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 Une affaire mafieuse a Haskovo

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MessageSujet: Une affaire mafieuse a Haskovo   06.08.11 14:55

La journée avait été des plus exécrables pour le Dominant Ecarlate qui ne se présentait guerre sous son meilleur profil en cette journée. En effet, il n’était guerre à l’aise que sur la terre ferme, l’avion et le bateau, lui offrait une certaine nausée, bien que contrôlable, qui ne l’enjouait nullement. Et c‘était justement dans un voyage à bord de son jet privé que celui-ci s’était retrouvé a être bien plus long que prévu en subissant maints et maints retards. Il s’était même fait le luxe de faire une escale imprévu à Tehran pour cause de mauvais conditions météorologique dut à une tempête. C’était sans compter également que partir loin de Jiejing n’était pas dans ses habitudes non plus. Les affaires le forçait généralement à ne pas quitter la ville, mais c’était là le seul moyen de rencontrer un membre de cette maudite United-Nation. Au départ totalement inconnu, ce contact se faisait appelé Elio Tucci, bien vite des recherches y fut faites. Et Mitsuo y vit en le découvrant son propre intérêt à le rencontrer. Bien que du camp opposé, il se trouvait être le chef de la mafia. Aussi pouvait il obtenir quelque chose de sa part, un contact dans le camp adverse aussi influent était toujours une opportunité à saisir. Aussi laissa-t-il les charges élémentaires de son entreprises aux mains de sa secrétaire pendant ces quelques jours d’absences à Haskovo. Cette ville était en effet en plein cœur de la frontière, un territoire contesté - le seul pour ainsi dire - de libre échange entre les deux nations ennemies et rivales, qui dominaient désormais le globe dans sa totalité.

Arrivé finalement à l’aéroport et amener dans la suite d’un luxurieux hôtel qui lui était réservé, il put alors profiter d’un moment de répits pour se calmer et se remettre de ce long, très long voyage. Certes pas aussi longtemps qu’il l’avait prévu mais juste ce qu’il fallait avant de devoir accueillir son invité occidental, s’il daignait être ponctuel, bien entendu. La ville d’Haskovo, si elle était un territoire de libre échange, était également le lieux ou les pires crapules s’y étaient réunies attisées par l’appât du gain. La tension qui y régnait était d’ailleurs assez forte. Ainsi pour cette occasion, la garde personnelle de Mitsuo en fut doublée et ces derniers furent également augmentés. Officiellement la raison était au sujet du danger que pouvait représenter la ville mais officieusement, c’était bien d’avantage pour éviter de l’un de ses gardes ne se retourne contre lui-même. L’appartement de Mitsuo était situé assez haut dans l’immeuble et figurait comme la suite la plus complète. Plusieurs chambres dont un salon immense dont l’ambiance générale dérivait sur le blanc et la transparence. Un véritable petit paradis au plein cœur de l‘enfer. Mitsuo parvint alors jusqu’au salon. Une salle capable de réunir plus d’une vingtaine de personne a elle seule et sans mal. Elle présentait un sol dallé de noir et meublés de diverses armoiries blanchâtres et d‘étagères en verre. En son centre, un tapis de blanc-cassé sur une table en verre transparente sous les quels figuraient une pile de magazines du moment, entouré de deux divans en biais l’un en face de l’autre en V donnant sur un écran géant. Derrière cet écran se trouvait une longue baies vitrées donnant sur une vue imprenable de la ville de Haskovo.

Mitsuo debout devant cette vitre regarda un instant la ville, le soleil commençait alors a entamé sa dernière course commençant a descendre dans le lointain. Qui pouvait deviner qu’au travers de cette vue magnifique de la ville pouvait se cacher les pires trafiquants du monde entier. Mitsuo se perdit alors dans les possibilités d’exploitation de cette ville. C’était un lieu idéal pour mettre des bâtons dans les roues de l’adversaire. Mais il était de bon ton de faire attention au retour de ces même bâtons, qui pouvaient arriver très vite ici. Le soir était réputé pour être très animé. Peut être trop … de ne pas sortir sans bonnes protections, voir ne pas sortir du tout était la plus sage des décisions. S’impatientant, Mitsuo sortit alors sa montre pour regarder l’heure … 10 minutes de retard. L’écarlate n’aimait pas trop cela ce qui ajouta à sa mauvaise humeur. Il s’assit alors sur le divan en attendant un instant, pour ouvrir son portable et commencer à étudier un dossier qu’il avait préparé pour ses investissements à venir. Puis finalement un de ses hommes l’avertis, de l’arriver de l’occidental tant attendu. Après un bref instant, un homme typé italien fit ses premiers pas. L'Ecarlate l’observa un instant avant de refermer son ordinateur portable et de se lever pour l‘accueillir en s‘inclinant légèrement. Un sourire a ses lèvres, il utilisa alors, avec un accent japonais, le dialecte des occidentaux, qu’ils appelaient l’anglais. Il n’aimait guerre parler cette dernière, mais l’avait appris en dépits de cela. Connaitre la langue de son ennemis était une regle d’or même encore de nos jours.

_« Soyez le bienvenu, Mr Tucci, j'espère que vous ayez fait bon voyage … bien que je ne cache pas espérer tout autant que ce que vous avez à me proposer soit intéressant … »



Dernière édition par Mitsuo Douryoku le 07.08.11 14:43, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Une affaire mafieuse a Haskovo   07.08.11 6:35

Est-ce que ses ancêtres lui pardonneraient un jour ? C'est ce qu'était venu chercher Elio dans cette Église. Assis sur les bancs de la nef comme un simple citoyen, il priait la sainte trinité de faire le bon choix. Le Capo de la mafia-unie avait reçu depuis peu une invitation à Haskovo par un haut dignitaire de la Fédération d'Asie. L'idée de ce lier avec l'ennemi ultime de sa nation horripilait, mais après tout lui ne recherchait pas la victoire de cette pseudo nation mais la victoire de sa mafia. Et ci cela devait passer par une traîtrise envers son camp il en serait ainsi.
Des prières résonnait dans l'édifice religieux, des bruits apaisants et rappelant à Elio qu'il était avant tout le fils de Dieu comme tout ses frères, malgré que lui n'aimait pas ses frères... Le jeune mafioso avait une vision particulière de la religion, une vision qui le soutenait en tout ses points... Son mensonge à lui même ne le gênait jamais il était sur terre pour quelque chose, la religion n'était qu'un moyen de lui rappeler qui l'y avait envoyé et ce qu'il lui devait.

Lorsqu'il sortit de l’Église il bondit tout de suite dans sa ferrari, son dernier petit cadeau qu'il s'était offert, et là encore il en remerciait Dieu. Il y avait une énorme valise à l'arrière de ce bolide, ainsi qu'une petite valisette. Il démarra en trombe laissant rugir le moteur du fauve. Avec un engin pareil il serait rendu à Haskovo en moins de 12h. Depuis que les voitures étaient quelques peu prohibé les routes étaient devenu de simple ligne de goudron où l'on pouvait se permettre de rouler à 300 km/h si la voiture le permettait. Cependant Elio n'était pas fou, lui ne roulait qu'à 230 km/h, le moteur de sa sublime voiture n'aurait jamais pu tenir la distance sinon.
Un long voyage commença dés la sortie de Gladsheim. Traverser l'ancien continent était quelque chose de jouissif. Même si la guerre avait transfiguré pas mal de grandes villes le décors restait traditionnel et rustique. L’Europe était surtout constitué détendues sauvages et de champs à perte de vu. Le mafioso eut un pincement au cœur sur ces routes. Il était jeune mais il avait connu tout ces anciens pays d'Europe. Il se remémora un par un tout les anciens pays d'Europe qu'il était entrain de traverser...

«  France, Italie, Slovénie, Croatie, Yougoslavie, et pour finir Bulgarie, tsss un jour je rendrais leurs gloire à ces pays... »

Lorsque le jeune garçon traversa les étendues italiennes il ne pu s'empêcher de tirer quelques coup de mitraillettes en l'air en signe de joie. La United-Nation n'était pas sa nation, lui était Sicilien, voir Italien ! Sa famille avait déjà eu du mal à se dire Européenne, alors Unis ?! Plutôt mourir. Cependant la United-Nation était bien la seule qui protégerait un tant soit peu la culture Italienne et ça Elio leur en était reconnaissant. Jamais les Fédérés ne comprendraient la beauté de ce pays, eux qui pendants un siècle entier n'ont vu l'Europe que par Paris et sa tour Eiffel. Elio éclata de rire à l'idée de la tour Eiffel, elle avait belle gueule maintenant la tour d'acier. Comment pouvait-on préférer une tour d'acier à des vestiges d'une civilisation perdu ? Ce cela qu'Elio n'aimait pas chez les Fédérés, ils avaient oublier toutes leurs traditions pour foncer tête baisser dans un futur qui les a rendu stupide... Lorsqu'on ne sait pas ou on vient, il ne faut jamais oublier d'où on vient... c'est ce que pensait le mafioso. Aller vers l'avenir en étant fort de son passé.
Sa ferrari d'un rouge vif fonçait à travers l'horizon, le confort intérieur permettait à Elio de ne pas avoir à s'arrêter sauf pour pisser dans les champs de temps à autre. Le réservoir fut cependant vide au ¾ du voyage et il fallu à Elio 10 minutes de détour pour faire le plein de son bolide. 10 minutes qui le mettraient en retard, et Dieu le savait il détestait être en retard ce qui l'énerva.

Le Capo arriva enfin au frontière de la ville. Il posa une de ses mitraillette sur la place à côté de lui. Il avait préféré venir seul mais n'en restait pas moins très prudent. Il connaissait très bien Haskovo et ne pas avoir d'arme ici c'était comme avoir un habit de nazi dans un ghetto juif... tu n'en sortais jamais indemne. Le rugissement de sa voiture faisait se détourner le regard des gens vers lui. Les vitres teintés empêchaient cependant à ces insectes de voir le visage du Capo. Le jeune homme se dirigea vers un petit hotel qu'il avait loué. Lorsqu'il y arriva il monta rapidement dans son appartement et enfila un nouveau smoking armani. Le sien n'était pas froissé mais Elio aimait la perfection. Il se rafraîchit et se parfuma puis repartit très rapidement dans sa voiture pour aller au point de rendez-vous. Le dirigeant qu'il allait voir se nommait Mitsuo Douryoku. Le Capo avait été sceptique sur le point de rendez-vous. Le Fédéré se ne cachait en rien dans sa transaction frauduleuse avec l'Unis... L'inviter à son appartement c'était étrange. Enfin le jeune homme s'en moquait un peu, personne ne connaissait son visage jusque là, et Haskovo était loin d'être le lieu le plus surveillé du monde.

Le Capo gara sa voiture juste devant l'entrée du bâtiment. Il fut accueilli par un contrôle de sécurité impressionnant, même si celui ci ne l'obligea pas à se désarmer, ce qu'Elio apprécia grandement. Lui qui se baladait toujours avec une arme minimum en portait 3 aujourd'hui, deux mitraillettes Thompson dans leurs fourreaux autour de son buste et un revolver dans sa valisette. Le jeune homme fut accompagné par des asiatiques jusque dans l'ascenseur, et il fut encadré par deux autres à l’intérieur. Il y avait quelque temps il aurait eut l'air ridicule face à de tels gorilles. Mais Elio avait développer depuis quelques années une musculature digne d'un agent de sécurité. N'ayant aucune confiance en personne il aimait être en position de se défendre que ce soit à main nu ou avec des armes... Et l'esthétique de son corps ayant toujours été au centre de ses intérêts il avait profité de cela pour le muscler tout en apprenant à se battre. Il était le chef d'une organisation mafieuse après tout. Si il n'inspirait aucune peur il ne valait rien...
Les portes de l’ascenseur se rouvrir dans un appartement très luxueux. Le sien ressemblait à une niche pour chien face à celui ci … Du blanc et du noir ce mêlait dans la pièce centrale. Un salon de vie qui jouait sur la transparence avec des meubles en verres et une baie vitrée des plus somptueuses. Au milieu de cette pièce ce tenait l'homme qu'Elio était venu rencontrer, Mitsuo Douryoku. Celui ci quitta son ordinateur des yeux pour fixer le Capo qui ne pu s'empêcher de sourire tout en soutenant son regard. Le Fédéré vint à la rencontre de son invité et le salua d'une petite révérence que le jeune Unis lui rendit de suite. Malgré le fait qu'Elio ai peu de respect pour les gens il connaissait toute les uses et coutumes en matière de politesse.
Mitsuo prit la parole dans la langue de Shakespeare qu'il déforma de son accent japonais. Cela impressionna Elio qui lui ne connaissait à peu prêt que des insultes en mandarin...

« Soyez le bienvenu, Mr Tucci, j'espère que vous ayez fait bon voyage … bien que je ne cache pas espérer tout autant que ce que vous avez à me proposer soit intéressant … »

Elio ouvrit d'un geste vif sa valise et en sortit une bouteille de Champagne de haute qualité. Un cadeau que son Oncle lui avait offert lorsqu'il l'avait envoyé à Gladsheim et qu'Elio avait eu ordre de ne sortir que lorsqu'il ferait une grande transaction avec quelqu'un. Alors que la bouteille passa de sa main à celle de son interlocuteur le Capo prit la parole en s'inclinant une nouvelle fois.

«  Je m'excuse pour ce retard Mr Douryoku le voyage fut quelque peu agité. J'espère moi aussi que mon offre pourra vous satisfaire et mener à une coopération entre nos deux camps. »

Elio resta debout en face de l'homme en attendant que celui ci lui dise de s'installer. C'était un moment important pour lui et il ne devait pas brusqué celui qui serait peut être son mécène... Dans cette affaire il avait tout à gagner et très peu à perdre. Cependant si l'affaire ne se concluait pas cela empêcherait l'avancé de la mafia-unie au sein de la United-Nation et cela embêtait fortement le mafioso. Le fait-est que les deux camps avaient des moyens de pression l'un sur l'autre, qui dans un cas deviendraient leurs points forts et dans l'autre leurs points faibles.
Mais Elio le savait, tout deux n'avaient pas fait un si long voyage pour voir leurs affaires mourir prématurément.
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MessageSujet: Re: Une affaire mafieuse a Haskovo   07.08.11 18:41


A ses premiers mots, le jeune occidental en semblait plutôt impressionné, plus que moqueur. Car si Mitsuo savait parler anglais, il avait toujours cet accent originel qui déformait modérément l’audition commune des mots de cette langue. Paraissait-il que pour certaines cela avait un certain charme, pour d’autres, bien loin d’être le cas. En tout cas, Mitsuo, n’en oublia nullement qu’il était armé et s’il se savait aussi bien entouré, il eut tout de même un bref doute dans son esprit lorsqu’il ouvrit la valise. Mais ce dernier doute se dissipa bien vite lorsqu’il en découvrit le contenu. Malgré qu’il n’en avait pas gouté de très nombreuses fois, cultivé, il savait que c’était là une bouteille de champagne. Les occidentaux avaient beaucoup de défauts, mais il devait bien reconnaitre qu’ils avaient au moins ça. Il accepta alors bien volontiers le présent que le mafioso lui tendit. Un geste anodin pour certain, mais pour lui cela était une grande preuve de savoir vivre et restait d’une grande importance au point, qu’il en oublia pendant un instant sa mauvaise humeur. L’italien s’inclina à nouveau en présentant ses excuses. Mitsuo savait les mafieux occidentaux bercer dans le respect et il en sourit de manière aisé. Il aimait déjà cet homme, ni plus ni moins.

« Excuses acceptées, mais ne restons pas là. Installez-vous, je vous en prie … Allons gouter à ce fameux champagne que vous nous avez apportez … »

Mitsuo tendit alors bouteille à l’un de ses hommes avec un regard qui exprimait très clairement ce qu’il désirait. Le serviteur tout vêtu de noir s’en saisit et partit au bar non loin afin de ramener deux verres. Mitsuo s’assit alors en face de la place de l’italien juste à l’endroit où il s’était assis précédemment. Il s’y installa confortablement, adossé et bras sur le dos du canapé.

« Alors … si nous parlions affaires ? Vous me disiez que aviez besoin d’argent ? Pour quoi donc ? »

Son homme de main, s’approcha alors de la table afin de servir les deux partis d’affaires. Posant en face de chacun le verre de l’autre. Il entreprit ensuite d’ouvrir la bouteille, qu’il sembla avoir du mal a ouvrir et en forçant le bouchon partit de lui-même dans un bruit puissant qui le projeta vers une étagère et en brisa un vase en cristal dans un bruit cinglant. Mitsuo soupira un instant, plus dépité que vraiment inquiet. Le responsable s’inclina nerveusement et parla alors en mandarin, ne sachant parler autre chose.

« Milles excuses Mr Douryoku, j’accepterais la punition que vous déciderez juste. »

Sans réponse, Mitsuo inspira longuement avant de soupirer à nouveau calmement. Il eut comme seule réponse un geste de la main l’incitant ainsi à les servir. Après tout, ce n’était là qu’un vase en cristal de briser et ce n’était pas comme s'il avait renversé du champagne sur lui ou son invité. Mais, surtout, il ne voulait pas donner une mauvaise image de lui-même à son nouvel hôte. Pas encore, tout du moins. L’homme se redressa alors, quelques peu heureux de la clémence de son patron pour remplir une à une les flutes de champagne. Mitsuo serra la mâchoire, laissant ses muscles masticateurs travaillés, signe d’une certaine réflexion chez lui et en observant son conjoint d’affaire, il reprit d’un air empreint d’une légère impatience.

« Bien … revenons a notre affaire … Si vous me disiez plutôt clairement tout ce dont vous avez besoin … Je sais être très généreux lorsque l’on me fait des offres intéressantes. N’ayez pas peur de tout me dire. N’importe qui vous le dira, je suis un homme d’affaire juste et de parole. »

Il était vrai que même si il trempait dans les sales histoires, il était un homme droit et suffisamment honnête pour s'être forger une solide réputation d'homme d'affaire. Sans bouger, il laissa l’épargné lui tendre son verre, pour s’en saisir flute a la main, pour ensuite le voir le tendre à l'occidental. Mais sans y porter ses lèvres, Mitsuo se contenta de regarder fixement et intensément son interlocuteur afin qu’il le laisse s’exprimer. Il aimait lire aux travers des paroles et des attitudes des autres. Un jeu auquel il se laissait prendre bien volontiers.

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MessageSujet: Re: Une affaire mafieuse a Haskovo   08.08.11 10:41

« Excuses acceptées, mais ne restons pas là. Installez-vous, je vous en prie … Allons goûter à ce fameux champagne que vous nous avez apportez … »

L'action suivit les mots et Elio n'eut lui qu'à suivre Mitsuo. Après s'être installé sur le canapé centrale en face de son interlocuteur le Capo le fixa tout en gardant un œil sur ce qu'il arriverait à sa bouteille entre les mains d'un asiatique. L'homme le plus riche de la Fédération d'Asie avait beau être raffiné, ses hommes de mains eux ne l'étaient pas. Alors que Mitsuo commençait à interroger Elio sur ces raisons de vouloir de l'argent, le Sicilien vit ce qu'il espérait ne jamais voir arrivé. L'abrutis servant de serviteur au Fédéré tira sur le bouchon de toute ses forces, et alors qu'il ne réussit à rien et lâchait prise la pression fit son boulot. Le bouchon à moitié sortit pris son envole dans un bruit des plus singulier et alla s’arrêter dans un magnifique vase en cristal. Elio regarda de son regard glaciale la scène, heureusement aucune goûte ne tomba hors de la bouteille. Le jeune Capo eut envie de se lever et de tirer 3 balles dans le crâne du misérable auteur de ce désastre. Malheureusement il n'était pas un de ses hommes à lui, et celui ci avait déjà l'air de se repentir devant son maître dans un discours en mandarin des plus désagréable.

Elio assista désabusé au fait que Mitsuo ne lui inflige pas immédiatement une correction. Ce qui étonna le plus le Sicilien fut que ce soit le même homme qui continua a servir. Celui ci ne fit pas de deuxième erreur cependant et réussi à verser le liquide pétillant dans les flûtes. L'homme de main amena son verre à Elio qui le fixa d'un air froid des plus terrifiants. Mais l'homme n'esquissa qu'une mince grimace de peur lorsqu'il vit celui ci... Cela devait être dût au charisme de Mitsuo qui ne devait pas être qu'un saint. Malgré que le jeune homme sache que ce Champagne était d'une qualité supérieur il ne pu s'empêcher de commencer l'inspection. Il regarda d'abord la façon dont les bulles montaient , signe d'une bonne forme du Champagne, puis s'attarda sur la couleur ambré, teintant vers l'or... Puis il plaça son nez au dessus de la flûte et huma la douce odeur du nectar.

Il reposa ensuite le verre sur la table se remettant à soutenir le regard du Fédéré. Les pupilles du Sicilien étaient toujours d'un vert blafard et froid ce qui contrastait avec celles de son interlocuteur rouges et chaudes. Même si la chaleur que dégageaient celle-ci donnait en réalité quelque chose d'aussi déstabilisant que celle d'Elio. Même si lui n'avait rarement vu de personne avec autant de charisme qui se dégageait dans une situation si commune, cela le laissa de marbre, toujours sur de lui, toujours lui même, et gardant toujours ses yeux vides d'émotions plongé dans ceux de son «  adversaire ». Il était déjà arrivé à certain de se mettre à pleurer, voir une fois à tomber dans les pommes lorsqu'Elio faisait ça. Mais il n'y avait aucune chance que cela arrive à Mitsuo, et d'ailleurs le Capo ne faisait que scruter ses yeux rien de plus. Le respect l'obligeait à rester convenable dans le genre de regard qu'il lançait. Le Fédéré attendait la réponse du mafieux, et alors que celui ci se redressa pour se mettre à son aise il commença pour ne plus faire attendre Mitsuo.

«  Et bien je ne doute en rien de votre honneur, les hommes comme nous malgré ce que le monde pense tenons énormément à celui-ci je crois. Je ne vais pas y aller par quatre chemin. La police de la United-Nation nous a posé bon nombres de problèmes qui ont réduit le champ d'action de la mafia-unie. Il nous reste tout de même un réseau et des trafics mais aucune grosse structure ne permet leur développement. Ce que je suis venu chercher chez vous Monsieur Douryoku se sont les fonds nécessaire au rachat ou à la création d'une grosse entreprise de transport. Cela me permettrait avec les bénéfices de grimper dans l'échelle sociale de la United-Nation et d'aller même jusqu'à peser lourd dans la dépendance de notre chère armée... Vous l'aurez sûrement compris, dans l'immédiat rien ne me permettrait de vous rembourser et les bénéfices se feront sur le long terme. Ce que je vous propose est un investissement sur l'avenir Monsieur Douryoku. Un investissement coûteux, mais un investissement en or, qui pourrait même jouer sur l'issue de la guerre... »

Est-ce qu'Elio en faisait trop et dévoilant tout cela ? Peut être, mais il voulait être assez franc avec l'homme qu'il avait en face de lui. Après tout il n'avait rien à lui donner en contrepartie de son financement. Il verrait un trou de quelques milliard de dollars dans sa fortune sans aucun retour d'argent dans l'immédiat. Si tout ce passait bien et si il le demandait, il pourrait bien sûr une part des bénéfices de cette boîtes. Mais si cet homme voyait loin dans l'avenir, et c'est ce que pensait Elio, il n’étoufferait pas trop le revenu de la mafia-unie et attendrait patiemment les bénéfices qui lui reviendront. Tout d'abord des bénéfices d'une autre sorte que l'argent. Puis de l'argent, beaucoup d'argent. Les industries fleurissaient partout dans la United-Nation et le transport ne manquerait pas de jouer une place importante. De plus celui qui contrôlerait les transport de la United-Nation était sûr de voir passer entre ses mains des bijoux inestimables pour un trafiquant...

Elio avait le sourire comme toujours, as un sourire forcé. Un sourire d'une sûreté inébranlable, loin de plaire à tout le monde mais sans aucune arrogance. Aujourd'hui il préparait l'avenir, et il ne voyait pas en l'algorakab un avenir fructueux. Mitsuo lui offrirait peut être cet avenir à la fin de cette entrevue. Et à partir de cet instant se serait à Elio d'offrir un avenir glorieux à Mitsuo...
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MessageSujet: Re: Une affaire mafieuse a Haskovo   11.08.11 17:04


Le champagne venait d'être versé et distribué aux intéressés. l’hôte, quant à lui, semblait vivement désireux de gouter à ce que lui même venait d'apporter. Il fut ainsi le premier à en prendre sa flûte pour ensuite la porter à son faciès. Tel un grand connaisseur, il l'examina faisant tourner son verre pour y lire sa robe au travers de sa consistance et de ses bulles . Mitsuo connaissait les mœurs de la dégustation d'alcool, mais cela lui paraissait assez surfait. Il le vit alors s'amuser un instant jouant avec, humant son odeur pour finalement reposer ce mince récipient sur la table.

Rapidement le jeune homme vint, de ses iris d'un vert opalin, scruter attentivement son homologue. Si ceux de Mitsuo exprimaient puissance et charisme, ceux de son interlocuteur évoquaient plutôt une certaine froideur et impassibilité. Ces yeux auraient sûrement impressionné voir inquiéter n'importe qui, mais Mitsuo était bien a l'opposé de cela. Il était le dominant écarlate celui dont le narcissisme et l'ego rivalisait avec les plus grands de ce monde. Totalement opposé au vert de l'italien, ses yeux semblaient hors du commun et dépassaient l'entendement, semblables aux créatures de légendes de part ses iris brillant d'un vif rouge sang. La passion, le mystère, la vitalité mais aussi la violence, le sang et la peur, voila des sensations récurrentes qui inspiraient les observateurs. Un humain au regard a la fois salvateur et démoniaque. Autant dire, que cela faisait toujours son petit effet, même chez les plus téméraires. Mais lui était calme et serein d’autant plus qu’il était jeune. Le genre d’enfants qui avaient connu un tel degré de violence et de haine qu’ils en devenaient froids et impassibles.

Le Dominant écarlate, venant en aux faits, entama le sujet même de leur rencontre, invitant ainsi son hôte à s'ouvrir à lui. Ce dernier se fit alors un plaisir de lui répondre, et cela, sans attendre. Il évoqua alors la situation qui l’amena à le rencontrer, des affaires difficiles du a une police efficace. Dans la fédération la police n’existait pas. Si cela pouvait être penser comme mieux, elle était remplacée par deux extrêmes : l’armée elle-même mais aussi le nombre impressionnant de gangs et de regroupements mafieux qui faisaient chacun leur police les uns envers les autres. Un gigantesque chaos dont chacun cherchant tirer sa propre épingle du jeu. Ainsi le Capo, chef de cette mafia occidentale, cherchait il une solution. Mitsuo en était une ou plutôt la solution d’après ses propos. Il voyait en lui un investisseur pour son avenir. Celui de créer une entreprise de transport, visant à atteindre une place plus que certaine au sein du gouvernement de l’United-Nation.

La demande était certes ambitieuse, mais surtout portait un assez grand culot. En effet, il demandait pas moins a un fédéré d’investir dans l’élaboration d’une entreprise de l’United-Nation afin d’y renforcer d’une certaine manière la mobilité de leur troupe ennemie. Mitsuo, avait sur le moment un peu du mal a le croire et surtout a le prendre au sérieux. Au point, où il en laissa un sourire amusé pendu à ses lèvres. Ce dernier ce mua alors en un petit rire. Un rire qui s’esclaffa pour se faire un peu plus fort. Il en posa alors le verre dans l’idée première ne pas le renverser.

_« J’avais pensé à bien des scénarios, mais j’avoue ne pas avoir pensé à celui ci… » Dit il avec sa voix amusée, avant de se raffermir quelques peu et finalement s’éclaircir la gorge. Après s’être convenablement réinstaller sur son divan, il poursuivit un peu plus posé. « Pensez vous réellement que je vais accepter cette offre ? Investir autant d'argent pour sustenter une force opposée ? Il va me falloir bien plus d'assurances et d'informations, pour espérer répondre a votre requête. »

Mitsuo venait d'être pris assez au dépourvu par sa demande. Pourtant, s'il n'en était pas question sur l'instant, avoir un contact de ce poids au derrière même des lignes ennemies pouvait se révéler être d'un intérêt a n'en pas douter. Aussi reprit il afin de glaner davantage d'informations sur son propos et ainsi sur les diverses possibilités a exploiter. D'autant plus qu'il s'était informé à son sujet, mais s'il connaissait le domaine principal d'exploitation pour le Capo, il venait tout juste d'apprendre sa situation apparemment difficile pour lui. Chose que l'écarlate comprenait très clairement, car il n'était jamais bon pour les affaires de faire courir ce genre de rumeurs.

_« Vous semblez désireux de partir vers un tout autre domaine. Étrange, surtout venant de la part d'un aussi célèbre camp mafieux que le votre. Votre nom n'est pas inconnu et semble t il que votre domaine initial soit associé aux drogues dures ? A moins que mes sources m'aient trompé, bien que j'en doute. Je me demande même quelle est alors la raison d'un tel changement ? L'abandon ou la diversification ? »

C'était la une information utile autant pour l'un que pour l'autre. En effet, la possibilité d'offrir une offre plus fructueuse pour les deux partis était tout a fait envisageable. Ce faire une place dans le domaine des transport alors que l'on trafiquait dans les drogues pouvait effet particulièrement intéressant, bien qu'il soit difficile d'avoir de la crédibilité si son était déjà bien connu dans ce milieu de l'ombre. L'esprit de Mitsuo voyait alors une floraison d'idée qui pourrait contempler le demandeur. Le choix de celle ci dépendrait alors de sa réponse prochaine.


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MessageSujet: Re: Une affaire mafieuse a Haskovo   12.08.11 8:02

Elio l'avait su dés qu'il était arrivé, cela s'annonçait mal. Comme toujours le Capo jouait sur le culot, sur cette assurance démesuré qu'il avait en lui et sur son imposante présence. Cela marchait très souvent, le culot lorsque l'on a rien ou très peu à proposer faisait souvent tourner la balance en sa faveur... Mais cette fois c'était différent. Il demandait une somme immense contre 0 garantie... et même si lui aurait sûrement déboursé la somme pour sa propre vie, Elio ne doutait pas que son interlocuteur lui n'en ferait rien . Même en mettant sa vie en garantit cela n'aurait rien apporté. Le Capo de la Mafia-Unie restait cependant impassible physiquement malgré toutes ses réflexions internes.
Aujourd'hui était un grand jour et cela paraissait. Il avait jusque là toujours eu à faire à du menu fretin, quelques belles paroles, des effets de manches et les affaires étaient concluent. Mais cette fois c'était en quelque sorte «  un gros poisson », il demandait de l'aide à l'un des « big boss » de ce monde... Malgré son air froid et sans le moindre cœur il ne pouvait rivaliser avec l'aura de l'homme qui était en face. Cela lui coûtait mais il devait s'effacer face à une force plus imposante. Même si il tait déjà au maximum. Et surtout il comprenait cette situation. Pour une fois il devait échangé les rôles et faire ce que lui demandait aux gens inférieurs à lui de faire.

La pièce était à la fois envahit d'une certaine pression et en même temps détendu. Les deux hommes parlaient d'un ton égale, sans sous entendu ni menace. C'était une discussion pour les affaires et tout deux étaient très sérieux. Même si la proposition de l'Uni ne semblait pas l'être vraiment. Les secondes passait vite, tout comme les réflexions du Capo. Aux premiers mots qu'avait prononcé Mitsuo et à son rire Elio voyait bien qu'il n'était vraiment pas convaincu et qu'il ne donnerait pas son argent si facilement. Cela était très logique par ailleurs, le premier clodo serait à sa porte entrain de lui dire qu'il voulait créer un Etat indépendant avec son financement sinon. Et vu le regard du ministre des finances Fédéré il n'était pas le bon saint mari tain... Il tenait plus de Lucifer sûrement. L'asiatique reprit la parole ce qui fit perdre à Elio le file de ses pensées et lui fit prendre conscience qu'il fixait toujours l'autre homme de son regard vierge de toute émotion.

«  Vous semblez désireux de partir vers un tout autre domaine. Étrange, surtout venant de la part d'un aussi célèbre camp mafieux que le votre. Votre nom n'est pas inconnu et semble t il que votre domaine initial soit associé aux drogues dures ? A moins que mes sources m'aient trompé, bien que j'en doute. Je me demande même quelle est alors la raison d'un tel changement ? L'abandon ou la diversification ? »

Elio répondit de suite à ses interrogations, et rectifia les dires de l'homme, quitte à le froisser. Il était peut être le genre d'homme puissant qui n'aimait pas être reprit, mais le Capo ce devait de corriger ses informations.

«  Et bien vous m'en voyez contrit mais je dois vous avouez que vos informations ne sont pas toute très exactes. Le fait est que je suis totalement méconnu de la population, et que même mes clients ne me connaissent pas. Cependant vos renseignement sont très pointilleux et ont découvert la rumeur que je n'ai pas réussi à faire disparaître... En effet, je suis le revendeur de la plupart des drogue dans la United-Nation ainsi que quelques unes des drogues qui circulent dans la Fédération d'Asie. Je peu vous donnez comme exemple de drogue, l'algorakab. C'est une drogue que j'ai fait crée à mes laboratoires pour conquérir le marché asiatique. A ce jour mon principal acheteur pour cette drogue est le Lao Yin Chi. Je pense que vous les connaissez, se sont les terroristes qui font des attentats sanglants contre les ressortissants Uni qui vivent ou son emprisonné dans la F-A.
Cette exemple met en perspective ma neutralité dans ce conflit, voir mon attachement à la victoire de la Fédération d'Asie. Si la victoire de votre Nation me permet de faire des affaires je n'aurais aucun scrupule à trahir ma propre Nation. Disons que j'ai des valeurs mais que dans les faits, elles ne contredisent pas l'idée de se ranger aux côtés des gagnants.
Pour ce qui est de votre question sur ma « dérive » vers les transports, je pense que nous pouvons appeler ça une diversification. Pour dire vrai mon principal problème du moment avec les drogues sont justement leurs transports. Faire appel à une compagnie de la United-Nation n'est pas recommandé, et faire ses transaction seul est difficile. Le fait est qu'en m'emparant de la principale entreprise de transport du pays, j'ai nommé Bifröst Industries, j’acquière toute les lignes de transports pour la population en une seule fois. Ce qui fait de moi l'homme qui fait tourné dans sa totalité les transactions de la Capitale Unie, ainsi que des réseaux de transport dans tout le reste du pays. Ainsi je me retrouve avec un arsenal entier pour dealer mes drogues avec plus de sécurité, et je deviens un incontournable dans l'économie de la United-Nation. Ce qui pour vous permettrait d'avoir aussi un grand accès à la U-N et un allié de poids de l'autre côté de la frontière.
Si nous voulons voir encore plus loin, cela me donnant un poids certain dans l'économie du pays, je pourrais tenter une approche vers le gouvernement. Celui ci ne pourra pas m'ignorer bien longtemps si cela devait se faire...
Je ne pense pas avoir d'autres choses à rajoutés monsieur. Cependant si vous avez d'autres questions, ou que j'ai mal répondu à une déjà posée n'hésitez pas à me le dire. »


Elio était à peu prêt satisfait de ce qu'il venait de dire, même si il avait du mal à se rappeler de tout ce qu'il avait dit... Il n'avait sûrement pas fait de bêtises. Jouer carte sur table était la meilleur des solutions qui lui avait été donné. Le Capo continuait à regarder Mitsuo, attendant ses questions, ses idées,ses suggestions...
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MessageSujet: Re: Une affaire mafieuse a Haskovo   16.08.11 16:14


Le Capo semblait avoir réagit vivement à la remarque de l’Ecarlate pour repartir dans un long monologue évoquant ainsi ses intentions plus précises concernant sa demande. Ce qui en soit était exactement ce que désirait Mitsuo, si ce n‘était plus. Une chose était certaine, l'italien n‘avait pas froid au yeux. On pouvait même dire qu’il en était inspiré, après tout, difficile d’être plus évasif qu' il y a un instant. Mitsuo écouta alors attentivement la moindre de ses paroles sans l’arrêter dans sa lancée . Son hôte lui donna alors des informations plus précise sur sa position au sein de l’United-nation, se vendant même comme le créateur de l’algorakab. Était il fou ou tout simplement stupide ? Ce n’était pourtant pas le genre de détail à crier sur les toits … cette marchandise était, comme il l’expliqua très clairement, la drogue qui servait de rouage à la plus grande organisation terroriste de la Fédération d’Asie, le Lao Yin Chi. Si L’écarlate avait été un investisseur légal, il lui aurait claqué la porte au nez, doublé d’une dénonciation envers les forces en présence de la region. Mais Mitsuo n’en fit rien, bien évidemment. Il se contenta plutôt de rire intérieurement, car dans l'ironie du sort, il n'était pas moins que le mécène de ce groupe redouté de tous. Il connaissait de ce simple fait ce groupe surement mieux que quiconque. Après tout, voir le concepteur de cette drogue se déclarer comme tel devant lui, ne pouvait donc que le ravir. Peut être serait il alors d’une utilité encore plus intéressante qu'il ne l'avait envisagé, bien qu‘il n‘en restait pas moins un membre de l‘United-Nation.

Il se disait neutre vis-à-vis du conflit entre les deux nations et désirant se ranger du coté des « gagnants ». Mitsuo l’était tout autant, du moins intérieurement, visant comme son hôte à se développer et grandir. Il n’était pas forcement attiré par le coté des gagnants mais plutôt envers ceux qui serait susceptible de lui apporter du profit. Mais ce profit n’était pas que sous forme d’argent, comme par exemple, le Lao Yin Chi qui lui servait de bras armé afin d‘avoir une influence physique et concrète sur les évènements actuels. Mais profondément ancré dans le système de la Fédération d’Asie et avec son gout amer envers l’United-Nation, cela le déclara officiellement comme un partisan forcé de la Fédération d’Asie. Et s’il aidait cette nation, c’était ainsi avant tout par intérêt, plus que par conviction. Ainsi l’état d’esprit de l’Italien n’allait il pas dans le sens contraire de la pensée Mitsuonienne, ne pouvant ainsi qu’ouvrir diverses opportunités d’affaires entre les deux hommes d'affaires ci-présents.

Il évoqua également ses intentions sur l’avenir de son projet de diversification comme l’avait suggéré son interlocuteur. Ce dernier n’en fut pas réellement aussi surpris qu’il y a un instant à propos de l‘algorakab, ne le voyant pas autrement. Il était évident qu’élargir son milieu de la drogue a celui du transport ne pouvait qu’arranger bien ses affaires. Seulement, le gouvernement laisserait-il la possession d'une aussi importante entreprise dans les mains d'un mafieux ? Si il etait aussi discret et inconnu qu'il le disait sûrement cela marcherait il. Pendant l'espace d'un instant, Mitsuo porta sa main a son menton tout en pensant a toutes les possibilités envisageables et exploitables Profiter d'une main mise sur les concepteur lui permettrait un gain de contrôle sur le Lao Yin Chi autre que purement financier. En effet, ce Feng était vraiment trop farouche et versatile pour vraiment être utilisable comme il l'escomptait. Il ne faisait aucun doute qu'acquérir plus aisément cette drogue, lui épargnait non seulement de l'argent mais lui accorderait en plus un gain de contrôle sur eux. Cette affaire était également une porte ouverte pour étendre sa toile sur le territoire adverse. L'écarlate vint alors se redresser en avant joignant ses mains apposés à sa canne, et vint tenir ces quelques propos

_« Je pense que vous êtes le plus à même de définir votre propre situation, ou du moins je l'espère ... Mais je vois déjà plus clairement ce dont vous avez en tête. »

Il laissa un léger silence comme suggérant une dernière réflexion

_« J'aurais possiblement une offre a vous faire. La voici : En contre partie et en tant qu'assurance de de cet investissement assez conséquent , vous comprendriez que je demande un léger pourcentage sur vos gains concernant cette nouvelle entreprise de l'ordre de deux a trois pour-cent, un droit de regard ainsi que d'utilisation personnelle. En plus du taux d'intérêt en vigueur bien entendu. »

Il lui adressa un léger sourire, qui exprimait à merveille, les propos : "les affaires sont les affaires". Puis il vint alors aller pour se radosser, mais se ravisa bien vite, pour reprendre sur l'instant :

_« Oh ... et comme il serait dommage de ne pas profiter de votre marchandise pour le moins originale, je vous propose que vous me vendiez votre algorakab a prix coutant, ce serait la un minuscule prix à payer une fois que vous aurez un contrôle total sur le transport de vos marchandises, ne trouvez vous pas ? »

Sans avoir rien d'autres a ajouter sinon la demande implicite de l'avis du concerné. Il se réinstalla sur le divan sans perdre son potentiel nouveau client du regard.


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MessageSujet: Re: Une affaire mafieuse a Haskovo   17.08.11 5:24

Une atmosphère propice aux affaires, c'était exactement l'atmosphère de cette pièce. Elio écoutait attentivement ce qu'avait à proposer le ministre des finances fédéré. Il devait tout retenir, c'était de son devoir. Être capable de prendre toute la mesure des choses tout en écoutant, c'est avant tout cela qui faisait un bon homme d'affaire, et Elio savait le faire à merveille. Les termes du marché qu'était entrain de posé son interlocuteur était jusque là dans une logique très modéré. Un accès aux transports privés que le Capo aurait en sa possession lui paraissait un mal nécessaire. Et puis de toute façon Elio pensait bien que l'homme n'utiliserait pas forcément régulièrement ses moyens de transports, même si c'était pour le moment les seuls qu'il aurait dans la United-Nation. Cette partie du contrat il allait tout de même le débattre. Ce garder un droit de veto sur l'utilisation qu'en aurait Mitsuo lui paraissait une idée des plus saines d'esprit. Après tout comme le fédéré l'avait dit plus tôt Elio était le seul à savoir sa propre situation, et il le serait encore dans le futur. Si un jour Mitsuo lui demandait de faire une grosse commande alors qu'il était surveillé par la police d’État il se devait de pouvoir refuser avec des arguments valables. Ça il ne se générait pas pour le dire.

Mitsuo serait en effet l'homme qui créera son entreprise, mais le Capo n'avait pas dans l'idée que se serait aussi lui qui la mènerait à sa perte. Surtout qu'à trop abusé des avantages qu'il demandait le fédéré pourrait perdre gros... Enfin Elio en était sûr, si l'homme en face de lui ne s'imaginait peut être pas encore les dégâts que pourrait causer ses demandes il le serait bien vite en poussant trop loin et ne ferait que s’assagir. La deuxième condition était un pourcentage de son chiffre d'affaire, autrement dit une grosse part de son bénéfice. Deux à trois pour cent du chiffre d'affaire pourrait paraître dérisoire, mais ce que tout le monde ne sait pas c'est que les dirigeants ne touchent que les bénéfices... Et même si Elio espérait que son entreprise aurait dans les 15 pour cent de bénéfices par rapport au chiffre d'affaire trois pour cent serait une somme non négligeable à reverser au ministre des finances. Cependant cela aussi il l'acceptait de bon cœur, car cela était normal. Et le reste des bénéfices lui reviendrait dans leurs totalité après tout. Avec ça il pourrait enfin avancer dans son but et faire sortir la mafia-unie des sombres ruelles de la Old Box.

Toute cette partie du contrat Elio la concevait parfaitement, mais ce fut une autre chose qui le titilla sa curiosité et qui prit un peu le dessus sur sa concentration vis à vis du contrat. Mitsuo ajouta quelque chose qui sonna particulièrement bizarre à l'oreille du Capo. Il lui demandait de lui vendre à prix coûtant son algorakab et cela à lui même... Le jeune homme avait pourtant bien dit qu'il la vendait au groupe terroriste Lao Yin Chi, alors pourquoi le ministre des finances voulait s'accaparer cette drogue ? Cette curiosité était loin d'être bonne pour les affaires, et c'est pour cela qu'Elio ne dit rien sur de plus sur cette requête. Enfin rien n'était pas le mot, il voulait tout de même faire comprendre au fédéré que lui enlever tout le bénéfice de l'algorakab n'était pas «  un minuscule prix à payer », loin de là même. A près tout ne plus retirer de bénéfice de sa vente de drogue, c'était se reposer entièrement sur les bénéfices de Bïfrost industrie, et donc ne retirer de l'argent que d'affaires totalement l'égale. Et même si dans le début de se rachat, ne pas recevoir d'argent qui venait de fonds illégaux pouvait être un bénéfice, avec le temps Elio ne comptait pas juste devenir un homme d'affaire parfaitement clean dans ses affaires. Mitsuo acheva son discours sur une interrogation qui obligea le Capo à prendre la parole une nouvelle fois pour discuter certains points de son contrat. Dans l'ensemble il était tout à fait d'accord avec les termes du contrat, mais il espérait les adoucirent pour permettre à son entreprise de fleurir comme il l'espérait. Elio s'éclaircit calmement la voix et prit la parole en regardant les yeux rougeâtre de son interlocuteur.

« Bien, très bien. Je dois avouer que les termes de ce marché sont de très bon termes, cependant je me dois tout de même d'imposer un petit changement, et de vous montrer que l'algorakab n'est pas ce «  minuscule prix à payer » que vous avez exprimé tout à l'heure.
Enfin venons en aux faits. J'aimerais avoir un droit de « veto » sur votre utilisation de mon entreprise. Ce droit ne sera pas bien sur quelque chose à utiliser à outrance, mais comme vous l'avez dit plus tôt je serais le seule à connaître ma situation. Et le fait est que si mes transactions étaient surveillées et que vous me demandiez de vous transporter quelque chose de très important. J'aimerais être en droit de vous dire non, pour ainsi vous évitez des désagréments, et m'en éviter à moi aussi. Bien sur ce droit serait toujours accompagné d'explication, et se sera toujours à vous de choisir à la fin de faire la transaction ou non.
Pour le reste je voulais vous dire que l'algorakab était pour le moment ma seule source de bénéfice, donc me supprimer celle ci est en effet un prix à payer pour faire affaire avec vous monsieur, mais sachez que se prix m'est assez lourd à supporter. Et j'ai une dernière question à poser par rapport à cette drogue. Dois-je toujours l'envoyer au même endroit, ou est-ce que les futurs transactions devront se faire d'une autre façon ? »


Elio restait des plus intrigué sur cette idée de récupérer le monopole de l'algorakab. A quoi cela pourrait bien servir à un ministre ? Surtout que vu toutes les cargaisons de drogue qu'envoyait le Capo il n'était pas possible que ce soit pour son utilisation personnelle. Avec toutes les pilules il pourrait droguer l'ensemble du gouvernement... Le Capo aurait aimé savoir de quoi il retournait exactement, pour savoir si il devait envoyer de l'algorakab pur, ou coupé... Après tout il ne se gênait plus maintenant face aux terroristes, il coupait sa drogue avec des produits nocifs et bon marché. La drogue pure n'avait été faite que 2 ou trois fois pour rendre dépendant les clients, après il n'était plus vraiment utile de faire de la marchandise de bonne qualité. Et le fait est que faire de la drogue sans en tirer de bénéfice ne donnait pas envie de faire de la drogue pure, qui coûtait chère et qui ne ravirait pas forcément le porte feuille du ministre. Elio regardait paisiblement Mitsuo. Le Capo n'avait pas changé de position depuis tout à l'heure et restait confortablement assis dans le canapé tout en se tenant correctement.
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MessageSujet: Re: Une affaire mafieuse a Haskovo   21.08.11 17:17


Mitsuo avait ainsi exprimer ses demandes qui étaient d'office très exigeantes, mais c'était dans ce sens que l'on faisait les bonnes affaires. Visant ainsi le plus haut possible - dans la limite du raisonnable - pour ensuite renégocier et voir redescendre un peu plus la demande initiale. Il n’y avait qu’ainsi que l'on pouvait obtenir plus qu'à l'accoutumée. A l'inverse, en partant d'une offre assez basse, il était bien plus difficile d'espérer monter les enchères. Mais il ne fallait pas oublier d'être également commerçant, si cela n’aidait pas sur le moment, cela s’était avérer a de multiples reprise assez payante dans les suites des événements. Ainsi, rapidement, le jeune chef lui fit il part de sa pensée, et si il jugeait l’ensemble convenable, il ne se fit pas prier pour y ajouter ses propres conditions. Cela concernait son contrôle sur son entreprise ainsi que celui de sa demande d’algorakab a prix coutant. Mitsuo ne fit rien d’autre qu’un sourire, car il était tout de même rare de voir une personne en face de lui aussi peu affectée par sa simple présence. Il était immuable et n’omettait rien de ce qui pouvait le concerner.

Mitsuo voyait toujours très loin, c’était la une nécessité pour les affaires et aussi le résultat de son ascension et de sa réussite sociale. Investir, prévoir et anticiper tout les possibilités et opportunités qu’il était possible de saisir en était la clé. Celle actuelle lui offrait sur un plateau d’argent un contact directe avec le fournisseur de drogue du Lao Yin Chi et la rendait sans nul doute incommensurablement une aubaine pour l’écarlate. C’était comme on le disait les occidentaux : « faire d’une pierre, deux coups », une affaire qui en arrangeait une autre. Savoir générer et forcer ces opportunités étaient également la clé de toute réussite. L’idée était de faire comprendre a ce membre de la United-Nation qu’il était encore loin de voir tous les points profitables que lui accordait sa future possession. Ainsi l’écarlate reprit il a nouveau la parole afin d’alléger les inquiétudes de son interlocuteurs vis-à-vis de ses requêtes en s’aidant d’un sourire acquiesçant.

_« Bien évidemment, concernant l’utilisation votre future société pour mon usage personnel, vous aurez toujours le droit d’y connaitre ce qui la concerne. Je ne le pensais pas autrement, si cela peut vous rassurer un temps soit peu. Vous restez maitre de votre propre entreprise, tout comme je n’ai guerre d’intérêt à couler une société dans laquelle j‘investis.

Je comprend néanmoins que vous jugiez ce prix lourd, mais il vous faut voir une vision sur le futur. La drogue ne sera plus votre seul moyen de profit. Le coup de transport de votre algorakab sera drastiquement réduit, voire possiblement bénéfique dans certains cas. Vous n’aurez ainsi plus le besoin de graisser les pattes comme vous le faisiez jusqu’à présent et vous pourrez même vous étendre bien d’avantage. Donc je vous affirme que c’est là un petit prix a payer, en comparaison de vos futurs gains.
A l’avenir et en définitive, la seule chose que vous aurez à prendre garde seront les instances de sécurité locales. Et geste de ma part, je pourrais également m’arranger - autant que faire ce peut - pour que ces dernières ne s’occupent pas de vos agissements sur le territoire de la Fédération d’Asie.

Pour finir sachez que mon intention n’est guerre de faire concurrence sur votre propre marché, ce serait on ne peut plus stupide. Je ne demande que quelques cargaisons de la sorte, histoire de voir ce que je peux moi-même en faire, rien du plus, rien de moins. Je suis un grand curieux des nouvelles possibilités. 
Ainsi concernant votre question, je vous donnerai a chaque fois de nouvelles destinations à atteindre. Il convient d’être prudent dans ce genre de transactions, les habitudes sont facilement repérables. Mais vous pourrez vous y rendre sans obstacles de la part de la sécurité dans tous les cas. »


Mitsuo finit sur ces mots. Tout y avait été dit, suffisamment rassurant et commerçant pour inspirer un minimum de confiance chez son interlocuteur. Il serra sa mâchoire a cette fin, refaisant le bilan de son propos, afin de s’assurer qu’il n’ait rien omit. Après un bref instant, il se redressa à nouveau pour reprit simplement.

_« Cette offre vous satisfait-elle, Mr Tucci ? »

Il prit soin de laisser répondre son homologue, mais alors que celui-ci entamait la fin de sa tirade, Mitsuo eut semblait-il son visage se changer en un instant, alors qu’un son de vibration se faisait entendre faiblement. Il évoqua alors à son visage, une expression mêlée de surprise et de mécontentement. Il sortit alors son portable de sa veste intérieur afin d’y lire, renforçant cet air déjà présent. En vérité, il savait qui était cette personne qui l‘appelait, mais il savait également bien que cette personne n‘ignorait pas que l‘on ne le dérangeait pas pendant ce genre de transaction sans une excellente raison. Ainsi avait il cet air déconfit qui évoquait un futur problème hypothétiquement important pour lui. Il reposa son regard sur son hôte afin de s'excuser par avance

_« Si vous voulez bien m’excuser … »

Il prêta alors son portable à son oreille afin d'y apprendre cette nouvelle qu'il anticipait par avance ...

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MessageSujet: Re: Une affaire mafieuse a Haskovo   23.08.11 6:21

Elio écouta son futur mécène. Que pouvait-il dire de cet homme ? Un homme qu'il venait de connaître mais qu'il avait comprit dés le premier regard. Un homme d'affaire, ce titre était un titre qui dépassait le grade de simple homme. Car un homme ne peut pas forcément devenir homme d'affaire. Enfin c'est ce que pensait le Capo. Même si tout pouvait s'acquérir dans ce bas monde le titre d'homme d'affaire était un titre que peu pouvait réellement atteindre. Et cet homme en face de lui en était un sans aucun doute. De plus, il était un dirigeant, un ministre qui pesait sûrement lourd dans la politique du pays. Cela démontrait bien toutes les compétences que cela avait dû lui coûter. Elio était très satisfait de cette entrevu. Plus il écoutait les paroles de l'homme en face de lui plus il pouvait constater sa clairvoyance. Lui aussi voyait loin, sûrement aussi loin que le ministre. Mais il était plus bas dans une échelle sociale dur à gravir. Et le fait est que les deux hommes n'avaient pas le même point de vu. Le mafieux voyait le monde comme un jeu, un jeu où il devait finir vainqueur. Un jeu dont il ne connaissait pas encore toutes les règles et que chacun des niveaux lui apprendrait de nouvelles règles. Des règles qui entreront en contradictions avec celles qu'il avait déjà mémorisé. En un mot cette situation l'excitait intellectuellement. Avec l'aide de ce « roi du jeu » il accéderait à une partie du jeu qu'il n'avait jamais vu. Les vraies règles de la vie se dévoileraient à lui. Lui qui n'avait jamais vécu que dans l'illégalité. Elio se confronterait aux multiples lois qui lui mettront des bâtons dans les roues, et cela le rendait heureux. Dans ce vaste monde des gens se suicidaient à cause de ces lois, de la dureté de cette vie. Le Capo lui plongerait dedans avec une malice propre à peu de gens. Ce réjouissant d'une difficulté différente qui fera de lui un « vrai homme d'affaire », ou qui le remettra à sa place de petit brigand qui se croyait roi.

Son titre de « Petit Roi Soleil » que ses paires lui avaient donné à cause de ses manières digne des plus riches serait mise à rude épreuve. Mais grâce à tout cela le roi soleil allait sortir de la noirceur de la Old Box pour atterrir au panthéon des bourgeois... Oui tout ça était prometteur, et vu le sourire qui trônait sur le visage du fédéré cela le serait aussi pour lui. Elio était-il venu avec juste son culot, ou avait-il vu l'envergure de la porte qu'il offrirait au ministre fédéré ? Cela Dieu seul le savait, enfin Dieu et Elio... Quoi qu'il en fut cette journée s'annonçait des plus belles. Et lorsque ce fut au mafioso de prendre la parole, il répondit à la question d'une manière courte et posé. Pour clore une affaire d'une façon nette et rester dans l'atmosphère de la pièce.

«  Cette offre me paraît des plus juste, Mr Douryoku. »

A peine eut-il finit sa phrase que le téléphone de son interlocuteur se mit à vibrer. Elio eut un petit sourire compréhensif. Même si cela était assez irrespectueux envers lui, il était arrivé en retard et cet incident remettait à zéro les compteurs. Et puis le Capo comprit vite en voyant le visage du ministre changer que l'idée de se plaindre de ce petit contre-temps n'aurait pas été des plus judicieux. Ce téléphone devait être celui des urgences. Une bombe, un meurtre, un vol peut être... La United-Nation avait peut être gagné la guerre pendant leur rendez-vous ? Ou elle l'avait peut être perdu. Tout cela était peu probable, mais ce téléphone n'insufflait aucune confiance à Elio. Le Sicilien aurait juste voulu prendre la flûte de champagne qui lui était destiner trinquer, et boire pour clore un contrat des plus importants pour lui. Le Capo envisageait déjà toute les nouvelles possibilités qui s'offrirait à lui lorsqu'il deviendrait le PDG de la Bïfrost Entrepries... Il ferait ses valises et quitterait la puanteur de la Old Box. Lui et ses hommes emménageraient dans une villa des beaux quartiers. Là ou la police sera là pour les protéger et non pour les pourchasser. Tout sera clean dans cette villa. Et chaque matin tout le monde partira au travail, comme tout ceux des environs. Ils retourneront dans la Old Box s'occuper du malheur du monde, et Elio partirait dans le QG de son entreprise... Il se fera le plus vite possible un nom qui suscitera l'admiration et le respect. Les gens le verront comme une personne de bien, et ils auront en quelque sorte raison. Après tout la nuance entre le bien et le mal est si fine. Le Capo faisait le mal pour le bien de sa famille, ses camarades, ou du moins pour la fierté qui émanait du mot « mafia »...

Cette entreprise serait le début de tout. Et pour lui, et pour Mr Douryoku. Il en était sûr il ne serait pas tranquille longtemps. Le ministre des finances devait avoir une idée derrière la tête pour le financer, autre que récupérer une part infime des bénéfices de l'entreprise. Même si ce petit bénéfice donnerait sûrement des envies de meurtre à plus d'une personne, pour cet homme cela ne devait pas représenter grand chose. A lui seul il devait déjà être capable de rendre prospère une des régions les plus pauvres de la Fédération d'Asie. Tout ce qu'Elio savait pour le moment était qu'il protégerait son organisation avant tout.
Le Sicilien regardait son homologue toujours en conversation téléphonique. Il restait là de son air vide d'émotion à attendre la bonne ou mauvaise nouvelle que lui annoncerait le ministre. Ou encore à attendre qu'il reprenne sur le sujet qui les intéressait tout deux. Après tout ce coup de fil n'avait sûrement rien à voir avec le mafieux... La patience, une vertu que Elio avait... peut être bien la seule.
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