Sujet: Une rencontre au coin du feu. 12.10.11 13:41
La pluie glacé coulait sur les carreaux du grand manoir. Le rythme du piano coïncidait à la descente des flocons coulants sur la vitre. Elio se tenait devant cette vitre la main droite sur celle si, faisant avec la chaleur de son corps une marque de main sur la vitre glacée. Son reflet dans le miroir avait une mine assez maussade. Une moue apparaissait suivit d'un grand sourire d'extase. Cela faisait déjà prêt de 3 heures qu'il se tenait devant cette vitre. Sa main toujours adossé à la vitre était devenue pâle à cause de la froideur que dégageait l’extérieur. N'importe quelle personne le regardant de l’extérieur l'aurait prit pour un fou. Sourire comme ça sans raisons apparente devant une fenêtre, puis avoir un air aussi bougon juste après... cela était vraiment étrange. Qu'est-ce qui captivait ainsi le Petit Roi Soleil ? Landloki n'avait pourtant rien d'admirable. C'était la région la plus prêt de la Fédération d'Asie et de loin la plus dangereuse. Le trouble y régnait, et c'est justement cela qui faisait s'animer le doux visage du garçon. En 3 heures il avait déjà vu 5 explosions, des départs de feux bruyant qui s'éteignaient presque aussi vite qu'il venait. Laissant s'échapper au loin des halos de fumée blanche, s'éparpillant dans la grisaille des lieux alentours. A chaque fois qu'une explosion arrivait Elio sentait un frisson et ne pouvait s'empêcher d'esquisser un grand sourire, une lueur malsaine dans les yeux. Le mafieux n'avais jamais été un pyromane, enfin il ne s'était jamais arrêter au simple fait de brûler quelque chose sans raison. Bien sur comme tout le monde il avait déjà brûler des petits animaux vivants en représailles, mais jamais sans une bonne raison. Même si il laissait souvent passer ses envies avant tout le reste la pyromanie n'avait pas encore été exploiter. Mais se spectacle lugubre éveillait en lui une soudaine envie de jeu. Dés son arrivé il avait commencer par faire une bataille de boule de neige avec ses hommes. Ce qui eu lieu de les exaspéré, alors que eux avaient à déménager tout ce qu'il y avait du QG pour l'emmener dans ce manoir. Ce manoir dans lequel ils ne resteraient sûrement pas plus de deux jours...
Comme vous pouvez l'imaginer le Capo de la Mafia n'était pas venu dans une région si hostile pour s'amuser. Aujourd'hui était le jour où les deux mafias les plus influentes du monde se réunissaient pour la première fois. Un grand jour à marquer d'une pierre blanche sur le calendrier des deux grandes puissances mondiales. Comme toujours Elio Tucci avait fait dans la folie des grandeurs. Folie qui fut vite freinée par le gouffre financier qu'avait en ce moment la Mafia-Unie. L'argent du ministre des finances Fédéré n'était toujours pas arriver se qui irritait un peu le Petit Roi Soleil. Il avait fallut palier se manque de moyens tout en paraissant convenable à ses hôtes qui il l'espérait seraient de grande noblesse. Il avait donc loué 6 camions de déménagement et un bus tout droit sortit de la Old Box, ce qui ne lui avait pas coûter un sous vu qu'il avait engagé un processus de « négociation » avec le gérant de la boîte de transport. D'ailleurs cet homme avait été très généreux et leur avait même offert le plein pour l'aller sans aucun paiement, preuve de la popularité d'Elio sur son territoire... Au même moment le Capo avait louer un grand manoir, un des seuls resté intacte dans la région car appartenant à d'ancien républicain. Cependant cette fois Elio eut à payer, mais là encore se fut raisonnable pour la magnifique bâtisse qu'il acquit pour la semaine. Le fait est qu'il eut même la parole des locataires qu'il ne risquait pas d'être victime d'un attentat en restant à l’intérieur du domaine. Cela fit d'ailleurs beaucoup rire le jeune homme qui garda ce conseil dans le coin de sa tête. En à peine une demie journée et avec l'aide d'une vingtaine de ses hommes il avait été capable de meubler l'ensemble de l'édifice avec un très belle apparat. La chaleur qui se dégageait de la pièce était conviviale. Il y avait du rouge partout. Toutes les cheminées du manoir étaient en marche ainsi que le chauffage, et Elio dans son costard violet paraissait presque être un être chaleureux. Même si son regard toujours pointé vers l’extérieur restait d'un froid Landlokien... Le Capo avait demandé aux loueurs de laisser le piano en place, seul vestige de la vie qui se déroulait normalement en ces lieux. Depuis son entrée dans la pièce un de ses hommes jouait de la façon la plus mélodieuse qu'il pouvait des chansons d'un rythme très lent et triste. Et alors que les derniers son sortait de ce fabuleux instrument le Petit Roi Soleil se retourna, quittant son emplacement et se mit à applaudir très vivement la prestation de son sous-fifre. Celui ci fut un peu déconcentré et décida de poser ses mains sur ses genoux pour se reprendre avant d’enchaîner avec un autre morceau. Le jeune Sicilien cessa de frapper dans ses mains et avec son sourire si particulier complimenta le musicien.
« Tu t'es bien amélioré Joey, si je n'avais pas posé mes doigts sur toi je suis sur que tu aurais pu faire une carrière dans la musique ha ha ha... »
Le pianiste eut un sourire un peu amer après les propos du jeune homme mais se contenta de remercier très poliment son chef et de commencer à jouer sa nouvelle partition. Le Petit Roi Soleil quant à lui alla à une nouvelle fenêtre pour admirer sa ferrari, garée bien en évidence dans la cours, la neige n'enlevant rien à la beauté de la machine. Elio se retourna brusquement et ordonna avec une intonation très insolente qu'on lui apporta ses gants en feutrine violette. Un mafieux déguisé en majordome accouru pour répondre aux exigence du jeune Chef. La patience n'était pas le fort du Capo et l'excitation qui lui venait se répercutait sur ses moindres faits et gestes. Elio espérait voir vite arriver ses invités, la table était mise pour 50 personnes. Et le fait qu'il sache ce qu'il allait manger l'avait mis en appétit depuis l'aurore... Cependant le garçon ne savait pas combien de personnes il attendait ni à quelle heure, et son impatience lui faisait oublier de le demander à ses hommes. Le Petit Roi Soleil commença à faire les 100 pas, faisant des fois des grands gestes avec ses bras alors qu'il ne faisait que marmonner des choses inaudibles. Le fait est qu'il n'aimait pas vraiment les fédérés, même si il n'avait rien de spécial contre eux, lui était sicilien, et tout ce qui n'était pas sicilien lui paraissait bien inférieur... Même si avec le temps et surtout la disparition de sa Sicile bien aimer il avait un peu changer ses opinions cela restait encré en lui. Sans que cela ne se voit. Rien ne se voyait au travers de ses actions, sauf son charisme peut être, cette terreur que son regard reportait sur celui qu'il scrutait. Ce regard que peu d'hommes avaient tenu en échec, et dont le seul fédéré a l'avoir jamais dépassé était ce ministre des finances, qui lui devait de l'argent... Le souvenir de cette histoire fut un drôle de mélange dans la tête de cette homme qui se mit à lever les bras dans un charabia de mouvements. Signe qu'il ressentait deux choses très contradictoires, une satisfaction d'avoir le financement tant attendu, et un agacement de devoir attendre, sentiment d'attente qui le ramena à son problème actuel. Une chose lui vint à l'esprit et le fit se remettre à faire le gai à la fenêtre. Etait-il arrivé quelques choses à ses camarades asiatiques ?
Invité Invité
Sujet: Re: Une rencontre au coin du feu. 16.10.11 9:50
La maison était en effervescence et beaucoup de personnes s’activaient pour boucler telle valise, remplir telle voiture et des dizaines d’hommes avaient leur portable braqué sur leur oreille, parlant avec énergie, colère ou contentement.
Personne n’était exempte de tâche, même Xia. Cette dernière devait écouter ses hommes lui rapportaient chaque détail pour cette journée, lui assurant que toutes les vérifications ont été faites, qu’elle comme la Tête de Dragon ne risqueraient rien. Il fallait prévoir toutes sortes d’imprévus comme la bombe placée sous la voiture, également une voiture par balle si possible protéger Ji Ling et plusieurs autres mesures de sécurité.
La Chinoise était à la fois stressée et contente. D’un côté son père se préoccupait enfin des affaires mafieuses et cherchait à l’élargir en faisant des alliances intéressantes avec la Mafia des Unis. D’un autre côté, cela l’obligeait d’abandonner pour quelques temps son projet fou de devenir Gouverneur. Elle le respectait profondément mais quelque fois elle ne comprenait pas la logique de son père. Pourquoi cherchait-il à ruiner les dernières années de sa vie à fonder une ville ? A part se ruiner dans un premier temps, il n’allait rien gagner et sincèrement, la perspective d’être « sans-le-sou », c’est-à-dire ne pas pouvoir s’acheter des choses hors prix mais à un prix standard, l’embêtait un peu. Son côté matérialiste et ce besoin d’argent s’imposaient largement dans son esprit, d’où également cette soif d’influence, d’opportunités à saisir.
Enfin, elle préférait ne pas y penser pour l’instant et se concentra sur sa tâche de gardienne du bien-être de son père et chef à la fois. Une tâche assez difficile.
Elle se joignit donc à lui, s’assit à ses côtés dans la voiture, tapotant nerveusement du doigt sa cuisse en jetant des coups d’œil anxieux à l’extérieur. Ils allaient quitter la belle capitale pour un territoire dangereux où être autre chose qu’un Républicain était synonyme de mort.
Elle soupira.
Bien évidemment la région était bien trop lointaine pour faire toute une route en voiture – il y en aurait pour une journée et demi de route, voire deux journées - par conséquent ils allaient y aller par la voie des airs dans un premier temps. Ils termineraient le reste du chemin en voiture évidemment.
Arrivée à la limite de la frontière Unis-Fédération, ils prirent donc les voitures louées à l’avance et attendant patiemment leur propriétaire temporaire. Encore une fois, c’était des véhicules choisis avec soin, quelque chose de résistant et rapide à la fois… Et heureusement qu’ils étaient rapides car plus d’une fois une explosion retentissait dans un coin de rue. L’intensité variait entre la poubelle en feu à la boutique saccagé par une petite bombe. Quant aux rues, elles étaient pas du tout sûr, ce qui avait le don de stresser Xia. Elle ne craignait pas pour sa vie, bien trop certaine d’elle-même de survivre, mais plutôt pour son père ou ses hommes. Elle désirait que tout se déroule aux mieux ici et que chacun rentre chez soi au plus vite et indemne.
Quant au terme de l’alliance, elle n’en savait pas grand-chose. Sûrement un échange de procédés, comme drogue en échange d’arme ou autre. CE n’était pas à elle qu’on révélait ce genre d’affaire car – à priori – elle n’avait rien à faire dans les politiques externes de la Triade. Non, son rôle se limitait au bon fonctionnement au sein de la mafia, qu’il n’y ait pas de taupes, que la sécurité soit optimale et qu’on respecte les lois. C’était également à elle de gérer d’éventuels scandales causés par ses hommes en donnant des pots-de-vin ou autres aux journalistes ou militaires.
Le bâtiment se dressa enfin en face d’eux et tout le monde descendit, suivant Ji Ling. Ce dernier se retourna quelques minutes vers Xia et lui demanda d’un ton calme qu’elle affiche un air serein et un agréable sourire, qu’elle laisse cette mine lugubre.
Cette dernière rougit devant cette petit « remontrance » et tenta tant bien que de mal de sourire, de paraître calme alors qu’au fond, chaque bruit lui tapait sur le système, chaque bruit pouvait être un signe de danger et de mort.
Ils entrèrent donc, les hommes restèrent en retrait et seul la Tête de Dragon et deux hommes – dont Xia – se rendirent en face du Capo. Il ne fallait pas non plus être une centaine pour un « simple » échange.
Invité Invité
Sujet: Re: Une rencontre au coin du feu. 16.10.11 17:31
Le temps passait, passait lentement mais sûrement. Le Capo allait et venait sur la même ligne, parlant tout seul comme si il était écouté. Parfois il relevait la tête pour voir si un de ses camarades écoutaient, et dans ces instants les deux s'empressaient de sourire, comme si l'absence de se sourire trompeur leur aurait valut une balle. Parfois un flash venait illuminé le ciel sombre et faisait sortir Elio de sa ronde. Son regard enfantin reprenait le dessus, les deux mains collés aux vitres, et son nez lui aussi collé à la paroi glacé qui le séparait de l'horreur du monde. Ces explosions le fascinait mais depuis le début de la journée il avait changé de point de vu sur ces explosions. D'abord simple artifice, il y voyait maintenant son avenir. Lui qui voulait rentrer dans se monde despotique, devenir l'empereur. Pour l'instant il n'était rien, et il le savait. Depuis déjà un mois il avait mis en place un réseau qui lui permettrait peut être avec le temps de parvenir très haut. Mais les manières légales étaient lentes, trop lentes... Le Petit Roi Soleil avait, 20 ans, et à cette allure il ne lui faudrait pas moins de 2 fois sa vie encore pour parvenir à ce qu'il désirait. Et cela il ne pouvait le supporter. C'était d'ailleurs à cause de cela qu'il était venu ici, cherchant à rallier avec lui l'autre puissance illégale du monde. Les Triades, familles légendaires ayant toujours exister. Il avait un certain respect pour eux, et toutes leurs traditions quoi que dés fois incompréhensibles mais qui montrait la valeur de leurs actes. Cependant Elio n'avait jamais imaginer voir germer en lui une nouvelle idée encore plus folles que les dernières. Une idée sortie d'une explosions, comme un déclic dans sa tête. Si la guerre ne lui était pas favorable, il lui faudrait ramener la paix, et cette paix que son pays lui serait redevable lui donnerait un accès directe à la sphère politique. Voilà ce que son esprit farfelu avait encore inventé. Et alors que ses yeux se posait sur la cours, rêvant encore de son futur glorieux, il vit des silhouettes dans sa cours. Le Capo colla un peu plus son nez à la vitre, rapprochant le plus possible ses yeux de la glace pour discerner ce qu'il se passait. Les lumières du manoir lui permirent de voir ce qu'il arrivait. Et il eut un nouveau déclic, comment n'avait-il pas pu y penser ? D'un coup il se détourna de la vitre et avec de grand gestes se mit à crier.
« Mais ils sont asiatiques !!! Comment n'ai-je pas pu y penser plus tôt, moi qui ai tout préparer à la mode occidentale ! Joey ! Vite apporte une scie, il faut couper les pieds de la table ! Les Fédérés mangent par terre si mes souvenirs sont bons ! Et préparez du riz, je crois qu'ils adorent ça !!!! AAAAH comment j'ai pu être aussi bête ! »
Elio courrait partout comme à son habitude, c'était une façon à lui de se préparer avant la rencontre. D'ici quelques minutes il serait l'homme le plus stoïque du monde, là était le contraste entre l'enfant pourrit gâté qu'il était et le chef de la Mafia Uni. L'homme qui était habillé en majordome toussota en s'avançant puis calma son maître en lui expliquant que tout ce passerait bien, et que la mode occidentale ne les généraient sûrement pas. Il continua même en parlant de la folie des années 2000 dans les pays orientaux où tout ce qui était européen était recherché et adoré. Cela calma le Capo qui reprit son air froid tout en gardant son petit sourire sur les lèvres. Un de ses hommes entra pour lui annoncer l'arriver de ses invités et quelques secondes après deux de ses hommes ouvrir les deux portes en bois massif pour laisser entrer trois personnes. Celles si étaient suivit d'une armada d'asiatiques qui restèrent de l'autre côté de la porte, escorté par des mafieux unis. Deux autres des hommes du Petit Roi Soleil se tenaient aux côté des invités et l'un deux fit les présentations des deux chefs, négligeant au passage se pauvre Joey et les deux accompagnateurs du Chef de la Triade.
« Voici le Seigneur de la Triade, la Tête de Dragon Seigneur Ji Ling. »
Elio fit une révérence avec un sourire chaleureux qui lui étai propre et se redressa pour qu'on le présente à son tour.
« Voici le Capo de La Mafia Unis, Signore Elio Tucci. »
Elio voulu prendre la parole, mais comme il avait oublié qu'il aurait à faire à des étrangers il avait négliger d'emmener un traducteur avec lui. Et le fait est qu'il ne parlait pas le mandarin, à part quelques grossièreté qui ne lui serait d'aucune utilité ici. Son apparence ne trahit en rien ses pensées, et il décida de faire comme si de rien était et comme si il était logique qu'il parle en anglais sans se soucier de savoir si ses invités allaient comprendre.
« Bonsoir, Monsieur Ji Ling, enchanté de vous connaître. J'espère que vous avez fait bon voyage, veuillez m'excuser de vous avoir fait venir dans une région pareil, mais les Unis passent très mal du côté Fédérés je pense que vous le savez. Et cette région malgré qu'elle soit rattacher à mon pays n'est pas vraiment très bien contrôlé ce qui permet un accès facile, et une sûreté contre nos deux gouvernement. »
Le fond musical avait diminué mais restait audible. Il cachait le bruit des explosions qui parfois éclairaient encore le ciel de Landloki. Le Capo eut un petit temps d’arrêt. Le fait est qu'il était jeune et qu'il ne connaissait pas très bien les us et coutumes en matière de réunion de bandits. Il ne savait pas si les discussions se faisaient lors du repas ou si il fallait attendre la fin de la discussion pour manger. Lui avait faim c'est tout ce qu'il savait... et chez lui en Sicile on avait l'habitude de bavarder autour d'une bonne bidoche. C'est cela qui lui fit dire ses quelques mots.
« Je pense que se voyage vous a ouvert l'appétit, passons de suite à table, nous parlerons une fois sustenté, ou pendant comme cela vous conviendra. Laissez mes hommes changer la table, je vous attendais plus nombreux mais nous allons passé de 50 à 4. »
Tout se passa très vite et en moins d'une minute la table fut rétrécis les couverts remis et l'entrée fut sur la table. Le Capo s'assit en bout de table, et regarda ses hommes guider ses invités à leurs places. On servit du vin, et apporta de l'entrée. Tout se passait pour le mieux . Un fond musical apaisant dissipait toute tensions. Même si il y en avait sûrement. Pour une fois dans sa vie Elio n'avait aucune arme sur lui. Cependant il en avait une collée en dessous de la table, quand à Joey il disposait d'une mitraillette. Cela était peu, mais le Petit Roi Soleil n'avait ni l'intention de se battre ni l'intention de faire peur à ses invités. Il voyait se repas comme un repas de famille conviviale et chaleureux. Et c'est d'ailleurs pour cela qu'il se permit de faire sa prière, il l'a fit en silence pour permettre à son invités si il le voulait de faire aussi la sienne. C'est ainsi que débuta, ce que l'on ne nommerait sûrement jamais plus tard...
Invité Invité
Sujet: Re: Une rencontre au coin du feu. 19.10.11 16:23
On les guida donc dans cette bâtisse qui leur était inconnue. Un immeuble encore entretenu et tenant tant bien que mal debout malgré les agitations de l’extérieur ou la rudeur du climat. Xia passa près de plusieurs fenêtres et évita de regarder ce paysage de chaos et de mort qui s’étendait à perte de vue… Ignorer cette vue comme Ji Ling, obsédait par une seule pensée : Rencontrer le Capo … Un Capo extrêmement jeune apparemment. Encore une fois, son père avait préféré ne pas lui révéler cet âge. Elle n’avait eu droit qu’à un sourire étrange de très mauvais augure pour sa personne.
Elle tenta de respirer normalement en cherchant à occuper ses esprits le plus positivement possibles, c’est-à-dire en ignorant cet environnement dangereux pour elle, pour son père, pour ses hommes, pour tout le monde en général et en ignorant tous les secrets et jeux de Ji Ling.
Enfin ils étaient en présence de ce Capo et les yeux de Xia s’agrandirent largement, devenant très ronde. Elle se retint d’ouvrir la bouche pour exprimer sa surprise et laissa même passer l’erreur horripilant de l’homme qui les présentait. Il appelait son père par son prénom ! Il aurait dû dire Weng ! C’était leur tradition dans la famille ! Evidemment, elle ne parut pas irritée, bien trop plongée dans sa contemplation de ce Capo. Croyant à peine que ce soit lui Elio Tucci, l’un des hommes qui contrôlait avec facilité tout le territoire Uni, toute l’économie souterraine si on veut. Ce jeunot… était un chef d’une des plus puissantes mafias dans le monde ?
Etait-ce une blague ?
Maintenant elle comprenait le silence et le sourire de son père et elle se retint encore une fois de lui jeter un regard noir. Non voyons ! Comment oserait-elle lancer un tel regard à cet homme ? C’était impossible et baisser la tête ou saluer comme le faisait Ji Ling était la seule solution pour cacher ce trouble soudain.
Ce garçon parla d’ailleurs en anglais et il n’y avait personne pour traduire apparemment. Quel idiot ! Si son père ou elle ne parlaient pas couramment anglais, qu’aurait-il fait ? Amener un traducteur d’urgence ? Attendre les bras croisés, à se regarder dans le blanc des yeux ?
Pourquoi avait-elle l’impression d’être la seule à s’énerver ? elle se sentait toujours idiote aux côtés de son père, toujours calme, toujours polie, toujours à calculer chaque geste, parole qui sortira de sa personne mais également de son interlocuteur. - Bonjour Signore Tucci, je suis également enchanté de vous rencontrer… rencontrer le Capo si jeune, ce sang nouveau qui apportera sûrement des changements intéressants dans le futur.
Cette voix donna froid au dos de Xia. Il avait déjà quelque chose en tête apparemment. Discrètement, elle se pinça les lèvres, attendant avec une certaine appréhension la suite.
- Vous avez totalement raison… Mangeons et soyons en paix avec notre corps pour bien parler. J’ai de grands projets à vous soumettre, des projets qui nous seront profitables.
Elle ravala sa salive. C’était mauvais, très mauvais. De quel grand projet pouvait-il parler, autre que son idée stupide de Gouvernement ? Soit Elio allait se moquer de Ji Ling soit il allait l’encourager dans ce sens, les deux options ne plaisaient guère à Xia.
La table d’une cinquantaine de personnes se réduisit à quatre personnes. Ce n’était pas dérangeant, au contraire c’était mieux ainsi.
Elle s’assit, au côté de son père, évitant de toiser ce dernier avec colère.
Les entrées furent servies mais Xia y toucha à peine, n’ayant soudain plus d’appétit. Elle ne craignait pas un quelconque empoisonnement ou autre, disons que c’était la perspective de la suite qui l’angoissait.
Les plats s’enchainaient, avec quelques paroles amusantes de Ji Ling. De petites anecdotes drôles, de quoi détendre l’atmosphère. C’était elle seule qui faisait tâche dans ce décor avec son humeur morose. Le soir, elle risquait une seconde remontrance, mais cela lui était égal pour le moment.
- Mon… Signore Tucci, si ce n’est pas indiscret, pourrais-je savoir votre âge ? Monsieur Weng n’a pas eu l’occasion de me parler de vous longuement… Je sais juste que vous êtes assez puissant, d’une certaine manière, au sein des United Nation.
Père comme fille avait un anglais presque irréprochable malgré un petit accent chinois qui ressortait.
D’autres plats arrivèrent et encore une fois, son appétit semblait s’être absenté. Un petit coup de coude discret de son père lui signala qu’elle devait avaler quelque chose, bon gré mal gré.
Elle dû se forcer à prendre sa fourchette et son couteau et essayer d’avaler un morceau. La première bouchée avalée, la suite vint d’elle-même et sa faim dissimulée ressurgit aussitôt, ayant reçu cette première part et voulant plus, toujours plus.
Soucis, il fallait qu’elle parle aussi, soutenant son père.
- Vous êtes jeunes Signore, vous devez avoir de grandes ambitions et ne pas supporter cette situation d’anonymat dirais-je.
Elle s’arrêta à nouveau de manger, s’attendant au pire avec cette petite introduction de Ji Ling.
- J’ai quelque chose en tête… un projet mais seul, c’est difficile et vous avez autant de relations que moi je suppose. On pourrait s’aider mutuellement pour faciliter notre trafic tout en restant dans la « légalité »… dans notre « légalité ».
Non,non,non…. Voilà le seul mot qu’elle se répétait inlassablement.
ET plus de suite. Il voulait appâter, voire si cela intéressait le petit Prince.
Invité Invité
Sujet: Re: Une rencontre au coin du feu. 22.10.11 6:25
-Bonjour Signore Tucci, je suis également enchanté de vous rencontrer… rencontrer le Capo si jeune, ce sang nouveau qui apportera sûrement des changements intéressants dans le futur.
Le Capo eut envie de rire en entendant le Fédéré parler. Son anglais était parfait à n'en pas douter, mais il parlait d'une façon tellement sigulière. Ca phrase était en quelque sorte à l'envers tout en étant tout à fait correcte. Elio eu envie de répondre en parlant comme lui, mais son esprit de leader de la Mafia Uni avait prit plus d'importance en lui que sa gaminerie. De plus déclarer une guerre entre la Triade et la Mafia-Uni juste pour une façon de parler aurait sûrement été la pire bêtise qu'il aurait pu faire. Tout le monde s'installa à la table, et très vite une ambiance chaleureuse ce fit sentir. Le Petit Roi Soleil riait de bon cœur à tout ce que la Tête de Dragon disait de drôle, son rire réchauffant la sale. Cependant Elio malgré sa décontraction apparente était très crispé. Jusque là il avait tenté d'éviter de penser qu'une femme se tenait dans cette pièce. Mais cela lui revenait en tête, et il n'avait envie que d'une chose, finir se repas pour la voir disparaître au plus vite. De plus elle non plus n'avait pas l'air bien dans cette affaire. Elle ne mangeait pas, rien n'avait l'air à son goût. C'était bien une femme ça ! A ce croire au dessus de tout, croire que rien était assez bon pour elle... Les femmes, ce que Dieu avait crée pour rendre imparfait les hommes, le poison de cette société. Après cette petite intermède familiale la femme accompagnant le Seigneur Weng parla d'un air, ce qui fit changé radicalement l'air du Capo qui en deux seconde passa d'un regard joyeux à son regard étrange, vide d'émotion qui scrutait celui de l’interlocuteur, comme pour attraper les vérités caché des paroles dans les pupilles de l'autre.
- Mon… Signore Tucci, si ce n’est pas indiscret, pourrais-je savoir votre âge ? Monsieur Weng n’a pas eu l’occasion de me parler de vous longuement… Je sais juste que vous êtes assez puissant, d’une certaine manière, au sein des United Nation.
-Et bien j'ai 20 ans. Cela pose t-il un problème Mademoiselle ? Répondit-il.
Son ton fut assez froid malgré les efforts qu'il fit pour répondre calmement à la demande de la femme. Tout le monde le trouvait jeune, était-ce un crime. Fallait-il être vieux pour gouverner ? Jusque là la plupart des gouvernants avaient toujours été des vieux, et la sagesse qui devait normalement les guidés vers les bons choix se transformait bien vite en stoïcisme vis à vis de toute demande. Les jeunes avaient beau être incontrôlable il n'en restait pas moi qu'ils avançaient eux, quitte à se manger un mûr dans le nez. Mais au moins les choses bougeaient et c'est ce qui importait. A la grande stupeur d'Elio la demoiselle ce mit à manger comme son père, et d'un appétit assez impressionnant pour une femme qui n'avait touché à rien depuis le début. Après cette petit intermède silencieuse le chef de la Triade reprit la parole, une parole posé et sérieuse. D'une voix digne d'un bon chef il ouvrit ce qui était la première réunion criminelle internationale.
-Vous êtes jeunes Signore, vous devez avoir de grandes ambitions et ne pas supporter cette situation d’anonymat dirais-je. J’ai quelque chose en tête… un projet mais seul, c’est difficile et vous avez autant de relations que moi je suppose. On pourrait s’aider mutuellement pour faciliter notre trafic tout en restant dans la « légalité »… dans notre « légalité ».
L’atmosphère devint de suite beaucoup plus sérieuse, mais Elio ne pu s'empêcher de sourire, le Capo aimait déjà le vieux Fédéré, toujours directe sans détour ni courbette. Cela était bien pour les affaires, on pourrait ainsi entrer dans le vif du sujet rapidement, et puis il avait déjà des idées, était-ce les mêmes que celle du Petit Roi Soleil. Etait-il aussi fou malgré son âge avancé ? Ce soir Elio ne dirait sûrement pas tout ce ces projets et s’arrêterait à sa première grande étape. Étape qui en elle seule paraissait une chose folle et impossible à réalisé, mais qui en cas de réussite demanderais un passage à plus grande échelle pour plus de sécurité. Le Capo était né dans un univers emplie d'illégalité, il lui était donc impossible de ne pas être poursuivit et anéanti pour tout ce qu'il représentait. Et la seule façon d'échapper à cela était qu'il devait redéfinir lui même ce qu'était l'illégalité... Elio eu un petit rictus puis prit à son tour la parole.
-Permettez moi Seigneur Weng de vous appelez Monsieur Weng, et je m'excuse d'avance si cela dois vous déplaire, mais je ne pense pas pouvoir discuter avec vous en vous appelant par votre rang. Quand à moi vous pouvez tout simplement Elio, Monsieur Tucci et Monsieur Elio, comme cela vous plaira... Pour ce qui est de mes ambitions, je dois vous avouez que je n'en manque pas. Mais mon anonymat est voulu, et il restera un de mes atouts principal jusqu'à ce que je pense qu'il soit bon de le faire tomber. Voyez vous être un « maître de l'ombre » est quelque chose de très intéressant, mais le fait est que les limites de notre monde sont posé par les gens du dessus, eux qui vivent « légalement ». Et pour le bien de l'économie souterraine je me dois d'accéder à cette sphère. C'est pour cela que l'anonymat met indispensable pour le moment. Qui voudrait du chef de la mafia au gouvernement ? Pour ce qui est de votre projet je suis prêt à vous écoutez, vous m'avez l'air d'un homme des plus recommandable, et je me ferais un plaisir de vous aidez si nous trouvons tout deux des bénéfices à notre collaboration.
Le Capo se tut, il savait que les discours n'étaient pas forcément son fort, et que le fait qu'il ne veuille pas appeler son interlocuteur Seigneur pouvait être perçu comme un manque de respect. Même si cela n'était pas du tout le cas. Elio osait juste partir du principe qu'ils avaient la même fonction et que donc ils n'avaient pas à s’embêter pour se parler. De plus il n'avait jamais été très doué pour le respect et appeler quelqu'un toujours par son rang lui était impossible, pour lui un homme était un Monsieur un point c'est tout. Il y avait t'en d'autres moyens pour prouver son respect à quelqu'un que le jeune Capo ne pouvait supporter d'utiliser celui là qui lui semblait juste trop simple. N'importe qui pouvait faire semblant d'être respectueux de cette façon, seul les actes comptaient. Toujours agir, avec discernement certe mais agir tout de même.
Invité Invité
Sujet: Re: Une rencontre au coin du feu. 05.11.11 20:14
Il avait vingt ans seulement ! Son père ne voyait-il pas en cet âge un problème ? Non, il ne voyait aucun problème car il parlait, parlait, blaguait avec aisance et politesse, n’allant jamais dans la vulgarité, restant toujours courtois et agréable. On n’avait rien à lui reproché … pour le moment du moins.
D’ailleurs ce dernier ne semblait pas l’apprécier du tout, la couvrant d’un œil critique de temps à autre. Ne pas manger dans l’immédiat n’était pas un crime en soit ! On pouvait ne pas avoir d’appétit par moment ! Malheureusement Xia devait s’abaisser à manger cette nourriture parce qu’il était mal vu. Elle s’en était rappelée que maintenant.
D’un côté il était bon qu’elle mange vu le trajet qu’ils avaient eu à parcourir pour rencontrer ce jeune homme qui avait la moitié de l’âge de Ji Ling. La prochaine fois, elle ne fera pas autant de trajet pour un petit Prince et forcera son père à l’appeler sur le territoire fédéré. C’était Elio qui fera la journée entière route et avion pour atterrir épuiser dans un lieu inconnu !
Une attitude encore enfantine et capricieuse, attitude qui expliquait que son père ne lui donnait pas encore plus de responsabilités et qu’elle était encore un peu « surveillé » et « encadré » de près.
Xia faillit s’étouffer devant l’audace de cet homme mais encore une fois son père acquiesça en souriant. Il allait évidemment adopter les valeurs et coutumes occidentales pour aujourd’hui, s’adapter à son interlocuteur. Beaucoup y verrait une situation de faiblesse mais loin de là ! C’était tout simplement une manière de vivre et prendre les devants en essayant de comprendre l’autre. - Qui voudrait d’un mafieux comme chef de gouvernement… Il est vrai. Qui aurait voulu d’un raciste comme chef de gouvernement dans une Allemagne avant d’être nazifié ? La pauvreté et le besoin de confort de la population l’oblige à fermer les yeux sur beaucoup de choses… Pourquoi ne pas profiter de ce « bazar » causée par la guerre, gagner la confiance de la population d’une région et devenir gouverneur. Si jamais nos chefs – Général et Président – se montrent méfiants, nous auront un appui sûr et fidèle de la population.
Xia finit par poser ses couverts sur la table et jeta un regard plein de sous-entendu à son père. Sans se soucier du Capo elle s’adressa à Ji Ling en mandarin. - Pourquoi parler d’une telle chose ? Vous devriez vous concentrer d’avantage sur l’organisation et notre entreprise avant de vous jeter à la conquête d’une région. Cela demande de l’argent et du temps… ET l’organisation a besoin de votre temps et de votre argent pour survivre !
Ji Ling leva la main en direction de Xia, lui intimant le silence. Cette dernière soupira et se tut pour de bon, la mine renfrognée, exprimant clairement son mécontentement pour le sujet lancé.
- Ma fille ici présente va se faire un plaisir de vous présenter le projet. Xia Bao… Parle.
C’était un ordre et elle avait à obéir. S’amusait-il ? Peut-être que oui, peut-être que non. A contrecœur elle se mit droite, prête à parler.
- Le but serait de construire une ville à l’image d’une Las Vegas… plus moderne et plus osée. Là, prostitution, drogue ou encore alcool seraient « autorisés » si l’on veut, circulant librement et sans aucun risque d’être puni par la loi pour la simple et unique raison que c’est nous qui feront la loi. Les personnes influentes viendront forcément et seront également un soutien non négligeable… Ainsi une ville de tous les plaisirs, modernes et attractifs…
Moderne… voilà ça demande beaucoup d’argent et beaucoup d’argent pour subventionner des inventions. Or, cet argent ils en avaient besoin pour le développement des armes !
Le téléphone de Ji Ling sonna. Il jeta un regard coup d’œil, se leva, prit congé en s’excusant.. laissant ainsi Xia en face à face avec Elio. Elle préférait ne rien dire, perdue dans ses pensées…
Invité Invité
Sujet: Re: Une rencontre au coin du feu. 12.11.11 9:52
Le jeune mafieux écoutait avec intérêt la suivante de Ji Ling. Bien qu'il détestait les femmes et que le fait qu'elle lui parle l'incommodait un peu, il se faisait un plaisir de l'écouter. Elle avait l'air d'être différentes des femmes unis qu'il détestait tant. La tradition fédéré pour les femmes était une belle chose. Malgré le fait qu'elle se permette de parler en mandarin et de snober Elio elle semblait se plier aux moindres volontés de son chef. Si toute les femmes étaient de cette grandeur d'esprit le Capo les aimeraient sûrement beaucoup. Mais la seule facette qu'il avait jamais vu d'une femme, ou juste entendu parler était le fait qu'elles étaient des traîtresses, des harpies qui avaient plonger le monde dans cette dépravation. Cette dépravation dans laquelle il était né, et dans laquelle il se faisait un nom pour en sortir, pour la détruire.
L'idée que développait Xia ne manquait vraiment pas d'intérêt, et n'importe qui aurait été alléché par cette offre. Mais la famille Weng n'était pas la seule à avoir penser à cela, et de son côté Elio avait remarqué des impasses, que la demoiselle ne mentionnait pas vraiment. Peut être en était-il autrement chez les fédérés après tout. La chaleur de la pièce était agréable, et le Capo avait un sourire plaisant pour une fois. Même si son regard était toujours de glace, les lueurs des bougies donnaient à ses yeux une lueur de vivant, comme si le moindre ressentit y était passé un jour... Lorsque la voix de la demoiselle s’arrêta le téléphone du chef de la Triade Weng prit à son tour le monopole du bruit. Ji Ling après un vif coup d’œil à l'appareil s'éclipsa de la pièce après des excuses qui montrait bien l'importance de cette nouvelle. Après le départ de l'homme le silence s'installa. Le sicilien fixait la jeune asiatique avec son sourire et son regard de statut. Il jouait doucement avec la petit croix qui pendait à son oreille gauche. Sans jamais lâché du regard le « doux » visage de la demoiselle. Avec tout ce qui s'était passé avant, et la prestance de Ji Ling cela l'avait fait oublier sa présence féminine, et il s'était peu à peu accommodé du sexe de son interlocuteur. Après quelques instant il se laissa aller à un compliment, ce qui ne lui ressemblait vraiment pas.
« Excusez mon impolitesse mademoiselle, mais je vous trouve très belle. Et même si à votre façon d'être ce soir je vois que vous n'êtes pas ravi d'être en ma compagnie je me devais de vous le signifiez. »
Le Petit Roi Soleil continua de jouer avec sa croix, fixant toujours la fédérés de son regard vide d'émotion qui contrastait avec son sourire et qui devait sûrement donner un air malsain au jeune homme. Au bout d'un moment il tourna la tête vers une fenêtre tout en gardant Xia dans son champ de vision. Il repensait à cette idée qu'avait exposée la jeune femme. Un Las Vegas, quel drôle d'idée, en temps de guerre et d'incertitude peu de gens avaient les moyens de tout dépenser dans des jeux. Tout les riches de la zone Unis était cloîtré derrière les mûrs de Gladsheim, et aucun ne viendrait si le trajet n'était pas sécurisé, et que la région où ils se rendaient n'était pas elle aussi très sûre... Même si il aurait aimer parler de cette idée avec Ji Ling, ses idées se dissipèrent pour laisser place à une autre idée plus affiliée à Xia.
« Vous savez, j'ai beaucoup de respect pour votre chef. Si je dois bien avouer un point positif chez les fédérés c'est bien votre sens de l'honneur. Vos valeurs sont ancestrales et vous font honneur. Et je vois en votre chef toute ses valeurs. Vous savez j'ai pour habitude de détester les femmes, mais vous je ne peux pas vraiment vous détestez. Vous avez l'air d'être sûr les trace de Monsieur Ji Ling, et je vous souhaites d'acquérir tout ce qu'il peut vous offrir. Cependant j'ai pu constater votre désaccord sur cette rencontre. Vous cachez mal vos sentiments mademoiselle. Si ce n'est pas trop vous demandez, en quoi cette idée de créer une ville comme celle dont vous m'avez parlé vous déplais-t-il ? Et quels projets préféreriez-vous voir mis en œuvre ?»
Le regard interrogateur du Capo plongeait des les yeux de la belle asiatique. Ce regard qui avait toujours l'air de voir à travers le corps pour ne saisir que la vérité. Ce n'était à vrai dire pas qu'une impression. Même si Elio ne disposait d'aucun don, son éducation aux traditions mafieuses l'avait depuis toujours obligé à être attentif, et à interpréter tout signe dans la façon de se tenir et de parler des gens. Apprendre à reconnaître la peur dans les gestes des gens, pour savoir ce qu'il pouvait se permettre ou pas. Et connaître la valeur de la personne en face. En effet il y avait souvent une grande différence entre les chefs et les sous-fifres dans leur gestuelles. Une assurance naturelle se dégageait toujours des gens influent. Et même si elle n'était pas encore très développer chez Xia, le Capo ressentait très bien qu'elle n'était pas n'importe qui, malgré le fait qu'elle se plie à tout les ordres de son maître. Ji Ling avait lui aussi une très grande assurance, et sa politesse montrait toute son expérience. Car lorsque l'on a tant d'assurance, on attire beaucoup trop de convoitise et d'animosité sur soit. Et d'après le peu qu'avait pu en juger Elio sur la façon d'être de Xia, si elle n'apprenait pas le respect des autres de la part de son chef, elle serait briser dés son arriver dans les hautes strates des mafias.
Invité Invité
Sujet: Re: Une rencontre au coin du feu. 04.12.11 14:45
Depuis petite, on lui avait toujours appris les bonnes manières et la politesse. Ainsi une des premières règles étaient le maintient. C'était la première leçon et encore aujourd'hui, elle avait un mal fou à l'appliquer dans certaines circonstances. Puis vient la leçon pour la table: Ne jamais laisser son hôte ou son invité seul ou encore réceptionner un appel et parler à table avec. C'était un manque de savoir-vivre.
Ainsi si son père avait quitté la pièce pour un appel, c'était que c'était urgent et donc il fallait s'attendre au pire. Par exemple le départ express de Xia pour régler un éventuel problème interne ou carrément le départ du chef, laissant sa fille aux soins du Capo afin de lui expliquer tout le projet. Enfin pour le moment, elle avait à attendre qu'il entre et qu'il continue sa discussion avec le jeune homme qui faisait à peine la moitié de son âge. Sincèrement ... Elle préférait ne pas se prononcer sur l'état psychique de son père. Il perdait les valeurs du clan on dirait...
Elle crut qu'elle allait s'ennuyer mais elle se trompa fortement. Le Capo prit la parole, jouant avec sa boucle d'oreille gauche en forme de croix, et la complimenta à son grand étonnement. Pourtant Xia montra en rien sa surprise et continua à arborer un visage serein, l'agrémentant d'un petit sourire charmant, comme on l'avait appris depuis toute petite. - Merci pour votre compliment.
Par contre la suite lui plut moins. Il s'était rendu compte qu'elle détestait être là, quoiqu'elle n'avait rien fait pour le cacher aussi. C'était sa faute. Elle aurait due faire plus d'effort et elle aurait due prévoir cette remarque avant même de l'avoir rencontré. Si Elio lui avait fait une telle remarque, son père n'allait pas se gêner d'en rajouter une belle couche. Ne pas soupirer. Ne pas montrer son ennui... Garder ce sourire et ne pas montrer son inquiétude face à l'étrange expression du Capo. Elle n'était pas intimidée, soutenant ce regard sans émotions et renvoyant un beau sourire à celui d'Elio. Elle n'était pas impressionnable, qu'il le sache.
Il tournait la tête vers la fenêtre, la gardant toujours dans son champs - elle se sentait toujours observé - pour enfin reprendre la parole.
Première bonne chose : Il complimentait Ji Ling. Evidemment Xia rayonnait face à ces petits compliments à l'égard de son père, de ses valeurs et celles des Fédérés mais elle perdit cette lumière rapidement quand il critiqua sa manière de montrer ses sentiments. Cela lui retombait dessus... again. Que c'était dur ! Et la question était ardue au fond. Montrer son désaccord et l'avouer, il pouvait dès lors l'utiliser peut-être comme un moyen de pression sur Xia. De plus peut-être même sera-t-elle considérée comme un dissident ... une traîtresse. C'était inconcevable. Et puis, c'était quoi cette histoire de ne pas aimer les femmes ? Il l'avait complimenté tout à l'heure pourtant ... Bizarre le gars.
Malgré son trouble intérieur, elle se décida à répondre, avec une voix assurée et mélodieuse, l'air tranquille et pas troublée. Elle cachait bien ses émotions. Elle avait juste fait une grave erreur tout à l'heure. - Nous sortons de guerre et ce projet demande du temps, beaucoup de temps. A côté, nous avons des clans qui émergent et nous devrions d'avantage maintenir notre influence.
C'était vrai et il ne fallait pas être sorcier pour connaître ces infos. Il suffisait de traîner un peu dans les rues pour comprendre qu'il y avait pas mal qui voudraient que la Triade Weng tombe. Comme n'importe quel clan mafieux. Pour le moment elle était assez influente et forte et ne craignait donc rien. - Nous avons les moyens de nous tenir debout et battre nos ridicules adversaires... Mais, ce que nous avons est largement suffisant. Enfin ... Je suis encore jeune après tout. Il se peut que je me trompe. De plus même si je suis Bâton Rouge, je ne connais pas tous les détails de toutes les intrigues. Si mon père dit qu'il nous faut une région, alors je respecterais son choix.
Elle avait trop parlé ? Peut-être. En tout cas elle mettait en évidence sa fidélité pour son père. S'il tenait tant que ça à sa région, alors elle s'y fera. Enfin, ce dont elle craignait le plus serait qu'on l'assassine dans son dos, quand il sera trop occupé par sa région. Il y avait tant de traîtres dans un simple clan...
Trop de choses étaient incertaines.
- De votre côté, qu'en pensez-vous ?
Qu'elle sache d'office à quoi s'attendre pour la suite de la conversation entre les deux chefs.
Invité Invité
Sujet: Re: Une rencontre au coin du feu. 11.12.11 15:08
- Nous sortons de guerre et ce projet demande du temps, beaucoup de temps. A côté, nous avons des clans qui émergent et nous devrions d'avantage maintenir notre influence. Nous avons les moyens de nous tenir debout et battre nos ridicules adversaires... Mais, ce que nous avons est largement suffisant. Enfin ... Je suis encore jeune après tout. Il se peut que je me trompe. De plus même si je suis Bâton Rouge, je ne connais pas tous les détails de toutes les intrigues. Si mon père dit qu'il nous faut une région, alors je respecterais son choix.
-De votre côté, qu'en pensez-vous ?
Cette femme était fascinante, malgré qu'elle semblait respecter son père et le soutenir elle était en désaccord total avec lui. Et plus que tout elle ne parlait pas vraiment d'elle mais du bien être de son clan. Les liens des Triades semblaient intactes mêmes après 400 ans d’existence. Xia ne s'imposait pas, ne doutant en rien de la sagesse de son père et de sa supériorité de réflexion. Le terme de Bâton Rouge troubla un peu le Capo. Il ne connaissait pas les rangs dans la famille Weng. Et même si il avait bien comprit que c'était une place hiérarchique au sein de cette famille et qu'elle semblait importante il ne se doutait pas des droits que cela accordait à la jeune fédérée.
Elio rigola intérieurement à ce que lui disait Xia. Elle était en désaccord avec son père pour la seule raison que des rivalités entre clans existaient et qu'il fallait assuré la suprématie de sa famille. Le mafieux comprit un peu mieux se qui amenait le chef de la Triade à vouloir un territoire. Et à demander un arrangement à Elio pour cela. Même si le terme arrangement était un peu trop fort. Le Capo ne doutait pas que les Weng étaient assez puissant pour s'occuper d'un territoire. Faire appel à lui n'était sûrement qu'une sécurité, un moyen plus rapide d'accéder à cet objectif.
Elio comprenait très bien en quoi était utile une région. Sur le plan de la hiérarchie et des méthodes les clans, groupes criminels et autres alliances de l'ombre ne se différenciaient que peu des méthodes de l'Etat. L’illégalité était la seule différence notable. Plus le groupe devenait puissant et plus sa ressemblance avec l'Etat se rétrécissait. Dans les cas de la Triade Weng cela était facile à comprendre. C'était une famille, et le but premier de cette direction vers la criminalité avait sûrement été dicté par les violences que la famille avait dû subir. La plupart des Triades se créaient ainsi. A la base de simple famille nobles ou bourgeoises gagnaient en puissance grâce à des marchés légaux très fructueux. Cependant dans l'économie il n'y a pas vraiment de loi à part celle du plus fort. Concurrence déloyale, menaces, peut être même agression. Ceux qui veulent progressé dans ce milieux sont obligé de devenir des requins, et à leur tour de menacer les autres.
A ce stade le groupe commence à se prémunir en tâtonnant dans l'illégale, en payant des agresseurs, des preneurs d'otages parfois voir même des tueurs à gage. Cependant la spirale est là et un jour ils se voient agressés de la même façon. Et pour se prémunir ils plongent un peu plus dans la criminalité. Investissant de plus en plus dans l'illégalité, s'assurant une descendance pour la pérennité du groupe. Mettre ne place une hiérarchie qui permette le maintient de la sécurité et de l'ordre au sein du groupe. Et bien sur avoir une frappe militaire pour dissuader les autres groupes d'attaquer. A partir de cet instant une simple firme peut devenir une mafia, une triade ou un autre groupe criminel... Cela Xia le savait peut être. Mais ce qu'elle ignorait peut être était que défendre un groupe était difficile. Défendre quelque chose de solide plus qu'idéologique est plus simple. Défendre un territoire. Rassembler l'ensemble des gens chers aux yeux du chef de la Triade Weng. Pour Elio s'était ce que visait sûrement Ji Ling. Avoir un territoire et pouvoir le défendre montrait la suprématie de la famille Weng. C'était un autre moyen de détruire la concurrence sans forcément se salir. En rendant même légal leur exécution.
En effet prendre le contrôle d'une région et la rendre fertile était une très bonne idée. Sur le plan économique cela assurait une rentabilité légale et un moyen de blanchir l'argent. De plus toute famille ou Triade était financer par quelqu’un, le rançonage d'entreprises devait être fréquent. Avoir une région permettait d'attirer ce genre d'investisseur. Leur proposer une sécurité contre les autres familles. En leur demandant moins d'argent mais quand même un peu. Faire disparaître le financement des adversaires et grossir le sien en même temps. Elio ne pouvait pas penser autre chose que cela Ji Ling Weng était un homme intelligent. Et même si sa fille ne voyait que par les armes. Lui avait du penser gagner par l'influence. Sans haine, sans meurtre. Bien sur il y en aurait. Mais sa famille n'y serait pour rien, et la protéger entièrement devait être possible.
De plus l'idée du chef fédéré ajoutait un point extrêmement avantageux. La création d'un Las Vegas fédéré, où se réunirait tout les puissants de se monde. Est-ce qu'une famille adverse oserait attaquer un lieu où se trouvait toute les têtes couronnées du pays ? Cela était sûrement inconcevable. Ce plan allait même jusqu'à se servir des gens venant dans cette région comme assurance d'être à l'abris. Le Capo le savait c'était un très bon projet, même si la demoiselle ne le comprenait pas. Elio ne comptait pas tout expliquer à la femme, même si il en aurait été capable. Lui y avait déjà pensé, mais pas avec autant de précision que Ji Ling. Il était très bien placé pour en parler, mais il se décida à résumer ses pensées et à répondre à la question de la jeune femme.
« Vous savez je pense que votre père à penser à ces problèmes de rivalités en pensant se projet. Avoir un territoire permet d'assurer sa puissance en terme économique, de devenir une figure politique importante que l'on ne peut pas faire disparaître si facilement. Et de mettre à l’abri les êtres qui son cher à l’intérieur de cette forteresse en or. Je ne sais pas ce qu'est le rang de Bâton Rouge, mais vous semblez axé sur la violence. Avec ce projet votre père montre qu'il compte détruire la concurrence de manière diplomatique, en s'appropriant le financement, les marchés et les clients de vos adversaires. C'est un projet grandiose... Cependant vous me demandez mon avis, alors je vais vous répondre franchement. A l'heure qu'il est je ne suis pas sûr que les politiques et tout les gens puissants soient intéressé par un deuxième Las Vegas. S'amuser n'est pas la priorité, la menace des Anges, la guerre, la remonté de l'économie.. il y a beaucoup trop de choses compliqués à résoudre pour imaginer que les gens haut placés gaspillent leur argent en loisir. Beaucoup de bonnes affaires se font durant les pires périodes, et les gens riches doivent donc chercher ce genre d'opportunité qui leur fera gagner gros... Mais si votre père pense que cela est possible je veux bien dire pourquoi pas. L'aié ne me pose pas le moindre problème tant que j'y trouve mon compte. Après je préférerais le voir créer une Silicon Valley plutôt qu'un Las Vegas. Mais cela c'est à lui seul d'en décider. »
Elio avait répondu avec sincérité à Xia. Exposant son idée qui se basait plus sur l'idée de nouvelles technologies, d'un pôle d'attractions des entreprises performante. Créer la région qui inventerait l'avenir, et avoir la main mise sur toute les nouveautés du monde. Voir même peut être apparaître les prochains modèles d'Hatem avant que l'armée les vois. C'était à cela que pensait Elio. Ji Ling voyait dans l'outrance des achats l'avenir, Elio lui voyait cela dans l'innovation. Deux idées bonnes mais incompatible. Donner cette idée à une famille fédérée était sûrement une erreur. Mais le Capo avait confiance dans les liens futurs qui uniraient les deux groupes. Et c'est pour cela qu'il était prêt à participer au plan de la Triade Weng.
Invité Invité
Sujet: Re: Une rencontre au coin du feu. 19.12.11 14:40
Cet homme n'avait donc pas fait la moindre recherche pour comprendre le fonctionnement d'une Triade ? Décidément, ces Occidentaux étaient vraiment des fainéants jusqu'au bout des ongles ! La moindre des choses était de se renseigner comme elle l'avait fait, d'arrache pied et avec beaucoup de difficulté. En effet, ce n'était pas très simple d'obtenir des informations et rencontrer des gens en rapport avec la mafia des Unis n'était pas chose simple. Une véritable omerta y était présente !
Même torturer ne servait à rien une fois qu'ils avaient juré le silence et les plus douées gardaient le silence laborieusement en répétant inlassablement le même mensonge, la même phrase. Toute la concentration sur une seule phrase ! Une technique efficace mais vraiment agaçante pour Xia... A croire qu'entre victimes, il se passait le mot !
Elle s'empêchait de soupirer, fatiguer, en entendant Elio qualifiait le projet de son père comme quelque chose de grandiose. Allait-il donc pousser son père dans ce projet fou et totalement inutile, une perte de temps et d'argent ? Dès cet instant, il comprendra à peine tout qu'on lui dira ... Misère. Qu'allait devenir la famille Weng avec tout ceci ?
Mais le "Cependant" d'Elio fit tilter Xia. Contrairement à son père et malgré l'âge du Capo, ce dernier avait plus de lucidité et avançait des arguments beaucoup plus convainquant que les siennes. Elle les prenait en note, soigneusement, dans un coin de son esprit pour les resservir à son père autant qu'il faudrait jusqu'à ce qu'il abandonne le projet fou de devenir gouverneur !
Un sourire finit par apparaître sur son visage et elle commençait à apprécier cet homme malgré son âge et malgré la "familiarité" ou la "légèreté" avec laquelle il interpellait son père. Un rien l'énervait et ce n'était pas nouveau. - Une sillicon valley ?
Nan ... il était aussi fou que son père ! Comment créer un pôle technologique sans un minimum de soutient de l'Etat ? A moins qu'il y ait assez de fonctionnaires corrompus pour arranger cette valley sans soucis à un type chef de la mafia. Certes officiellement, on n'en savait rien mais qu'en était-il dans les postes de police de la réputation du Capo ?
Sûrement pas blanc comme neige. - Il est mauvais d'avoir l'estomac plus gros que le ventre. Enfin ... Développer de nouvelles armes en temps de guerre est plus lucratives effectivement et au moins, cela ne détonerait pas avec nos activités en cours.
Trafic d'armes et drogues ... la majorité des activités illicites en question. Quoique, le premier trafic allait vite être un fardeau en dehors d'une période de guerre. A moins que l'on s'engage dans une autre guerre froide où il faut constamment effrayer son voisin à coup d'armes puissantes. Cette folie d'arme a d'ailleurs perdurer longtemps jusqu'à ce que cette Dernière Guerre attaque.
- Supposons que vous teniez à vos deux idées... Quel va être vos moyens d'actions ? Vous n'êtes pas limités ?
Elle parlait de son père et de lui. Question finance ? Elle n'en savait rien, n'étant pas affecté à ce "domaine". C'était un peu volontaire aussi. Elle aimait plus l'action que la manipulation de chiffres. Certes avoir le porte feuille de l'industrie d'agro alimentaire et de la Triade devaient être le pied pour tout bon comptable véreux ... mais elle n'était pas comptable dans l'âme. De plus, pour les comptables véreux ... Elle ne craignait rien. Gardant un bon oeil sur un peu tout.
Quoique dernière, pas mal de cargaison se faisait intercepter. Quelqu'un vendait des informations et personne ne savait qui. Pour sa part elle ne trouva rien !
Un message arriva, elle l'ouvrit et blêmit aussitôt. Le troisième cargo d'armes ... disparu. Elle déglutit difficilement sa salive et tenta de se calmer, dissimuler sa soudaine peur. Son père devait être au courant au même moment qu'elle....
Elle toussota et but une gorgée d'eau.
- Auriez - vu de l'alcool fort comme du Saké ?
Elle se sentait mieux avec. De plus, rarement buveuse ... c'était que l’événement devait être grave pour boire directement du saké.