieurs fois. Et même s’il avait été fédéré, elle était une femme fiancée et donc déjà engagée. Elle n’aurait donc pas cherché à le séduire.
Elle continua donc à manger sans mot dire, tout en espérant que ce dernier comprendrait rapidement qu’elle avait besoin de le voir débuter toute la conversation, une fois les présentations faites. En tout cas, elle priait également pour qu’il ne lui posât pas des questions sur elles, débiles et qui n’étaient pas banales du tout, comme par exemple son âge – quoique cela ne se demandait pas vraiment à une femme – le pays d’où elle venait, où elle habitait désormais et tout cela. Elle n’avait aucune envie de répondre à ce genre de questions et cela montrait en même temps, à quel point un homme pouvait être lui aussi ennuyant. De plus, de même qu’elle n’avait aucune envie de connaître toutes ces informations concernant Dorian. De toute façon, dans quelques heures, elle le tuerait. Elle n’avait pas besoin d’en savoir tellement sur lui avant de juger à quel moment sa mort était arrivée. Elle ne penserait à rien à cet instant-là et elle oublierait cet homme tout de suite après. Il n’avait pas la nécessité de lui en raconter autant sur lui. Par ailleurs, si ce dernier partait parce qu’il s’ennuyait avec elle, de part le fait qu’elle ne parlait pas beaucoup, elle se verrait alors obligée de le retenir. Et elle haïssait les instants comme ceux-là, puisque cela pouvait déjà semblé louche aux hommes qui commençaient à se méfier. Elle ne devait pas rater. Elle devait faire tout en son possible pour que le meurtre fût un succès …
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 | Sujet: Re: Quand deux corps froids se rencontrent, ils se réchauffent. [PV Dorian] 04.12.11 15:41 | |
| La présentation était une chose essentielle pour instaurer une bonne ambiance entre plusieurs personnes. Donner son prénom ou au moins son nom de famille était une chose primordiale pour pouvoir continuer la conversation sans accrochage ou blocage inutile. En effet trouvez-vous jolie le "tu" ou "vous" à tout bout de champs sans qu'on ne fasse référence à votre identité? C'était si désagréable, presque une insulte pour Dorian. Oui, monsieur avait encore quelques éthiques et de respect pour les êtres humains, c'était rassurant non ?
Elle s'appelait donc Leïla. Quel beau prénom Oriental ! Dorénavant difficile de ne pas se tromper sur les origines de cette délicieuse Fédérée à la peau ambrée, aux cheveux brillants et bruns... Et ses yeux, vraiment aussi hypnotisant que ceux des serpents. C'était là un compliment pour montrer à quel point ils pouvaient être envoutant. Par contre, malgré qu'il a un faible certain pour les femmes, il n'était pas du genre à tomber si facilement dans leur bras. Si elles se laissaient faire sans aucune résistance, alors elles n'avaient aucun intérêt. Juste bon à farcir le temps d'une nuit et encore ... Nan nan, le vrai challenge était celle qui cachait des choses, qui ne se laissaient pas faire ou n'ouvraient pas la bouche sans être victime de quelques tours machiavéliques. C'était ainsi pour celles à qui il voulait arracher des infos. Pour celle à qui il voulait seulement parler... il désirait qu'elles ne soient pas trop idiotes seulement.
Il avait des critères quand même... Un minimum.
Par contre la suite était ennuyante. Elle ne parlait plus et se limitait à avaler sa soupe. Certes il ne voulait pas de filles faciles mais il ne voulait pas non plus de mémé avant l'âge, qui se bornait à se taire et à attendre qu'on se manifeste pour elle. Enfin, il n'avait aucun droit à se plaindre. Il l'aura bien de toute manière, il avait eu plus ardu à convaincre et à faire parler.
Règle n°1 : Ne pas parler de sa profession. Normalement on est fière de son métier et c'est ce qui nous définit en premier. Or depuis quelques temps ou plutôt pas mal de temps, journaliste rimait avec malheur et balance pour beaucoup surtout ceux qui avaient beaucoup à cacher. Evitons donc proposer un Uni journaliste à la demoiselle. Elle pouvait voir ça d'un mauvais œil et Dorian ne désirait pas se séparer d'une telle rose si vite. La découvrir avant.
Règle n°2: Ne pas laisser ce silence durer. Ce n'était pas non plus une raison pour débiter des stupidités et être ainsi classé dans le groupe des gens "nazes" et "chieurs". Ne pas lui faire un discours de simplet - et donc ne pas donner l'impression de la croire arriérée - et ne pas lui faire un discours compliqué et trop savant car il n'y avait aucun intérêt dans ce contexte.
En tout cas la belle brune attendait vraiment que Dorian démarre la conversation. Automatiquement - un tic au blond- il replaçait ses lunettes avec son index et regarda autour de lui.
Soudain un groupe de jeunes gens se lèvent et commencent à chantonner un air assez agressive avec un air solennel. Tout le monde s'arrêta de manger et pas mal de gens lançait des regards admiratifs. Que se passait-il donc ? Cela durait bien quelques minutes et rapidement plusieurs autres voix se sont jointes à la chanson quand soudain un grand bruit se fit entendre à l'entrée et le silence retomba lourdement, mettant un terme net à la chanson.
Des militaires étaient là - à priori ceux qui faisaient régner l'ordre - et ordonnèrent aux hommes d'arrêter de chanter cette hymne barbare sous peine d'aller au trou. Tout cela s'expliquait... des Républicains. Autant faire profil bas si on est Uni.
Rapidement la situation s'envenima et des enguelades commencèrent pour au final être maté par les autorités. Comme promis, tous étaient destinés à la prison pour quelques jours...
- Il est rare de tomber sur une région calme et prospère ... Espérons que beaucoup de régions vont se relever d'un point de économique et sociale. Il ne reste plus qu'à attendre que les Gouverneurs des différentes zones s'attellent à leur tâche...
Il évita de creuser plus loin ces questions politiques. Elle était Fédérée, il était Uni. Il y aura des divergences forcément.
- Votre soupe vous réchauffe-t-elle assez ou désirez-vous autre chose ... comme du thé ou du café? J'avoue ne pas être affecté par ce froid .... J'y étais habitué en Autriche et je pouvais même faire du ski en été sur les glaciers. Bon sang ... Que c'était bon. Une de mes activités favorites j'avoue ... Et vous Leïla ?
Il faisait pitié de son point de vue. Mais que trouver quand elle se bornait à dire son prénom et rien de plus ? Il arrivera bien à la connaître d'une manière ou d'une autre...
[post rapidement modifié niveau pronom personnel] |
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 | Sujet: Re: Quand deux corps froids se rencontrent, ils se réchauffent. [PV Dorian] 19.12.11 10:34 | |
| Aïsha ne fit même pas attention aux cris des jeunes qui semblaient être des républicains. Elle ne connaissait pas du tout leur langue, mais vu que cela n’était du mandarin, elle se doutait bien qu’ils ne devaient pas être des fédérés. Ils vivaient simplement comme des fédérés parce qu’ils n’avaient pas le choix. D’un côté, elle n’avait rien contre les républicains puisqu’elle savait parfaitement que cela ne devait pas être une vie très facile à mener. Vivre dans l’idée que son ancien pays n’existait plus alors qu’il faisait parti d’une des trois puissances du monde. Elle avait vécu en Syrie, un tout petit pays où la politique avait été toujours instable. Elle n’avait donc pas vraiment été contre la domination fédérée puisque de toute façon, cela ne changeait pas grand-chose pour elle. Elle s’était résignée à vivre dans une puissance qui lui convenait quand même. Elle n’avait rien contre les fédérés. Seulement les unis la dégoutaient pour tout ce qu’ils avaient fait comme horreur durant la guerre et tous les meurtres qu’ils avaient perpétrés, dont celui de sa sœur. En tout cas, elle comprenait la dure vie des républicains. S’ils arrivaient à détrôner l’une des deux puissances, cela ne la dérangeait pas non plus. Elle était prête à devenir républicaine si tel était la nécessité. Simplement, ils ne devaient pas interférer dans ses plans ou du moins, laisser tranquilles les terroristes. Si tel n’était pas le cas, elle commencerait certainement à les détester de plus en plus en même temps. Mais pour l’instant, elle les laissait tranquillement faire tout ce qu’ils voulaient. Elle ne bougea donc pas jusqu’à ce qu’une milice arrivât pour les dégager de l’endroit.
L’homme en face d’elle se mit alors enfin à parler. Au début, elle ne comprit pas du tout où il voulait en venir avec toutes ces paroles étranges. Elle était trop préoccupée à avaler toujours sa soupe. Pourtant, elle se rendit compte un peu plus tard que Dorian était tout simplement en train de commenter ce qui venait de se dérouler. Comme elle ne s’intéressait pas du tout aux autres provinces et à tout ce qui concernait les Gouverneurs – après tout, c’était leur travail pas le sien – elle pensa instantanément que si l’homme continuait de la sorte, elle allait s’ennuyer à fond. Elle n’avait même pas envie de lui répondre sur ce sujet puisqu’elle n’avait rien à dire. Elle ne s’y connaissait pas du tout alors à quoi bon lui faire croire qu’elle savait tout. Elle soupira donc intérieurement. A l’extérieur, elle s’abstint de lui montrer tout ce qu’elle était en train de penser puisqu’elle n’avait pas envie de le faire fuir, notamment en le vexant ou lui faisant comprendre qu’il n’était pas du tout intéressant dans tout ce qu’il disait. Elle laissa donc un petit silence s’installer entre eux. Elle n’avait vraiment rien à dire donc elle espérait qu’il continuât en enchaînant sur un autre sujet. De plus, elle espérait également qu’il ne se vexa pas du fait qu’elle ne lui parlait toujours pas. Mais en fait, il ne cessa pas de parler alors elle souriait intérieurement. Bien sûr, elle releva la tête et fronça un sourcil tout de suite. Autre chose de chaud. Il ne fallait surtout pas lui parler de cette façon-là, même si c’était pour proposer du thé ou du café. L’esprit d’Aïsha n’était pas le plus sain du monde … Elle n’aimait ni le café, ni le thé de toute façon.
Elle allait répliquer cette fois-ci, au moins pour décliner l’affaire poliment. Elle ne savait pas si elle devait déjà commencer à faire de petits sous-entendus ou pas. En tout cas, elle n’en eut pas le temps puisqu’il continua en parlant cette fois-ci de sa vie. Elle comprit quelques bribes de mots. Autriche. Glaciers. Ski. Elle n’en avait jamais entendu parler du ski. Après tout, elle avait toujours vécu dans un pays chaud où il n’y avait pas de montagnes enneigées. Encore une fois, elle sentit qu’elle n’aurait pas grand-chose à lui raconter. Elle ne connaissait rien à cette activité-là et cela l’ennuyait de plus en plus. Finalement, il lui posa la question de ce qu’elle aimait faire. Elle fut un peu surprise. Elle ne partageait pas vraiment sa vie avec les autres, bien qu’elle s’y fût préparée. C’était toujours de la sorte lors d’une discussion. Il était impossible d’échapper aux questions sur la vie personnelle. Maintenant, elle avala encore une cuillère de soupe qui lui permit de réfléchir à la question posée. Un peu de temps pour être sûre de ce qu’elle avait l’intention de lui dire. Parce qu’elle n’avait pas vraiment d’activités de son côté. Elle passait le clair de son temps à réfléchir à son attentat ultime et surtout, à trouver toutes les informations nécessaires dans cette réalisation. Parfois elle se rendait à la base du Lao Yin Chi, mais elle ne faisait pas vraiment grand-chose de ses journées. D’ailleurs, celles-ci étaient complètement dénuées de sens et toutes bien monotones.
- J’habitais en Syrie avant, dit-elle finalement d’une voix neutre. Je ne connais pas le ski. Puis j’étais pauvre, je ne faisais rien. Alors aujourd’hui, je suis toujours assez pauvre. Et je ne fais toujours rien.
Elle évitait de parler de toute la partie de sa vie pendant laquelle elle vivait convenablement dans une famille syrienne riche et avec de très bonnes relations politiques. Elle préférait tout simplement oublier cette partie qui ne lui avait apporté rien de bon. De toute façon, elle avait été un simple pantin de ses parents adoptifs. Elle n’était jamais sortie de la maison, sauf en présence de ses parents, puisqu’ils craignaient qu’elle vît le monde extérieur. Elle n’avait jamais eu d’amis. Pour eux, seul comptait le fait qu’Aïsha les remplaçât en politique plus tard. Elle se devait simplement d’être la digne successeur de son père adoptif. Pour cela, elle n’avait pas le droit de se balader comme elle le souhaitait. Pour cette raison-là, elle n’avait passé le clair de son temps à lire, dessiner et écouter la musique. C’était tout. Elle n’avait jamais eu d’autres activités que celles-ci. Cela ne servait donc à rien de parler du fait que malgré une vie prospère, elle n’avait fait grand-chose de sa vie. Il valait mieux qu’il ne sût pas qu’elle avait appartenu à une famille aisée en Syrie.
- Je dessine parfois, c’est tout.
Elle replongea la tête vers la soupe qu’elle était en train de terminer. Si celle-ci l’avait réchauffée un tout petit peu sur le moment, Aïsha se doutait que cela ne durerait pas éternellement. Bientôt adviendrait le moment de commencement de la séduction. Pour l’instant, elle gardait encore une part de son mystère. |
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